Chronique d’un entrepreneur en congés : attentats, J.O., le regard des Français de l'étranger | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Chronique d’un entrepreneur en congés : attentats, J.O., le regard des Français de l'étranger
©

Les entrepreneurs parlent aux Français

Chronique d’un entrepreneur en congés : attentats, J.O., le regard des Français de l'étranger

Cette semaine, repos ! Peu de choses à dire. L’actualité est marquée par la météo et les attentats. Cela devient malheureusement habituel, presque routinier. Dès lors, les entrepreneurs ne diront que peu de choses aux Français cette semaine, mais écoutons au passage, ce que les Français de l’étranger disent à ceux qui sont restés.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

Voir la bio »

Terreur

Pas une journée sans fusillade, tentative d’attentat. Les chiens fous sont lâchés et l’imagination morbide est au pouvoir. Impossible d’arrêter ce sable qui coule entre nos doigts, pour avoir été laissé à l’abandon dans les grandes cités en déconstruction depuis 30 ans. On a pensé que ces grains n’étaient pas bien dangereux et les avons laissé prospérer et laissé leurs maîtres grandir d’un mètre chaque année, et fait de ces grains des édifices, qui vont s’écrouler sur notre société. Nombreux et excités par la perspective de commettre le crime qui les rendra célèbres et donnera à leur vie morne, la fulgurance de l’instant qui leur suffira pour prendre la nôtre, nous sommes bien ennuyés. Rien ne va mieux et n’ira mieux sans mesures, quasi militaires, que personne n’aura le courage de prendre.

A Paris, comme ici, à quelques encablures, à Singapour, nous parvenons à déjouer quelques uns de ces attentats. Et chaque attentat stoppé, pour méritoire qu’il soit, laisse le champ libre à des dizaines d’autres. Nous n’avons pas les moyens de faire face. Triste perspective.

JO

A peine démarrés, les JO provoquent le chaud et le froid, sur des muscles parfois trop beaux pour être vrais. Tout commence par la lettre D comme dopage. La Russie. Puis le Kenya. Le D encore comme défavorisés. Pour ces millions de brésiliens qui ne comprennent pas comment leur misère peut rester à l’ombre de milliards investis pour quelques points de croissance bien temporaire et incertains. Des milliards qui auraient fait leur affaire et les auraient sortit de bien des tourments.

Devrait-on interdire les jeux, et les compétitions sportives internationales, à ceux qui ne règlent pas leurs problèmes économiques préalablement ? Sans les laisser pour autant à des pays du Moyen Orient, qui n’ont pas ce problème, mais les achètent, comme les investigations dans le scandale de la fédération de foot le prouvent et le prouveront un peu plus demain ? Des pays dont l’action vis à vis de la prolifération, la formation et le soutien des mouvements islamistes radicaux est prouvée ? Je pose la question J

Défaillance d’entreprisesen France.

La courbe est loin d’être inversée. Elle repart à la hausse. Que faudra-t-il à ce gouvernement et aux autres pour réfléchir à une véritable politique PME en France ? Combien de victimes avant que les neurones politiques ne se remettent (mettent?) en route ?

Français de l’étranger

Ces congés en Asie confirment la petite chansonnette poussée par tous les Français de l’étranger. Notre pays est devenu fou. Nous ne le reconnaissons plus. Ne comprennent-ils donc définitivement rien ? Les étrangers nous posent cette question et les Français, ici, me la relaient. Que se passe t-il donc ? Laisser des syndicats minoritaires et non représentatifs, bloquer la réforme si nécessaire du droit du travail. Ne pas prendre les mesures pour lutter contre le terrorisme, des mesures. De vraies mesures, pas des bras qui s’agitent et des paroles pour les médias. Pourquoi rentrer en France ? Ils ne pensent pas un seul instant, sauf contraints et forcés, à rentrer en France, et retrouver la sinistrose, un goût immodéré pour des normes dont se passent si bien des pays en pleine croissance. Ils poussent leurs enfants vers des lycées internationaux car ils pensent qu’ils n’auront pas d’avenir dans notre pays. Etc. Vous connaissez la chanson, et nos gouvernements depuis 30 ans, en ont écrit les couplets.

C’est triste de voir à quel point ils le disent avec un immense regret dans la voix. Ils aiment leur pays d’origine, mais ne le reconnaissent plus et ne lui font plus confiance. Ils pensent que le politique est le coupable principal, pour avoir laissé la sclérose et la lâcheté devenir les valeurs cardinales de l’action gouvernementale. Mais ils croient encore aux Français. Mais comment ces Français pourraient bien renverser la vapeur ? Ils n’en voient pas la moindre perspective.

Très belles vacances ici en Asie, mais tout cela est bien peu rose. Désolé, nous sommes condamnés au Prozac ! Concentrez vous et restez concentrés sur ce qui vous créé du plaisir pendant ces congés, vous en aurez besoin pour la suite…

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !