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On le sait désormais, c’est le matin qu’on brûle le plus de calories et voilà les conclusions à en tirer
©AFP

Pratique

On le sait désormais, c’est le matin qu’on brûle le plus de calories et voilà les conclusions à en tirer

Une étude de d'un groupe de la faculté de médecine de Harvard, du Brigham and Women's Hospital et de la Penn State University a permis de découvrir que nous brulions plus de calories durant la matinée. Une information qui peut nous aider à adapter notre rythme de vie.

Béatrice de Reynal

Béatrice de Reynal

Béatrice de Reynal est nutritionniste. Très gourmande, elle ne jette l'opprobre sur aucun aliment et tente de faire partager ses idées de nutrition inspirante. Elle est par ailleurs l'auteur de Ouvrez les yeux avant d’ouvrir la bouche, publié chez Plon, et du blog "MiamMiam".

 

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Atlantico : A quoi cela sert-il de connaître le moment de la journée où l'on brûle le plus de calories ?

Béatrice de Reynal : Il est important de bien connaître son rythme, même s’il est toujours possible de le modifier. Le corps sait très bien s’adapter à une situation, puis s’adapter à une autre. Il faut seulement lui laisser le temps. 

Par exemple, un Français qui se lève à 7 h pour aller travailler de 9 h à 18 h puis genre chez lui en faisant, dans l’espace, différentes tâches (courses, visites… ) ou travaux ménagers (ménage, cuisine, devoirs des enfants) puis dîner, reste à converser ou à regarder un écran puis s’occupe de lui et va dormir à 23 h.

Il sera le plus performant intellectuellement et métaboliquement dans la première partie de sa journée (de 7 à 13/14 h). S’il prend un petit-déjeuner correct, il sera performant toute la matinée, sans trou.

S’il change brutalement et passe travailleur de nuit, il devra s’adapter : alors il sera plus performant en début de période (soirée) plutôt qu’au creux de la nuit, et pire, en fin de nuit. De sa nourriture viendra sa performance. 

Après chacun des repas principaux, il faut savoir que votre métabolisme est profondément modifié ; la vascularisation se modifie, passant des membres et cerveau plutôt vers le système digestif. C’est pourquoi après un gros repas, on éprouve l’envie d’une sieste. C’est le moment de la journée où on est le moins opérant intellectuellement et musculaire ment. Mais on a aussi « une extra-chaleur postprandiale » : c’est -à- dire que la température du corps s’élève (une partie des sucres sont utilisés et transformés en chaleur). On brûle des calories. On les gaspille, aussi.

Peut-on influer sur notre horloge biologique interne en ayant des comportements adaptés ?

Bien sûr, on peut influer sur notre horloge biologique : nos sens (vue principalement, mais aussi tous les autres sens) perçoivent les rythmes circadiens et nycthéméraux (jour, nuit) et adaptent nos cycles hormonaux. Enfermés dans une grotte, on perd ces signaux, mais le corps poursuit des cycles qui alors, sont souvent plus courts ou un peu plus longs. De votre rythme de sommeil (qui dépend d’hormones) et de nourriture (repas réguliers), découlera votre équilibre personnel. 

La régularité convient mieux aux métabolismes. Heures de repas réguliers, pas d’écarts, pas de creux. Et un contenu alimentaire régulier, équilibré, même s’il doit être très varié.

Rassurez-vous : le corps humain, grâce à son génome complexe et riche, peut s’adapter à toutes les situations. Vous pourriez vous adapter bien plus rapidement que vous pourrez l’imaginer, aux rythmes des Inuits ou celui des Touaregs. Régimes presqu’exclusivement animaux. Mais si vous partez vivre au Japon ou en Inde, vous vous adapterez d’autant plus facilement que l’écart circadien est proche.

Est-ce pour vous une donnée capitale pour nos habitudes ? Comment se servir de cette donnée pour adapter notre comportement ?

Cette nouvelle donne scientifique nous confirme une chose importante : nous influons sur notre environnement tout comme celui-ci nous influence. Nous ne devons pas renier ce lien, mais au contraire, le comprendre et l’utiliser à bon escient. 

Pour l’équilibre alimentaire, la première des choses à faire est de boire de l’eau en quantité (on oublie trop souvent que nous sommes constitués de 75 à 80 % d’eau : c’est donc notre première nourriture), puis de bien dormir. En effet, le sommeil fait partie de l’équilibre alimentaire. Sans un bon sommeil, vous aurez tendance à manger plus que nécessaire. Votre rythme circadien est perturbé, et ça peut durer des jours. 

Alors respectez votre nature, respectez vos cycles. Buvette ode l’eau et dormez suffisamment. 

Ce n’est qu’une fois ces deux choses exécutées correctement que vous pourrez songer à vous sustenter. 

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