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Son mari lui manque.
Son mari lui manque.
©REUTERS/Afolabi Sotunde

Confessions

Amina Ali, la rescapée de Chibok, avoue que son mari islamiste de Boko Haram lui manque

Au Nigeria, la lycéenne qui a échappé à Boko Haram défend son époux, soupçonné d’être un militant islamiste.

En mai 2016, la lycéenne de Chibok, qui a échappé à Boko Haram, a été retrouvée avec son nourrisson de quatre mois près de la forêt de Sambisa. Au moment du kidnapping, Amina Ali n'avait que dix-sept ans. Elle est restée en captivité pendant deux ans. Elle était la première rescapée des 276 lycéennes qui avaient été kidnappées en avril 2014 par Boko Haram. Cinquante-neuf lycéennes avaient pu s'échapper quelques heures après le rapt, aucune n'avait pu s'échapper depuis. Son mari, soupçonné d’être un combattant de Boko Haram repenti a été mis en examen.

"Je veux qu'il sache que je pense à lui"

Dans une interview accordée à Reuters, la jeune fille a avoué que son mari, Mohammed Hayatu, lui manque. "Je veux qu'il sache que je pense toujours à lui. Ce n'est pas parce que nous sommes séparés que je ne pense pas à lui", explique Amina Ali. La mère de la rescapée a déclaré à BBC que Mohammed Hayatu n'est pas un extrémiste mais un mécanicien. Elle affirme qu'il a rejoint le groupe islamique contre sa volonté car il a aussi été enlevé.

Depuis son sauvetage, Amina Ali et son enfant sont cachés à Abuja (la capitale de Nigéria). Cependant, elle déclare vouloir rentrer à la maison. "Je n'ai pas encore décidé si je retournerais à l'école", ajoute-t-elle.  Selon sa mère, elle aurait peur de l'école et voudrait se procurer une machine à coudre pour confectionner et vendre de vêtements.

"De la même manière que Dieu m'a sauvé, il va aussi les sauver"

D'après les déclarations de Boko Haram, les filles enlevées sont forcées d'épouser ses militants. Cette semaine, le groupe islamiste a publié une vidéo dans laquelle on voit les filles kidnappées.

"Je pense beaucoup à elles", avoue Amina Ali. "De la même manière que Dieu m'a sauvé, il va aussi les sauver.", ajoute-t-elle.

Amina Ali a raconté à sa mère que les filles détenues dans la forêt de Sambisa sont privées de nourriture. Elle raconte également que certaines ont été victimes d'explosions et sont morte en captivité.

Amina Ali a certainement été traumatisée mais reste courageuse. "Je n'ai pas peur de Boko Haram", conclut la jeune fille. 

Lu sur Daily Mail

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