Où l’on découvre qu’il y a des « référents laïcité » dans nos écoles. Et pendant qu’on y est, pourquoi pas des « référents sexualité » ? | Atlantico.fr
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Jean-Michel Blanquer Jean Castex éducation nationale laïcité
Jean-Michel Blanquer Jean Castex éducation nationale laïcité
©THOMAS COEX / POOL / AFP

Petit aperçu de la niaiserie contemporaine

Où l’on découvre qu’il y a des « référents laïcité » dans nos écoles. Et pendant qu’on y est, pourquoi pas des « référents sexualité » ?

Ce serait plus utile et à coup sûr, plus agréable.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Le « référent laïcité » est un être précieux. Il peut s’agir d’un inspecteur d’académie, d’un professeur, où d’un parent d’élève très qualifié. Ce poste est également ouvert aux étudiants diplômés « référent laïcité » de la Sorbonne. On sait ce qu’on doit penser des diplômes de la Sorbonne…

Tel qu’en lui-même ce référent a pour mission de prêcher la bonne parole aux élèves tourmentés par des questions religieuses. Il doit parler avec gentillesse aux élèves bouddhistes. Mais avec Bouddha pas trop de soucis à se faire : on peut l’insulter en toute quiétude.

Avec les élèves de confession juive, il doit être extrêmement précautionneux : les Juifs sont des écorchés professionnels et un rien les froisse. Quant aux élèves catholiques, il doit avec eux redoubler de bienveillance : ils sont une espèce en voie de disparition.

Une autre religion occupe actuellement le devant de la scène. Et là le « référent laïcité » peut donner le meilleur de lui-même. Dans ce magasin de porcelaine qu’est une classe, il avance dans des charentaises molles et tendres. Les plus agiles d’entre eux sautillent en faisant des pointes avec leurs ballerines.

Concernant cette religion le « référent laïcité » s’inspire de trois principes qui fondent sa pensée. « Vous n’aurez pas notre haine », « tous en terrasse » et « pas d’amalgame ». Ainsi il dira aux élèves que ce n’est pas bien de décapiter un professeur. Et dans le même souffle, il ajoutera que ce n’est pas bien non plus d’insulter le Prophète.

L’évidente utilité du « référent laïcité » apparaît ainsi en pleine lumière. Certains grincheux estiment que l’Education Nationale ferait mieux de recruter des enseignants qui sauraient lire et écrire le français plutôt que des « référents laïcité ». C’est beaucoup demander.

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