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©DAMIEN MEYER / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

Les petits commerces condamnés à mort. Mais le "petit non essentiel", le "cave" se rebiffe. Enfin

Denis Jacquet évoque cette semaine le choix et la stratégie du gouvernement face à la pandémie de Covid-19. Les effets du confinement sur l'économie, sur les commerces et pour les TPE - PME pourrait s'avérer désastreux malgré le soutien du gouvernement à l'économie.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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On croyait le Français mort, anéanti. L’ancien rebelle, celui qui n’obéit jamais et conteste tout, était devenu l’ombre de l’ombre de lui-même, un toutou, terrorisé par un virus qui lui n’a même pas fait frémir les courbes de l’INSEE entre 2018 et 2020. Anémié par la peur distillée par les médias, aux ordres de l’audimat et des courbes apocalyptiques du bon Doc. Salomon et de Véran, son complice (et réciproquement), qui à défaut d’être de bons médecins, sont devenus de magnifiques prédicateurs de mort. 

Le verdict du médecin France, attristé de cette mort cérébrale, de cette perte de vitalité essentielle, de la perte de sa légendaire obsession pour le libre arbitre et la contestation qui faisaient pourtant notre charme, était sans appel. Le patient est choqué, pétrifié par la peur et seul un électrochoc pourrait, éventuellement, le ramener à une forme de vie. Mais on avait oublié que le Français, comme nous décrivent les Anglais, ne chantent que « les pieds dans la merde » et ne s’effraie du vide que lorsqu’on l’y jette. A ce titre nous devons remercier le Docteur Macron et son chiffre délirant de risque de 400 000 morts. Les Français ont enfin compris que l’on se moquait d’eux et que le fantaisiste devait laisser place à la réalité, et que la réalité c’était la mort des petits commerces, le début du chômage de masse, et que là oui, on pouvait parler de plus de 400 000 morts économiques.

On jette le Français dans la tombe. Et il réagit. Enfin !

Le Gouvernement jette le pays à la fosse commune, devient le fossoyeur inconséquent et à mon sens punissable, de la vie économique de nos concitoyens, confinés et devenus un peu, avouons-le-nous, « cons » tout court, et tout à coup nos Français se réveillent. Ils esquissent un mouvement, remuent un membre. Un semblant de vie remonte à la surface, et l’encéphalogramme, dans une liesse inespérée, s’associe à l’électrocardiogramme, c’est officiel, pour témoigner d’un retour possible de signes vitaux. Le Français, l’ancien rebelle à la retraite, le baby-boomer en fauteuil roulant, se prend à nouveau à jouer dans un « Expendable », dans une superproduction Gauloise, et sort les armes. Une gitane maïs et on y croirait totalement, le Cave se rebiffe et promet de disperser ce début de « dictature » façon puzzle !!

Comme du « bon » temps des gilets jaunes, après avoir ostracisé les « ploucs » de province (dont je fais partie, depuis ma Normandie natale), il ostracise et condamne à mort les petits commerces, au profit de la grande distribution. La coupe est enfin pleine, le mort vivant se redresse et le temps d’un week-end, la révolte monte, et les Maires les plus éclairés s’y joignent. Ces Maires dont on bafoue depuis des mois la légitimité démocratique, réalisent enfin, que les conseils de « guerre » du Président, font fi d’un élément à priori fondateur de notre démocratie (qui n’est plus) : le suffrage universel. Ce dernier les a portés au pouvoir, la constitution le garantit, mais un simple décret décidé dans la solitude d’un exercice d’hyper présidence Jupitérienne, les en démet en quelques minutes. Eux aussi deviennent des pantins pour qui l’instituteur en chef décide. Mais là, les Maires voient rouge, oublient le bleu et le blanc, et se saisissent de leurs arrêtés. Légalement faibles, ils devront se soumettre à la règle autoritaire supérieure, mais comme dans tous les combats de société, la rue l’emporte toujours sur le droit. Si le mouvement croît, il l’emportera. La Loi doit être contestée quand elle devient injuste et violente. Les Maires, ces « caves » de province, se rebiffent. Comme c’est bon !

Les petits, les « bouseux » de province (comme moi à nouveau, ne vous méprenez pas !) ont compris l’injustice, l’incohérence, l’aberration, d’ouvrir des usines à Covid, à savoir les hypermarchés, où le virus ne ferait pas ses courses, préférant les petits commerces, qui du coup devraient fermer !!! Toute l’arrogance Parisienne et gouvernementale dans un seul décret. L’aveuglement face à la détresse de ceux qui vont tout perdre, et qui doivent aller mourir devant les marches et parking gratuits de la grande distribution, qui pourtant, elle, s’est « déjà gavée » pendant la première vague, et laissera la seconde vague s’abattre comme un tsunami, pour anéantir les petits, les « sans-dents », qui peuvent bien « crever ». Qui s’en soucie ? Pas l’Elysée, par Darmanin, qui préfère utiliser les forces de police pour controler nos auto-autorisations, dignes de l’occupation, plutôt qu’au contrôle de ces Islamistes qui préparent et aiguisent leurs couteaux pour décapiter nos concitoyens.

Alors je dis BRAVO. Bravo à mes amis, qui commencent à se fédérer autour de divers entrepreneurs et membres de la société civile, en France mais aussi dans les pays Européens qui prennent les mêmes mesures sacrilèges. Merci à ces avocats, rencontrés ce week-end, qui préparent des recours contre ces décrets infamants, qui j’espère, inciteront un écrivain éclairé à lancer un « J’ACCUSE », contre cette répression brutale contre les entrepreneurs, PME, TPE, artisans, commerçants, qui respectent parfaitement les règles et ne contaminent pas, ni les biens, ni les personnes. Le Gouvernement, arrogant, les considèrent NON ESSENTIELS, alors qu’ils sont INDISPENSABLES. 

Que dire de ces gendarmes obligés d’appliquer des ordres imbéciles et ferment des magasins en Bretagne, département le plus préservé de cas de Covid ? Il faut organiser la résistance. Car même la Loi (et on parle de décret et de mesures d’exception ici, pas le Loi), doit être ignorée, la désobéissance organisée, quand la Loi est au service d’un complot contre la démocratie et contre notre avenir économique. 

La dernière étude du Cabinet Mc Kinsey indique que la France aura le record d’Europe de liquidations d’entreprises. Le double de nos voisins immédiats : 23% contre 11% chez nos voisins immédiats. Et si le confinement dure entre 4 et 7 semaines comme prévu, on pourrait monter à 25% ou plus. 1 entreprise sur 4, dans ce segment pourtant essentiel à la France, les 49 à 250 salariés. On parle de centaines de milliers d’emplois en moins. On parle de vie volée, anéantie, de commerçants, qui perdront leur seul bien, leur entreprise, celle dont la vente à terme financerait souvent difficilement leur retraite. Ils viendront s’ajouter à nos agriculteurs, dont le taux de suicide est terrifiant, mais qui préfèrent la mort, qu’une vie inutile à 550€ par mois, eux qui ont donné 60 à 80h hebdomadaires, en moyenne, de leur vie à nourrir nos villes.

Nous allons grossir ce flot de désespérés, et ils viendront bientôt chercher les coupables pour préparer un remake de 1789, et cette fois, contrairement aux Gilets Jaunes, je serai à leurs côtés.

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