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Crédits Photo: Maryam EL HAMOUCHI / AFP
Les images de vidéosurveillance des incidents au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions ont été supprimées.

Auditions au Sénat

Chaos au Stade de France : les images de vidéosurveillance ont été supprimées

Plusieurs auditions avaient lieu ce jeudi à Paris devant le Sénat français pour faire la lumière sur les « dysfonctionnements » dans l'accès au Stade de France pour la finale de Ligue des champions le 28 mai dernier.

Les images de vidéo-surveillance des violences autour du Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions n'ont pas été conservées, selon les enseignements des auditions par le Sénat, ce jeudi. Ces images sont systématiquement détruites au bout de sept jours, sauf réquisition de la justice, a expliqué Erwan Le Prévost, le directeur des affaires institutionnelles de la Fédération française de football (FFF), dont une délégation était entendue au Sénat.

« L'information que nous avons obtenue (pendant l'audition, ndlr) sur les images vidéo nous interpelle », a indiqué le président de la commission des lois, François-Noël Buffet, qui co-présidait l'audition. « S'il advenait qu'elles n'ont pas été conservées, cela poserait un grave problème ».

Le sénateur David Assouline s’est interrogé :

« des images très violentes existaient et elles ont été effacées sept jours après les faits, pourquoi n'ont-elles pas été réquisitionnées? ».

« Exprimant un regret très sincère au nom de la FFF sur les incidents », le vice-président délégué de la FFF, Philippe Diallo, a rappelé les succès en termes d’organisation par le passé : « Nous ne sommes ni des novices, ni des amateurs, l'organisation de l'Euro-2016, de la Coupe du monde féminine 2019 sont d'autres exemples du savoir-faire français en matière d'accueil des grandes compétitions ».

Plus tôt dans la matinée, les sénateurs ont auditionné le préfet de police de Paris, Didier Lallement, qui a reconnu « un échec » et des chiffres « pas parfaitement justes ».

« C'est à l'évidence un échec », a concédé Didier Lallement, en évoquant les personnes « bousculées ou agressées » et « l'image ébranlée » de la France, devant la commission des lois de la chambre haute.

Euronews

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