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La France en pleine hécatombe industrielle
©Reuters

Au fond du trou

La France en pleine hécatombe industrielle

Eurostat vient de publier les chiffres de la production industrielle en février en Europe. Ils sont très mauvais, surtout pour la France.

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www.lecourrierdesstrateges.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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En février 2017, l’Union affiche une baisse de 0,2% de la production industrielle en un mois dans l’UE 28, et de 0,3% dans la zone euro. Une fois de plus, les statistiques montrent l’effet dépressif de la monnaie unique sur l’activité économique. Dans l’ensemble de la zone euro, la production industrielle en est pratiquement revenue à son indice de 2010, très inférieur aux indices d’avant-crise.

La France, zone sinistrée

Dans cet ensemble, on s’inquiètera tout particulièrement de la situation française. 

Le tableau ci-dessous explique clairement pourquoi :

Comme on le voit, certains pays subissent, en février, une baisse très forte de leur activité. C’est le cas de l’Irlande, qui perd près de 35 points d’indice en un mois (ce qui ressemble à un krach économique), des Pays-Bas (6 points), de la France, qui perd trois points.

Surtout, le tableau souligne les différences de situation industrielle par rapport à la situation de 2010, c’est-à-dire d’après-crise. La France fait partie des pays dont la situation, en 2017, est pire qu’en 2010. Au contraire, certains pays européens battent des records en matière de production industrielle. C’est le cas des Etats baltes, de l’Irlande, de la Hongrie ou de la République Tchèque.

Preuve est donc faite que la construction européenne telle qu’elle est conçue aujourd’hui contribue à rebattre les cartes économiques en instillant une nouvelle division internationale du travail, au profit des Etats membres au niveau salarial le plus faible.

 

Donc, non! ça ne va pas mieux!

Article publié initialement sur le blog d'Eric Verhaeghe

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