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Scandale de la Dépakine : la justice reconnaît la responsabilité de l'Etat
©DR / Maxppp

Condamnation

Scandale de la Dépakine : la justice reconnaît la responsabilité de l'Etat

Ce médicament était à l'origine prescrit pour traiter les personnes qui souffrent d'épilepsie ou de troubles bipolaires. La Dépakine s'est révélée dangereuse en cas de grossesse. Le tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser trois familles dont les enfants sont lourdement handicapés.

Nouveau rebondissement dans l'affaire de la Dépakine. L'Etat a été reconnu coupable. Le tribunal administratif de Montreuil vient de se prononcer ce jeudi 2 juillet sur les requêtes déposées par trois familles dont les enfants sont lourdement handicapés. Ils avaient été  exposés in utero à la Dépakine, un antiépileptique. 

L'Etat a été condamné à indemniser les trois familles. Le tribunal administratif a estimé que les responsabilités étaient également partagées par le laboratoire Sanofi et des médecins prescripteurs, dans une moindre mesure.

Lors de l'audience qui s'est tenue le 24 juin, le rapporteur public avait estimé que la responsabilité de l'Etat était établie et que ce dernier avait failli à son devoir d'action et d'information. 

Ce médicament était commercialisé par Sanofi depuis 1967.  D'après une étude de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publiée en 2017, entre 2.150 et 4.100 enfants auraient été touchés depuis le début de la commercialisation du médicament en 1967 jusqu'en 2016. 

Le laboratoire Sanofi avait été mis en examen en février dernier pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires".

Le Figaro

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