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Emmanuel Macron, Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti rencontrent des policiers lors d'une visite à Marseille, le 1er septembre 2021.
Emmanuel Macron, Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti rencontrent des policiers lors d'une visite à Marseille, le 1er septembre 2021.
©LUDOVIC MARIN / PISCINE / AFP

Forces de l'ordre

Sommes-nous prêts à relever le défi de la sédition organisée de certains territoires ?

Alors que de nouvelles informations montrent que l'attaque, début août, du commissariat de Vitry-sur-Seine était minutieusement préparée, la question est de moins en moins théorique.

Bertrand Cavallier

Bertrand Cavallier

Bertrand Cavallier est général de division (2S) de gendarmerie. Spécialiste du maintien de l’ordre et expert international en sécurité des Etats, il est notamment régulièrement engagé en Afrique. Le général Bertrand Cavallier est l'ancien commandant du Centre national d’entraînement des Forces de gendarmerie de Saint-Astier. 

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Atlantico : Alors que de nouvelles informations montrent que l'attaque, début août, du commissariat de Vitry-sur-Seine était minutieusement préparée, la question se pose d’une rébellion organisée des banlieues. Des scénarios anticipent-ils ces cas de figure ? Que prévoient-ils ?

Bertrand Cavallier : L’attaque du commissariat de Vitry-sur-Seine est un évènement instructif à deux titres. D’une part, il peut être considéré comme un fait isolé, ce qui est commode pour les tenants d’un optimisme béat voulant continuer de bercer l’opinion publique dans le mythe récurrent du sentiment d’insécurité. D’autre part, il peut être révélateur d’un phénomène de plus grande ampleur touchant notre société, notre nation, et la menaçant dans ses fondements et sa cohésion. Bien évidemment, et comme je l’ai notamment exprimé à maintes reprises sur ce média, je fais partie - depuis longtemps - de ceux qui, tout en souhaitant avoir tort, je dirais en étant désespérément optimistes - sont sur cette deuxième analyse.

Cet évènement impose en effet de prendre de la hauteur, de l’intégrer dans une vision globale de l’évolution de notre pays.

En 2005, dans un article rédigé en commun avec l’universitaire Anne Mandeville, et publié dans la revue Inflexions de l’armée de terre, nous écrivions : « Le contexte socio-politique peut être caractérisé par une augmentation considérable de la conflictualité interne aux États (…) Ces tensions témoignent du développement d’un processus de fragmentation continu et profond (…) il s’agit d’une division en groupes qui peuvent se révéler profondément et violemment antagonistes. En termes de sécurité et de respect de l’égalité des droits, l’unification si chèrement acquise risque de se déliter en autant de mouvances, fiefs ou autres zones de non-droit ».

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Il y a plus de vingt ans, également, Georges Bensoussan parlait des « Territoires perdus de la République ». Ces territoires, que l’on ne saurait confondre avec la notion de banlieue, n’ont cessé de s’étendre depuis, sous l’effet notamment de phénomènes démographiques massifs. Ils y concentrent une grande partie de la violence, et notamment des agressions contre les policiers, gendarmes, mais également les pompiers, les personnels médicaux, les membres de l’Education nationale… La détention d’armes s’y est banalisée et ce sont de plus en plus des armes de guerre dont principalement des fusils d’assaut.

A l’heure où l’on parle de « territoires de reconquête républicaine », formulation révélatrice d’une situation dégradée, il y a bien un syndrome de sédition et de risque d’affrontement. Des hommes politiques ont eu le courage, l’audace, tant l’inquisition de la bien pensance est forte, de dire les choses. Ainsi Gérard Collomb lors de son départ du ministère de l’Intérieur, qui déclarait que « dans ces quartiers c'est la loi du plus fort qui s'impose, celle des narcotrafiquants et des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République et d’ajouter : « je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses (…) il faut accueillir une partie des nouveaux venus mais en ne les installant surtout pas dans les cités dont je viens de parler sinon la situation deviendra demain totalement ingérable.». Mais c’est un président de la République, François Hollande, qui pose cette question centrale « Comment peut-on éviter la partition ? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire: la partition.»[1]

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Le risque de confrontation est en effet réel. Le peuple dans son intuition, son ressenti et son bon sens s’appuyant sur la vie réelle, le quotidien, en est convaincu. Cette confrontation pour autant ne s’appuiera pas sur des critères ethniques, et ne relève pas du syndrome des Etats-Unis caractérisé par le souhait de sédition des populations des territoires profonds par rapport au centre. Cette confrontation a déjà commencé; elle est déjà structurée, pour partie instrumentalisée par des puissances étrangères. Au-delà des phénomènes de délinquance qui ne sont qu’une partie visible de l’iceberg, elle relève d’un affrontement principalement « culturel » au sens civilisationnel du terme dans la dimension que lui donnait Fernand Braudel : « Les religions sont des civilisations » [2].

S’agissant des scénarios possibles ou probables, je ne suis pas convaincu qu’il y ait une réflexion très poussée. L’anticipation n’est pas le fort des élites françaises, d’autant que dans le domaine considéré, une telle démarche doit s’appuyer sur des prises de position personnelles qui ne sont pas très porteuses en termes de parcours de carrière.

Avons-nous actuellement les moyens logistiques et humains de faire face à une rébellion organisée des banlieues si celle-ci survenait ?

La rébellion a en réalité déjà débuté mais elle est protéiforme et largement insidieuse. S’agissant du temps long - dont nous nous sommes détournés par notre culte de l’immédiateté -, il suffit d’étudier l’histoire pour comprendre que rien n’est jamais acquis et que sous l’effet de multiples facteurs, la carte d’un pays peut évoluer. Des mutations de populations peuvent susciter des redistributions de territoires et par voie de conséquence des évolutions de souveraineté de portée variable.

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Face à un scénario de confrontation ouverte dans notre pays, la France dispose encore des moyens pour agir avec notamment des composantes de forces de sécurité intérieure qui se sont adaptées à ce nouvel environnement. Sous réserve que la volonté politique soit au rendez-vous, la France dispose de capacités dont notamment la gendarmerie mobile qui constitue l’élément clé de la capacité de la gendarmerie à agir, conformément à sa vocation, sur tout le segment de crise. Des réformes sont en cours pour que la gendarmerie s’adapte aux nouveaux défis opérationnels. Ainsi l’on peut noter le renouvellement des blindés de maintien de l’ordre avec l’acquisition de 90 blindés à vocation polyvalente (pouvant d’ailleurs agir également au profit de la police nationale), de la montée en puissance des DIAG (Dispositifs d’intervention augmentée de la gendarmerie) engerbant moyens de la gendarmerie mobile, du GIGN, des forces aériennes de la gendarmerie nationale…

Crédit : Gendarmerie nationale

De façon complémentaire, sous l’impulsion du directeur de la gendarmerie nationale, le général d’armée Christian Rodriguez, il faut noter l’évolution des PSIG (Pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) qui sont dans une phase de mutation (professionnalisation, équipements) avec le soutien en formation de l’armée de terre, pour pouvoir faire face à toute situation, notamment caractérisée par la présence de menace lourdement armée. Par ailleurs, il faut aussi prendre en considération l’évolution de certaines unités des CRS et de la police nationale selon une logique de durcissement des capacités.

Bien évidemment, la fonction de renseignement est capitale. Elle s’appuie aujourd’hui sur un renforcement très important de la DGSI, et une efficacité accrue du Service Central du renseignement territorial armé conjointement par des personnels de la police nationale et de la gendarmerie nationale.

Enfin, même s’il s’agit de l’ultima ratio, l’engagement des armées, déjà effectif au travers de l’opération Sentinelle, est envisageable, en appui des forces de sécurité intérieure.

Des améliorations sont cependant attendues et des écueils à éviter :

-D’un point de vue capacitaire, la remise à niveau de la réserve générale à la disposition du gouvernement doit être rapidement initiée, par la création d’escadrons de gendarmerie mobile et de CRS, pour faire face à la possibilité d’une concomitance de foyers de crise ;

-Le « durcissement » des capacités ne doit pas altérer celle toujours fondamentale portant sur la fonction traditionnelle de maintien de l’ordre visant à garantir l’exercice du droit à manifester, et plus globalement la préservation de la cohésion du corps social. En d’autres termes, les dérives constatées lors de la crise des gilets jaunes sont à éviter à tout prix. De façon plus générale, les fondamentaux relevant du respect premier des personnes et de l’usage proportionné de la force et selon le principe d’absolue nécessité ne sauraient être relativisés ;

-L’entraînement dont l’importance a été rappelée dans le cadre des travaux dits du Beauvau de la sécurité doit être renforcé à tout niveau. S’agissant de la gendarmerie, dont l’identité militaire, essentielle, est aujourd’hui réaffirmée, il importe de mettre davantage en conformité tout le dispositif de formation individuelle et collective. Concernant en particulier les escadrons de gendarmerie mobile, première force s’agissant des effectifs de maintien de l’ordre engagés durant les crises récentes, leur rythme de recyclage au sein du CNEFG (Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie) à moins de trois ans doit être préservé ;

-De meilleures synergies doivent être trouvées entre les différentes forces de sécurité, tant dans le domaine du renseignement humain que dans la prise en considération des développements dans le champ du cyber ; s’agissant du renseignement, il repose cependant plus que jamais sur la connaissance de la population favorisée par l’immersion des membres des forces de l’ordre dans leur environnement social, et la présence visible et active sur le terrain ;

-Enfin, gendarmerie et armée de terre doivent conforter leur rapprochement.

Pour autant, cet inventaire capacitaire, bien qu’indispensable, ne saurait être exclusif s’agissant du défi que nous devons relever et de l’ensemble des réponses qu’il faut apporter pour éloigner cette hypothèse du pire, ce qu’Emmanuel Macron évoque dans son livre Révolution: «  D’aucuns pensent que notre pays est en déclin, que le pire est à venir, que notre civilisation s’efface. Que le repli ou la guerre civile constituent notre seul horizon ».

Quelles seraient nos limites opérationnelles de réponses face à un mouvement organisé ?

Ce n’est pas, à mon avis, la question centrale. Les moyens opérationnels, entendus dans ceux destinés à une manoeuvre de force, n’ont jamais été la seule condition du succès. Ce ne sont que des moyens.

Les véritables limites qui nous empêchent d’agir efficacement sont toutes à la fois, déni de réalité, acceptation-passivité par préservation de ses intérêts personnels (le fameux parcours de carrière), ou idéologie collaborationniste, soit l’islamo-gauchisme.

Nous sommes confrontés à un mouvement réellement organisé, mû par une dynamique idéologique, qui a déjà pris un certain ascendant sur notre pays. C’est l’islamisme. Là est la véritable menace, le facteur premier de la confrontation qui est inéluctable. Les conflits sociaux, bien que pouvant dégénérer - la précarité est une réalité - sont d’une toute autre nature, et peuvent être résolus. La délinquance du quotidien, certes exacerbée, pourrait être mieux contrée. Mais la menace la plus sérieuse est bien celle de l’Islam radical, avec son corollaire de haine de la France, avec tous les comportements qu’il induit directement ou indirectement dans l’humiliation exercée consciemment ou non contre tout ce qui représente la France, contre ce qui la constitue.

Nous sommes avertis, alertés depuis des années. Parmi ces lanceurs d’alerte, il y eut Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, Jean-Claude Barreau… mais contestés, car trop précocement prophètes en leur pays. Plus récemment, ce sont des personnalités souvent issues de pays dits musulmans ou dits arabes pour reprendre la formule si sensée de Kamel Daoud, qui sont les plus engagés pour nous obliger à ouvrir les yeux, et à voir ce qui est. Comme le disait Péguy, « Il faut toujours dire ce que l'on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit. »

Parmi ces personnalités, s’impose plus particulièrement Boualem Sansal qui déclarait encore récemment dans ce média : « Les Français et la classe politique connaissent la menace islamiste. Le problème est qu’ils sont tétanisés. La menace islamiste est du même ordre que la menace du réchauffement climatique. Ce sont des problèmes de survie de pays entiers ». En 2015, sur le plateau de LCI, il tentait déjà de nous alerter : « L'islamisme semble avoir ciblé un certain nombre de pays parce qu'il pense important de les abîmer en premier. La France des Lumières, la France de la laïcité, c'est une idée qu'il faut éradiquer le plus vite possible. Il se focalise beaucoup sur la France. Et cet Etat a l'ambition de parler au monde, il cherche à propager sa vision du monde, sa démocratie, sa culture... Donc, il faut le détruire en premier. »[3]

Mais nous pourrions citer Zineb El Rhazoui, Sonia Mabrouk, Malika Sorel, Fawzia Zouari, et tant d’autres.

Cette menace parfaitement analysée par la DGSI[4] est insidieuse. Elle procède de la logique des petits pas qui testent nos capacités de résistance. Elle avance au rythme de nos renoncements. Consigne est donnée aux militaires de ne pas se déplacer en tenue à l’extérieur des emprises militaires, car ils sont exposés ! Essayez de croiser des militaires dans la capitale, excepté comme ce fut le cas récemment de deux jeunes lieutenants pleins d’entrain gagnant l’école militaire que je croisais ! Ainsi les militaires français auraient à craindre des attaques sur leur propre territoire et de qui ? Dans le même temps, les tenues islamiques se répandent, s’imposent, se banalisent, alors que ce sont les premiers indicateurs de cette idéologie qui institutionnalise l’infériorisation des femmes. Des tentatives sont de plus en plus fréquentes pour les imposer à l’intérieur des associations sportives mais surtout au sein des établissements de l’Education nationale, là où se situe le plus grand défi du combat idéologique, car les enseignants le disent, leur enseignement est de plus en plus contesté au quotidien. La confrontation est donc permanente et dans tous les secteurs, y compris celui de l’entreprise. La conquête des territoires se fait de façon à la fois sournoise et méthodique, avec tout un éventail de pressions, de provocations notamment contre les représentants des pouvoirs publics, de dites incivilités, d’imposition de nouveaux codes sociaux, qui provoquent l’exode de populations devenues étrangères chez elles : citoyens de confession israélite, d’origine de pays dits musulmans mais acquis aux idéaux laïcs et considérés comme des apostats…

La menace est également directe, extrêmement violente, en particulier via les réseaux sociaux, avec des passages à l’acte. Alors que l’on honore ceux qui par leur sacrifice ont contribué à vaincre le nazisme et préservé l’honneur de la France, aujourd’hui, un nouveau totalitarisme est à l’oeuvre. Notre pays compte ses nouveaux martyrs, dont des membres des forces de l’ordre, mais aussi des journalistes, des enseignants, des ecclésiastiques, mais aussi de simples citoyens ou citoyennes comme ces deux jeunes filles débarquant à la gare Saint-Charles à Marseille, le 1er octobre 2017 et massacrées à l’arme blanche. Un nombre croissant de personnes qui ont osé user de la liberté d’expression, sont obligées de vivre dans la clandestinité et sous protection policière car craignant pour leur vie. Je pense notamment à Riss qui, rescapé de l’attentat contre Charlie Hebdo, fait l’objet d’une fatwa mais témoignait encore récemment pour soutenir Salman Rushdie.

Cette menace pratique également avec une redoutable efficacité la tactique de la taqiya comme l’explique dans le Figaro [5]Boulam Sansal s’agissant du dit imam Iquioussen : « Quand il dit à ses élèves: "Vous êtes français, de vrais musulmans, respectez la laïcité, s’il vous plaît", il leur dit en vérité ceci: "Si vous ne respectez pas la laïcité qui est contre l’islam, le gouvernement dira que vous êtes de faux Français et vous accusera d’être de méchants musulmans et il interdira notre sainte religion, et ce n’est pas ce que vous voulez, n’est-ce pas?». D’aucuns avancent, encouragés par la posture combinant idiotie utile et béatitude de certains intellectuels ou édiles, le concept de féminisme islamiste dont Fawzia Zouari affirme que « c’est une imposture ».

Dans un article paru dans ce même média, je m’étais déjà exprimé sur ce qui m’apparait comme le premier facteur de fragmentation du corps social, le premier facteur d’affrontement, de violence, de confrontation qui est déjà effectif dans le quotidien. Il avait été intitulé : « Islamisme : De trappes à Lunel, ces territoires que la République à abandonnés ».

S’agissant des réponses qu’il convient d’apporter à cette menace existentielle, je n’avais pas centré ma réflexion sur les moyens opérationnels entendus comme moyens d’intervention de vive force, tant il m’apparaissait que, tout en insistant sur l’importance de l’impératif de puissance, le terrain où il faut combattre de façon prioritaire est celui de l’idéologie dont tout découle.

Le préalable est bien celui-ci. Et il doit dépasser les clivages partisans. D’aucuns que je citais tels que Jacques Julliard, Alain Finkielkraut, Elisabeth Badinter, Michel Onfray… l’ont depuis longtemps bien compris et sont aux avant-gardes du combat.

La clarification idéologique étant assurée sur la base de principes non négociables et sacralisés, il convient avec une vraie volonté, tout en renforçant notre dispositif de sécurité et de défense, de mettre en cohérence tous les leviers dont nous disposons avec notre objectif politique, notamment:

-ceux diplomatiques pour faire cesser les influences et intrusions néfastes de certains Etats, parfois prétendus amis, mais aussi au sein de l’UE pour en finir avec un juridisme devenu incapacitant ;

-ceux éducatifs en revitalisant l’enseignement dispensé à l’aune de nos principes fondateurs, de notre identité, de l’amour de la France, du refus de l’obscurantisme ;

-ceux relevant de la gestion des flux migratoires - encore illusoire - en favorisant ceux qui présentent les garanties pour s’assimiler ;

-ceux concernant la politique de la ville au travers d’une reconquête républicaine effective d’une dizaine de quartiers où seront concentrés selon une logique de proximité et de continuité d’action tous les moyens nécessaires dont notamment ceux de la justice et des forces de l’ordre (nécessitant une mise à plat de leurs règles de fonctionnement )…

Dans la mise en œuvre d’une réponse large et faisant consensus auprès de la population et de ses représentants, il est primordial d’associer les élus et plus particulièrement les maires aux décisions politiques nationales. Les communes où inter-communalités ont un rôle de plus en plus central tant en terme d’acceptation des mesures conduites par le pouvoir central que dans les actions menées au plan local qui relèvent pour parti de leurs prérogatives propres. Ici se situe l’équilibre à trouver entre action régalienne évoquée et action territoriale. L’alignement des volontés sans être strict au plan de l’expression de sa forme politisée doit être ferme sur le fond.

« Nous avons dangereusement négligé la guerre globale, celle qui, en plus de la guerre militaire, agresse les âmes, les cœurs, les esprits, les cerveaux.../... Si nous négligeons cette forme d'agression qui est la plus dangereuse, nous serons vaincus. Nous sommes déjà en passe de l'être puisque que nous ne croyons plus à grand-chose, alors qu'en face de nous, nous avons des gens déterminés.../... aujourd'hui, on ne conquiert plus le terrain, on conquiert les âmes, on conquiert le psychisme. Une fois qu'on a le psychisme, on a l'homme. Quand on a l'homme, le terrain suit »

Alexandre de Marenches. Extrait du Secret des Princes


[1]Un président ne devrait pas dire ça sous-titré Les secrets d'un quinquennat Gérard Davet et Fabrice Lhomme

[2] Les Annales 1947

[3]Propos recueillis par Audrey Crespo-Mara LCI publiés dans le Point le 26/09/2015

[4] Rapport 2018 de la DGSI: Etat de lieux de la pénétration de l’Islam fondamentaliste en France

[5] Boualem Sansal: «La fatwa de l’Iran contre Salman Rushdie attente à toute l’humanité» Par Alexandre Devecchio Figaro Vox 18-08-2022

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