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Algérie : Abdelkader Bensalah est nommé officiellement président par intérim pour 90 jours
©RYAD KRAMDI / AFP

Transition

Algérie : Abdelkader Bensalah est nommé officiellement président par intérim pour 90 jours

Le Parlement algérien était réuni ce mardi. Abdelkader Bensalah est devenu officiellement le président algérien par intérim. Il sera en poste pour une période de trois mois à l'issue de laquelle de nouvelles élections doivent être organisées.

Une page se tourne en Algérie. Selon les rédactions du Monde et de RFI, Abdelkader Bensalah a été nommé président de l'Algérie par intérim ce mardi 9 avril. Cette information a été communiquée par la télévision nationale algérienne. Il remplace donc Abdelaziz Bouteflika après deux décennies de règne. 

Cette décision politique intervient après la récente démission d'Abdelaziz Bouteflika. Il avait auparavant renoncé à se présenter pour un cinquième mandat et avait annoncé le report des élections présidentielles.

Conformément à la Constitution, Abdelkader Bensalah a donc été nommé pour une période de 90 jours par intérim. L'ancien président du Conseil de la Nation devient donc le nouveau visage de l'Algérie lors de cette période de transition de trois mois. Abdelkader Bensalah a conscience de l'enjeu de sa mission. Il s'est exprimé devant le Parlement : 

"Je vais travailler à concrétiser les intérêts du peuple. C'est une grande responsabilité que m'impose la Constitution". 

Les partis d'opposition ont boycotté la réunion du Parlement. Ils ont refusé de valider la nomination d'Abdelkader Bensalah. 

Président depuis près de 17 ans du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, est âgé de 77 ans. Il est considéré comme un fidèle d'Abdelaziz Bouteflika. Lors de sa carrière, Abdelkader Bensalah a été député, ambassadeur, haut fonctionnaire ministériel et sénateur. Il a présidé les deux chambres du Parlement, sans jamais devenir ministre.

Reste à savoir si les Algériens vont continuer à se mobilier dans les rues ces prochaines semaines. La grande majorité des citoyens souhaite mettre fin au "système" politique en place. 

La Constitution prévoit que le président du Conseil de la nation transmette le pouvoir avant l’expiration d’un délai de quatre-vingt-dix jours à un nouveau chef de l’Etat élu lors d’une présidentielle. Le mouvement de contestation exige en revanche de sortir de ce cadre pour instaurer des institutions de transition permettant d’engager des réformes profondes et d’organiser des élections libres.

Le Monde

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