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Didier Lallement a fait don de sa casquette d'uniforme. L'objet va rejoindre la collection du Musée de la préfecture de police.
Didier Lallement a fait don de sa casquette d'uniforme. L'objet va rejoindre la collection du Musée de la préfecture de police.
©Thomas SAMSON / AFP

Un objet culte

Voulez-vous voir la casquette du préfet Lallement ?

Un peu de patience : on va vous aider à la trouver.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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On chantait naguère « La casquette du Père Bugeaud ». On fredonnera désormais « La casquette du père Lallement ». Ce « grand serviteur de l’État », selon l’expression consacrée, nous a quittés, laissant sa place à Laurent Nunez.

Des années de bons et loyaux services. Il fit merveille contre les Gilets Jaunes. Pour les mater, il met en place la technique dite de la « nasse » qui permettait d’encercler par petits groupes les manifestants afin de mieux les matraquer…

Là où il se surpassa, ce fut lors de la finale au Stade de France. Vols, agressions au couteau, violences… Obéissant à ses ordres, et à ceux de Darmanin (qui a présenté depuis ses excuses aux supporters de Liverpool) ses hommes, des policiers, ne firent rien. Il n’était pas question d’affronter la banlieue, une matière hautement inflammable.

Puis, Darmanin, ingrat, se sépara de lui. Mais le préfet Lallement a tiré sa révérence avec panache. Il a fait don de sa casquette, d’ailleurs trop grande pour lui, au musée de la police dans le 5ème arrondissement de Paris. Là-bas, cette relique figure certainement encadrée par des grenades assourdissantes et des grenades de désencerclement qui en éborgnèrent plus d’un.

La direction du Musée de la police salua la présence de la casquette avec cette phrase : « elle est entrée au patrimoine de la police ». On ne sait encore si la partie où est exposée la casquette du préfet Lallement sera ouverte au public : des visiteurs mal intentionnés pourraient en effet être tentés de la dégrader.

Le préfet Lallement aurait pu également léguer son uniforme à la France reconnaissante. Il ne l’a pas fait. Car il le garde pour se promener tête nue sur les Champs-Élysées. Là-bas, avec nostalgie, il se souvient de ses exploits passés.

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