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Le maire de Trappes, Ali Rabeh, était invité dans le cadre de l'émission de Cyril Hanouna. Jordan Bardella était également présent sur le plateau.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, était invité dans le cadre de l'émission de Cyril Hanouna. Jordan Bardella était également présent sur le plateau.
©Capture d'écran C8 / YouTube / DR

Une déclaration de guerre ?

Ali Rabeh (maire de Trappes) : « Notre France s’imposera de gré ou de force »

De force ? Ça craint !

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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C’était chez Cyril Hanouna. Jordan Bardella qui avait qualifié Trappes de « république islamique » était là. Face à lui, Ali Rabeh. Et le maire de Trappes a lancé à Bardella : « Notre France s’impose déjà et elle s’imposera de gré ou de force. Elle sera métissée ». Son « de force » a dû lui échapper.

Ou peut-être a-t-il pris en compte la réalité ? Dans de nombreuses cités, la France d’Ali Rabeh s’est effectivement imposée par la force. Si les autochtones (Français de souche) ont quitté le 93, l’ont-ils fait de leur plein gré ? S’il n’y a plus d’enfant juifs dans les écoles de ce département, sont-ils partis pour une simple promenade de santé ?

Ali Rabeh est un guerrier. Ils sont nombreux les combattants des quartiers qui repoussent de force la police quand elle s’y aventure. Ils sont nombreux à caillasser les pompiers quand ils interviennent. Et si les facteurs rechignent  à y distribuer le courrier, c’est pour les mêmes raisons.

La France d’Ali Rabeh n’est en rien une France mélangée. Elle est monoethnique. Le maire de Trappes  a un sacré culot : « la France sera métissée », a-t-il dit à Bardella.

Ce métissage tant désiré se fera-t-il de gré ou de force ? Obligera-t-on des Marie à épouser des Idriss ? Des André ou des Pierre devront-ils aller devant le maire avec des Shaïna ou des Fatima ?

Reste que Jordan Bardella a eu bien tort de dire que Trappes était une « république islamique ». Il est poursuivi pour ses propos. S’il s’était contenté de déclarer que la République était chassée de Trappes, il n’y aurait pas eu de problème. 

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