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Progressisme : le retour de l’esclavage moderne
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Progrès

Progressisme : le retour de l’esclavage moderne

Les Citoyens Cincinnatus reviennent dans cette tribune sur le fléau de l'esclavage moderne et sur les questions du progressisme et de l'immigration.

Les Citoyens Cincinnatus

Les Citoyens Cincinnatus

Les Citoyens Cincinnatus est un groupe transpartisan, défendant les valeurs de solidarité, libertés et humanistes.

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Qui pourrait être contre le Progrès ? Mais quand le Progrès se mue en religion qui s’oppose à toute tradition ou mode de vie, quand le Progrès lui-même perd de vue la pluralité des points de vue, c’est en réalité la stagnation et la décadence qui menacent : là où il n’y a plus de sens, il n’y en réalité plus d’avancée. Or les signes avant-coureurs d’une religion du progressisme se multiplient. Mondialisation néo libérale effrénée et technocratie progressiste nous promettent un anti humanisme en devenir.

Dans de très nombreux pays, des voix se lèvent contre la « pensée unique » de ceux qui se nomment progressistes, ces derniers accusant les autres (une large majorité) de traitres, de populistes et parfois même de complotistes…Il est amusant de constater le recours à la théorie du complot lorsque sont mis en cause des membres de l’élite et jamais dans les nombreuses condamnations de manifestants ou de gilets jaunes. La cristallisation de cette violence des progressistes se manifeste avec acuité avec la question de l’immigration : les progressistes insistent sur les bienfaits d’une immigration sans limite, incontrôlée, en louant cette immigration comme ipso facto bénéfique pour l’économie.

Sauf que derrière cette affirmation, aucune explication scientifique n’est donnée, mais les arrière-pensées idéologiques elles sont évidentes…

Qui se souvient encore du 27 avril 1848 ?

Après le Portugal, premier pays de la fin de l’esclavage, Victor Schoelcher propose un décret qui décide de l’abolition de l’esclavage en France et dans ses colonies.

Qui se souvient encore des poings gantés de noir levés lors des JO de 1968 à Mexico par Tommie Smith et John Carlos pour lutter contre le racisme et l’exclusion dont sont victimes les afro américains aux USA ?

Qui se souvient encore que Nelson Mandela a consacré toute son existence à lutter contre l’Apartheid, et deviendra le premier Président noir d’Afrique du sud en faisant un pied de nez à l’histoire de son pays.

En France comme dans d’autres pays des avancées significatives ont eu lieu pour les descendants d’immigrés au XXe siècle, des femmes et des hommes ont intégré les médias, les directions d’entreprises, seul le monde politique reste opaque…Trop peu ont accédé à des postes politiques de premier plan : citons pour mémoire Gaston Monnerville, Lucette Michaud Chevry, Roger Bambuck…Les progressistes eux-mêmes n’ont jamais soutenu les immigrés qui sont venus dans notre pays et s’y sont intégrés.

Aujourd’hui l’Etat français, malgré son échec dans la politique d’intégration, fait venir en masse des migrants en leur accordant des « privilèges » que certains autochtones n’ont pas, en matière de logement et de  santé. 

Alors pourquoi les progressistes s’entêtent à faire entrer une population migratoire importante ? (le rythme s’est accentué depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, dont la politique a entrainé une explosion des demandes d’asile en 2019, à près de 132 000 demandes,+7% après +22% en 2018 , aussi +7% pour les titres de séjour, +10% entrée sur le territoire pour études soit le chiffre symbolique de 100 000 personnes par an…)

Les plus libéraux argumenteront en disant que certains emplois ne trouvent pas preneurs…Il faut rappeler qu’un secteur comme le bâtiment notamment fait appel à une main d’œuvre peu qualifiée et bon marché. Le patronat ne voit-il pas une aubaine devant le désarroi de ces pauvres gens qui au péril de leur vie, doivent se contenter de peu ? Cette armée industrielle de réserve, issue de l’immigration récente, exerce une pression à la baisse sur les salaires, comme en atteste l’exemple du bâtiment.

Si les réseaux sociaux ont réveillé les élans contestataires des masses populaires, comme en attestent les récents mouvements sociaux ou les victoires fulgurantes des partis dits populistes, la prévalence de salaires bas (politiques déflationnistes calquées sur les Allemands) et d’immigration importante maintient la classe moyenne dans un nouvel état de servage. 

Pourtant ce capitalisme progressiste, vecteur de l’appauvrissement des classes « dites moyennes » au profit des plus riches  possède un talon d’Achille. En appauvrissant un grand nombre de  citoyens aussi consommateurs, la question de l’équilibre indissociable en économie entre l’offre et la demande se pose, car qui pourra consommer les produits du quotidien mais surtout les produits de hautes technologies si la demande n’est plus assez présente ? Le marché domestique français ne tient plus qu’à coup de subventions comme l’a montré les 17 milliards concédés par Macron aux Gilets Jaunes.

Les populations les plus fragilisées sont tombées naïvement dans le piège du mondialisme. L’esclavage industriel est en marche à nouveau : Victor Schoelcher doit se retourner dans sa tombe en voyant 170 ans après le retour de l’esclavage « moderne » …

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