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Revue de presse des hebdos

Valérie T. mal aimée, Ségolène ambiguë et les bobards de François

67 % de mauvaise opinion, damned ! La première dame bat tous les records de désamour depuis les débuts de la Ve République… Fine politique, Ségolène Royal en profite — de là à tirer les marrons du feu, y’a un pas. Y’a un pas, aussi, entre la ligne du budget 2013 et les objectifs de croissance. Quoique, quoique…

Barbara Lambert

Barbara Lambert

Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.

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Ben, dites donc, fait pas l’unanimité, le budget 2013, on dirait… Ça houspille, ça se fâche, ça hurle et ça se désespère, même, dans vos hebdos, ce jeudi… Zêtes prêts à manger du chiffre, du sérieux, de “ l’austère ” ? Allez, courage… on a tout lu pour vous, on va vous simplifier la tâche autant qu’on peut. Histoire de faire passer la pilule — c’est qu’on vous bichonne, hé hé —, on va commencer léger avec… avec… du pipolitique, bien sûr ! Parce qu’il n’y a plus d’hebdos sans people désormais, mais bon, ça, à force de vous le répéter toutes les semaines, vous finissez par le savoir, hmmm

Valérie Trierweiler, “ la mal aimée ”

De qui est-il question ? De Dominique Desseigne et de la fille qu’il aurait eue, d’après Lepoint.fr, avec Rachida Dati ? Nope : le news ne soulève même pas la question dans son format papier. De qui, alors ? Bé, de Valérie Trierweiler… encore, hé oui... “ La mal aimée ”, tonne en couverture “ VSD ” qui publie des extraits de “ la première bio qui dit tout ”. Houlà ! Ca s’annonce crunchy, cette affaire… d’autant que le livre, publié aux éditions First, s’intitule “ La dame de pique ”. Ouille, ça promet ! 

La famille de Valérie : des grands bourgeois déclassés

A la lecture, malheureusement, les passages tirés de l’ouvrage de Nadia Le Brun et Alain Bourmaud se révèlent plus sirop que piquants. Les Massonneau (nom de jeune fille de Valérie) ? “ Des grands bourgeois déclassés ” victimes d’une “ banqueroute qui a traumatisé toute une famille ”. Cette banqueroute, de surcroît, serait en partie liée à l’accident, dûment relaté, dans lequel le père de la première dame a perdu une jambe. “ Bouleversé par l’accident de son fils ”, Jacques, le grand-père banquier, “ a (en effet) multiplié les prêts et les dons aux prisonniers ”, creusant des “ déficits abyssaux ” qui ont “ alerté la Banque de France ”, avant d’abandonner femme et enfants “ pour emménager dans une splendide demeure ” et s’adonner tout entier à “ son attrait pour le beau sexe ”. Rôôô, ça ressemble limite à du Balzac mâtiné de Dumas, cette histoire…

La gentille “ biographie qui dit tout ”

Le reste des extraits — où l’on trouve des témoignages de l’institutrice de Valérie “ la bonne élève ”, de politiques et de confrères témoignant de son intégrité et des “ crises de jalousie de Ségolène ”, etc., etc. — est du même tonneau. Pas précisément urticant. C’est pas qu’on cherche la bêbête, hein ?, mais un tel unanimisme dans la louange, à la longue, c’est un peu suspect, non ? Surtout quand on choisit d’intituler son livre “ La dame de pique ”, hem ! “ VSD ”, “ VSD ”, à quoi joues-tu ? Faire une couv' sur “ Valérie Trierweiler, la mal aimée ” avec une biographie toute sucrée (1), franchement, est-ce bien raisonnable ?

Valérie T., le record : 67 % de mauvaise opinion

La question mérite d’autant plus d’être posée que le news accompagne les extraits de “ La dame de pique ” d’un sondage Louis Harris qui, pour le coup, ne va pas mais alors pas du tout dans le sens du sucré… et justifie, de fait, ce titre de couv' sur “ Valérie T., la mal aimée ”. “ Dans l’histoire de la Ve République, c’est un record, entame le mag. Jamais, en effet, une première dame n’avait été si mal perçue par nos concitoyens. (…) Aujourd’hui, seuls 29 % des sondés jugent favorablement Valérie Trierweiler, soit vingt points de moins qu’à la mi-juin. Et, score tout à fait impressionnant, 67 % en ont une mauvaise opinion, le reste ne se prononçant pas ”. Wow, wow, wow !

Pire que Carla et Bernadette

“ Pour mémoire, poursuit “ VSD ”, début 2011, trois ans après son entrée à Élysée, Carla Bruni jouissait encore d’une cote de popularité élevée, puisque 66 % des personnes interrogées estimaient qu’elle était une parfaite ambassadrice de la France à l’étranger. A la veille du premier tour de l’élection présidentielle de 2002, pourtant déjà “ usée ” par le premier septennat de son époux, Bernadette Chirac rassemblait encore 79 % d’avis positifs. Près de huit Français sur dix considéraient qu’elle tenait remarquablement bien son rôle de première dame. Un succès dû à son engagement pour les malades et à sa collecte de pièces jaunes ”.

Pour les Français, Valérie T. nuit à l’image de François Hollande

Mais il y a plus grave… “ 42 % de nos sondés, indique en effet le news, estiment que l’exposition publique de leur vie privée — notamment cet été où le couple présidentiel s’est fait photographier sous tous les angles — nuit à l’image du président de la République. De la même manière, 44 % des Français interrogés reprochent à Valérie Trierweiler d’occuper une place “ trop importante dans la vie politique ”. Ce désamour s’explique par son attitude, souvent jugée autoritaire, hautaine et maladroite, autant que par la confusion qu’elle entretient elle-même entre vie publique (le rôle de première dame qu’elle n’assume pas totalement) et vie privée (la journaliste qu’elle souhaite toujours être) ”. Le plus cruel, peut-être, dans l’histoire, c’est que ce sondage, pour le moins accablant, tombe pile poil le lendemain de l’interview de la première dame dans “ Ouest France ”, où, comme vous le savez, Valérie Trierweiler a reconnu avoir commis une erreur en balançant son tweet de soutien à Olivier Falorni et annoncé qu’elle renonçait à animer une émission de reportages sur D8. Le sort s’acharne, on dirait… en même temps, en même temps, l’aurait pas pu faire ça plus tôt, la Valérie, hmmm ?

 

Ségolène et les ouvrages non autorisés sur le triangle Hollande/Royal/Trierweiler : enfin, la vérité est dite !

Ironie du sort ? Du hasard ? A l’heure où paraît la biographie de la compagne du président, Ségolène Royal confesse le plaisir — la satisfaction, tout du moins — qu’elle a eue à lire les ouvrages “ non autorisés ” publiés sur le “ triangle ” qu’elle forme avec le couple Hollande/Trierweiler. Ben oui… Comble du drôle : elle le fait dans… “ VSD ” — oui, encore ! “ Vous avez réagi positivement et même remercié les auteurs des ouvrages sur François, vous et Valérie Trierweiler. Les intrusions dans votre vie intime ne vous ont pas gênée ? ”, demande l’hebdo. —“ Quand des choses se retrouvent sur la place publique, à cause d’initiatives regrettables, c’est violent pour moi, pour mes enfants ; mais dans cette violence, si des choses vraies sont dites, autant en prendre acte de façon objective et positive. Si des journalistes font bien leur travail, à quelques imprécisions et erreurs factuelles près, je leur en donne acte. Ces mots, je n’aurais jamais pu les dire. Les faits, vous les connaissez maintenant. Autant que les choses soient dites dans un souci de vérité ”. Ah ben, ça alors, si on s’était attendu…

Ségolène a-t-elle organisé la rencontre ratée avec François à l’ONU ?

Habile, Ségolène, politique, toujours… manipulatrice, même, selon certains. Revenant sur l’épisode new-yorkais du 26 septembre, où l’on a vu François Hollande rebrousser chemin pour ne pas avoir à saluer son ex-compagne, “ Le Point ” affirme que le président, “ parce qu’il a immédiatement compris ce que (Ségolène) avait manigancé dans l’espoir de provoquer une rencontre devant les caméras, s’est senti piégé — exaspéré, aussi, par ces “ ségolèneries ” ”. Calculée… et ratée, la rencontre de Ségo et François à l’ONU ? “ VSD ” pose la question à la “ vice-présidente de l’Internationale socialiste ” : “ Un article du “ Monde ”, dit-il, laisse entendre que vous auriez calculé le lieu et l’endroit de votre point média pour rencontrer le président… ” —“ C’est complètement faux, répond-elle. Je n’ai pas organisé un rendez-vous médiatique qu’il aurait fui. C’est une insinuation malveillante. Ma réunion était à 9 h 30, je suis arrivée à 9 h 40 à cause des embouteillages. Les journalistes français étaient déjà là, et j’ignorais complètement que le président se trouvait dans le même bâtiment ”.

La version de Ségo sur ce qui s’est réellement passé à l’ONU

“ Pourtant, rebondit “ VSD ”, vous dites que vous vous téléphoniez régulièrement ”. —“ On s’est parlé avec François au téléphone, mais on ne savait pas que nous serions dans le même immeuble. A priori, on n’avait pas de raison de se croiser. Quand on a repéré qu’on était si près l’un de l’autre, j’ai immédiatement envoyé mon conseiller demander à François s’il voulait qu’on fasse convergence. On s’est dit : peut-être pas devant les caméras. Je suis entrée dans la salle pour ne pas créer un événement qui n’en est pas un non plus. Le bon sens aurait voulu qu’on se dise bonjour, mais vu les caméras, on s’est dit que ce n’était pas utile de donner l’impression d’une mise en scène, vous voyez ? Alors, on s’est retéléphoné et on s’est dit : “ On se voit, mais en dehors des caméras ”. Maintenant, il faut que les choses se normalisent. Dans mes fonctions politiques, je rencontre François. A président normal, relations normales, avec une responsable politique qui exerce normalement ses responsabilités. Avec n’importe quel leader du PS, nous nous serions serré la main tout naturellement ”. Mouais, ça paraît un peu emberlificoté tout ça, pas très clair, en tout cas… en même temps, pas très passionnant et surtout franchement, franchement pas essentiel au regard du reste, la France, l’Europe, la crise et… le budget 2013 — autant dire de tout ce qui importe vraiment.

Les “ bobards de François ”

“ Croissance, emploi, euro, impôts : la foire aux bobards ”, rue “ Le Point ” ! “ Ce n’est certes pas lui qui a inventé le bobard en politique, écrit Sylvie-Pierre Brossolette. Mais François Hollande se garde bien de proférer des vérités qui blessent. (…) Ainsi louvoie-t-il entre les mauvaises nouvelles et les paroles rassurantes, se laissant aller à ce qui ressemble à de petits, gros ou moyens mensonges. Il y en a de toutes sortes. Il y a le mensonge par omission. On retarde au maximum le moment d’avouer le contenu des solutions en préparation. On convient enfin que l’économie française a un problème de compétitivité, qu’il faut transférer sur une autre assiette que le salaire le poids de la politique familiale, mais on refuse d’avouer que l’on va recourir, inévitablement, à une hausse importante de la CSG et sans doute, de manière plus marginale, à des modifications de la TVA. (…) Il y a aussi le mensonge par idéologie. On rejette la TVA pour des motifs de pouvoir d’achat alors que la vraie raison de ce bannissement apparent est que Nicolas Sarkozy s’en est fait le héraut. (…) Il y a également le mensonge par excès d’optimisme. Selon les récentes déclarations du président, l’accalmie sur la zone euro préfigurerait une reprise l’an prochain (…). Il y a enfin le mensonge par sous-estimation. Le chiffre de la prévision de croissance choisi par le pouvoir pour établir son budget, 0,8 %, ne trompe personne ”. Ca en fait, des menteries, dis donc !

“ L’austérité fait mal mais le laxisme tue ”

Et le résultat des courses, c’est quoi ? Que le président est un vil menteur et le budget 2013 une vile fumisterie ? Même pas ! Dans un papier intitulé “ Vérités et mensonges sur l’austérité ” préconisée par le gouvernement Ayrault, Pierre-Antoine Delhommais, dans “ Le Point ”, toujours, fait le tour des solutions préconisées par les plus éminents économistes (Daniel Cohen et le prix Nobel Alfred Stiglitz, pour ne pas les nommer), des expériences tentées ici et là, en Europe — et en Allemagne, comme aux Etats-Unis, et en vient à cette conclusion : “ Personne, dit-il, ne conteste que l’austérité a des effets négatifs à court terme sur la croissance et sur l’emploi. Mais la “ non-austérité ” en aurait de plus dévastateurs encore. L’austérité fait mal, mais le laxisme tue. Que se serait-il passé si Paris avait décidé de laisser tomber l’objectif des 3 % de déficit en 2013 ? Probablement le pire ”. Qu’est-ce à dire ? Que le budget 2013 du gouvernement Ayrault est juste et bon ? C’était bien la peine, ah, ah !, de nous servir toute cette litanie de mensonges — et de nous appâter avec cette couv' vitriol sur “ la foire aux bobards ”… 

 

Le Mediator plutôt que le jogging

Mais “ Le Point ” n’a pas fini sa démonstration. Si la direction choisie par Ayrault est bonne, nous dit-il, les moyens pour parvenir à renouer avec la croissance sont, eux, mauvais : “ Au lieu de réduire les dépenses, de mettre l’Etat au régime et à l’exercice physique, le gouvernement de M. Ayrault préfère utiliser les coupe-faim et les hausses d’impôts pour réduire le déficit. Le Mediator plutôt que le jogging. Mais c’est dangereux et en plus cela ne marche pas. “ Aucun pays ayant tenté de réduire ses déficits par les hausses d’impôts n’y est arrivé ”, constate Patrick Artus, directeur des études économiques chez Natixis ”.

La hausse des impôts ne permettra pas d’atteindre l’objectif des 3 %

Heureux hasard : Patrick Artus est interviewé dans “ Challenges ”, qui lui donne l’occasion de développer ses arguments. “ La quasi-totalité des travaux empiriques d’économistes montrent qu’une hausse des prélèvements est bien plus nocive sur la croissance qu’une réduction des dépenses. Du coup, l’impact du plan de redressement français sur l’activité sera très fort en 2013, dit-il. Selon notre scénario, le PIB, qui devait augmenter de 1 % initialement, reculera de 0,8 %, ce qui ramènera le déficit public à seulement 3,6 % du PIB, au-dessus de l’objectif des 3 % du gouvernement ”. C’est ballot.

L’effet de la hausse d’impôts sur la consommation des ménages

“ Pourquoi les hausses d’impôts auront-elles un effet aussi négatif ?, se demande Artus. D’abord, elles pénaliseront la consommation des ménages. Dans l’argumentaire gouvernemental, dit-il, les nouveaux prélèvements sont censés avoir peu d’impact sur la consommation en ciblant les plus hauts revenus, qui épargnent plus que les autres ”. D’après les exemples chiffrés et détaillés fournis par “ Challenges ”, et contrairement à ce que laisse entendre “ L’Express ” avec sa couv matraqueuse “ Impôts : comment il va vous assommer ”, il apparaît en effet que “ les plus riches sont (bel et bien) les principaux concernés par l’effort fiscal ”. Reste que l’effort fiscal demandé aux plus aisés est lourd de conséquences… et cela pour tout le monde, sans distinction. “ Selon l’Insee, explique Patrick Artus, les 20 % des plus aisés ont un taux d’épargne de l’ordre de 35 % contre 17 % pour la moyenne des ménages. Il n’empêche, ces ménages dépensent 65 % de leurs revenus. Ces 10 milliards d’euros de hausses d’impôts auront un impact sur leur consommation ”. Mauvais carambar… mauvais calcul, à tout le moins.

Les entreprises — PME comprises, premières victimes des hausses d’impôts

“ Toutefois, note Patrick Artus, les plus touchées seront les entreprises, dont la situation devient très inquiétante en France. Leur taux d’autofinancement a chuté à 60 %, un plus bas historique, ce qui les oblige à s’endetter pour investir. (…) Dans ce contexte, les 10 milliards de prélèvements nouveaux sur les entreprises risquent d’affecter gravement la compétitivité de toute l’industrie. Ainsi, le rabotage de 20 % de la déductibilité fiscale des intérêts d’emprunts ne va pas concerner que les grandes entreprises, comme le laisse entendre le gouvernement : beaucoup de PME seront touchées ”. Heu… vu notre problème de productivité, c’est peut-être pas la meilleure solution, ça, non ?

Réduire les dépenses plutôt qu’augmenter les impôts

“ Voilà pourquoi, conclut Artus, il aurait été plus judicieux d’accorder une plus grande part aux baisses de dépenses. Le “ multiplicateur budgétaire ” (l’effet sur la croissance et le déficit) d’une baisse de dépenses est en effet beaucoup plus faible, surtout si cet effort est concentré sur les dépenses inutiles, par exemple les nombreux doublons entre l’Etat et les collectivités locales. Et, dans ce domaine, la France a un potentiel d’économies très élevé ”. C’est fou ce que ça paraît simple à réaliser, tout ça, quand on lit le professeur Artus… c’t’à se demander pourquoi ça ne l’est pas dans les faits, hmmm… Heu, OK, on est peut-être un peu rosse, là, parce que ça se bouge pas comme ça, d’un doigt, hop là !, le mammouth de l’Etat… mais bon, y’en a qui l’ont fait, l’Allemagne, notamment (no comment…), et puis c’est pas comme si on avait pas eu le temps de s’y préparer, hein ? François, François, tu vas y aller, là — tu vas lui foncer dedans, dans le mou du gras de l’Etat ?

Manuel Valls, futur Premier ministre ?

Excès d’optimisme ? Peut-être le président se prépare-t-il déjà au grand dépeçage, à la grande mise au régime Jockey — pas Dukan, ça marche pas — de l’Etat… ? Dans un entrefilet, “ Le Point ” signale en effet ce jeudi que le Président de la République pourrait révoquer Jean-Marc Ayrault. “ Garderait-il, comme Sarkozy, le même Premier ministre jusqu’à la fin de son mandat ?, s’interroge le mag. Le chef de l’Etat a eu cette réponse qui tue : “ Cela s’est-il bien terminé ? ” Chacun a compris que la plus grande probabilité était qu’il nomme à mi-parcours une personnalité qui l’aide à se faire réélire. (…) Pour le moment, constate-t-on à l’Elysée, Manuel Valls aurait “ une longueur d’avance ” ”. 

Valls tenant d’une réduction des dépenses plutôt que de la hausse des impôts

Même son de cloche, mais plus amplifié, au “ Nouvel Obs ”, qui consacre carrément sa couverture au ministre de l’Intérieur, catapulté d’un seul coup, d’un seul “ vice-président ”. Wow ! Des huit pages consacrées à Manuel Valls, on a retenu trois infos : outre sa cote — il est, d’après les sondages, “ le ministre le plus populaire d’un gouvernement déjà décrié ” —, l’ancien directeur de la communication du candidat Hollande “ manquerait ” au président : “ “ Le trou d’air de Hollande, c’est aussi le départ de Valls pour le ministère de l’Intérieur ”, estime un vieux routier qui a ses entrées au palais ”, indique “ L’Obs ”. Plus important : d’après le news, “ en matière économique, l’ex-rocardien est un libéral longtemps fasciné par le blairisme. “ Il considère que l’opposition frontale contre les riches et la stigmatisation des entrepreneurs n’est pas porteuse ”, indique un de ses proches. Naguère partisan de la TVA sociale, Valls préfère à tout prendre réduire les dépenses de l’Etat qu’augmenter les impôts et les taxes. Mais il ne le crie pas sur les toits ”. En attendant d’être nommé Premier ministre et d’appliquer la phase 2 du plan de redressement de Hollande ? A voir, et à suivre…

 

 (1) Contrairement à ce que nous indiquions dans une première version de cet article, "La dame de pique" n'est pas la "biographie autorisée" dont parlait "Le Journal du dimanche" le week-end dernier. Toutes nos excuses aux auteurs et à l'éditeur.

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