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Inconséquents : ces politiques
qui font tout pour restreindre l’usage de la voiture avant de se lamenter sur sa disparition
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Faudrait savoir

Inconséquents : ces politiques qui font tout pour restreindre l’usage de la voiture avant de se lamenter sur sa disparition

Le groupe PSA Peugeot Citroën a présenté ce jeudi un nouveau plan de restructuration, prévoyant la suppression de 8000 postes. Les hommes politiques, socialistes ou écolos, qui sont contre l'automobile devraient s'en réjouir, pas pleurer.

Bruno Bertez

Bruno Bertez

Bruno Bertez est un des anciens propriétaires de l'Agefi France (l'Agence économique et financière), repris en 1987 par le groupe Expansion sous la houlette de Jean-Louis Servan-Schreiber.

Il est un participant actif du Blog a Lupus, pour lequel il rédige de nombreux articles en économie et finance.

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Vous savez que nous sommes inconditionnel des Inconnus. Nous adorons le sketch culte du reportage sportif dans lequel, comme une litanie, ils répètent le fameux : “Cela ne nous regarde pas” . Et bien nous prenons exemple sur nos modèles et nous disons : PSA , cela ne nous regarde pas.

La première chose que nous assénons est que l’affaire PSA est un grand succès. Un succès pour tous ceux, socialistes, écolos, qui sont contre l’automobile. Ceux là veulent la régression de l’industrie auto. Eh bien, ils l’ont !

Par les taxes sur les carburants, par les restrictions à l’usage de l’automobile, par l’obsession sécuritaire, eh bien… ils ont réussi à faire chuter le nombre de kilomètres parcourus, C’est ce qu’ils voulaient, ils l’ont !

Par les campagnes, les agressions culturelles, la concurrence d’autres modes de déplacement, ils ont cassé l’attrait de la voiture.

Bien entendu, Gribouilles professionnels, cela ne les a pas empêché de doper périodiquement les ventes de voitures par des subventions, subterfuges, primes à la casse ou autre, ralentissant ainsi la nécessaire adaptation de l’outil de production.

Nous sommes en présence d’un cas d’école d’inconséquence des politiciens : ils veulent pour des raisons idéologiques casser l’usage de la voiture, mais ils jouent les pucelles effarouchées lorsque ladite industrie doit prendre les mesures qui découlent de sa régression.

Nous assistons exactement au même phénomène du coté des bistrots et restaurants de campagne. Les gendarmes sont en embuscade à la sortie des cafés et restaurants, verbalisent, font sauter les permis et les points. Ils agissent sur instruction des préfets mais les mêmes préfets s’étonnent de la fermeture des établissements, de la désertification des campagnes, de la recrudescence de la violence provoquée par l’abus d’alcool dans les rues et à domicile.

On organise la mort de tout un secteur, mais on ne comprend pas qu’il meure !

 Ah, les braves gens, heureux qu’ils sont car leur pouvoir gagne à la destruction et en plus il se renforce à la mort .

 L’affaire PSA c’est pain béni pour les socialistes, constructivistes, dirigistes. Ils se paient à l’aller, en organisant la déconfiture, et au retour, en prétendant administrer les remèdes.

Ils ne sont pas, mais alors pas du tout gênés par leur grands succès constructivistes antérieurs : le Plan sidérurgie qui a tué l’acier français, le Plan calcul qui a tué notre informatique, le Plan textile qui a ruiné toute la filière. Ils ne sont pas échaudés par les catastrophes du Crédit lyonnais qui a voulu jouer à la Banque industrielle, par l’IDI qui s’est transformé en une gigantesque prébende, par le CEPME  qui abandonnait ses créances au lendemain d’un prêt politique, etc.

Les communistes avaient raison qui, en leur temps, du temps ou ils avaient une pensée structurée, qualifiaient le système français de système monopolistique d’Etat, de CME. Tient, c’est le même Herzog qui est conseiller de Barnier à la commission européenne. Simple coïncidence, n’est ce pas...

Le capital français est en deuil. PSA c’était l’une des rares familles à faire partie de ce que nous appelons le capital industriel français par opposition au grand capital apatride klepto. Mais la fausse droite, les socio démos préfèrent le grand capital international apatride klepto qui assure leurs fins de mois et paient leurs déficits et frais de déplacements et notes de frais et campagnes électorales.

Billet publié initialement sur le blog a lupus.

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