Vue d’un abribus à l’angle de la 13e Rue et de la Rue I NW, où un panneau d’affichage électronique et une affiche indiquent que la dette nationale américaine actuelle, par habitant et pour l’ensemble du pays, s’élève à 40 000 milliards de dollars le 30 août 2026 à Washington.
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ENTRE VRAIES ET FAUSSES PANIQUES

Le monde se noie-t-il vraiment dans la dette ?

La dette américaine peut-elle encore être considérée comme un refuge sans risque ? Le privilège du dollar ne suffit plus à protéger Washington des mécanismes classiques de l’endettement. Entre déficit persistant, hausse des charges d’intérêts et moindre appétit des investisseurs étrangers, les États-Unis comme la France disposent d’une marge de manœuvre budgétaire de plus en plus réduite. La dette publique américaine devient-elle une source de risque pour le système financier mondial, ou le statut du dollar offre-t-il encore une protection suffisante ?

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A PROPOS DES AUTEURS

Chercheur principal en économie internationale du Council on Foreign Relations de New York. Son expertise comprend la macroéconomie, les flux de capitaux mondiaux, l'analyse de la vulnérabilité financière, les restructurations de la dette souveraine et la gestion des crises financières. Il blogue sur Follow the Money (https://www.cfr.org/blog/Setser ).

Sonja Gibbs est directrice générale et responsable de la finance durable au sein de l'Institute of International Finance (IIF).