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©MEHDI FEDOUACH / AFP

Justice

Affaire Ramadan : la première plaignante change une partie de son récit

Henda Ayari, 41 ans, a été entendue une nouvelle fois par les enquêteurs.

Henda Ayari, 41 ans, a été la première à briser le silence et accuser Tariq Ramadan de viol. Mais réentendue cette semaine par les enquêteurs, elle aurait changé sa version des faits, tout en maintenant son accusation de viol, rapporte franceinfo. Si en octobre 2017, lors de sa première plainte, l'ancienne salafiste avait évoqué une rencontre datant de fin mars-début avril 2012 à l'hôtel Holiday Inn de la gare de l'Est, selon franceinfo, "après avoir fouillé longuement dans ses notes, agendas, répertoires, relevés de comptes et talons de chèque de l'époque", elle a parlé maintenant d'un viol datant du 26 mai 2012 à l'hôtel Crown Plaza, place de la République, dans le 11e arrondissement de la capitale.

Une nouvelle demande de remise en liberté sera déposée

"Quand on a été violée, on se souvient généralement du lieu !", a réagi à ces propos l'avocat du théologien suisse, Me Emmanuel Marsigny."On change d'hôtel, on change de date, bientôt, on changera aussi d'auteur des faits. Tout ceci n'est pas sérieux. Ce qui est dramatique, c'est que mon client est maintenu en détention au motif précisément que des vérifications auraient été faites pour crédibiliser les accusations", a-t-il lancé au micro de franceinfo.  

En outre, la défense du théologien musulman a annoncé qu'une nouvelle demande de remise en liberté sera prochainement déposée. En effet, la dernière a été rejetée le 22 mai par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris, tout comme la demande d'expertise médicale de l'islamologue qui souffre d'une sclérose en plaques et qui est toujours détenu dans une unité médicale de la maison d'arrêt de Fresnes. Tariq Ramadan sera réentendu par les juges le 5 juin prochain.

 

 

Lu sur franceinfo

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