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La diversité est, parait-il, "surreprésentée" à la télé. Mais, et c'est bien triste, ce n'est pas la bonne…
©Reuters

Ecran noir, écran blanc

La diversité est, parait-il, "surreprésentée" à la télé. Mais, et c'est bien triste, ce n'est pas la bonne…

Vous pouvez changer de chaînes. Mais vous retrouverez toujours les mêmes.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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On savait que nous avions une télé de m… Mais on ne savait pas à quel point. Car on s'était bêtement polarisés sur la très grande médiocrité des journaux télévisés et sur l'infinie vulgarité des émissions de télé réalité. Mais le pire, le plus insupportable nous avait échappé. Et c'est le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) qui a mis en évidence cette calamité.

Le CSA dispose d'un instrument de mesure qui lui est propre et dont il faut espérer, tant qu'il est juste et généreux, que bientôt son application sera élargie au cinéma, à la littérature, au théâtre, à la politique, à l'économie. Il s'agit du Baromètre de la diversité. Ce machin, ce bidule est une spécialité française au même titre que le camembert et le pastis. Le Baromètre de la diversité se charge (très amicalement) de faire des contrôles au faciès sur les écrans.

Et après avoir visionné deux semaines de programmes sur toutes les chaînes, il a rendu son verdict. Un verdict qui soulève le cœur et qui marque du sceau de l'indignité notre belle République. Sur les écrans les "personnes perçues comme non blanches" sont "surreprésentées" à hauteur de 34% dans les "activités illégales ou marginales". Une stigmatisation intolérable…

Les méchantes langues, -j'en suis une- suggèreront au CSA et à son baromètre de se transporter dans nos nombreux établissements pénitentiaires. Et cet organisme impartial et bienveillant pourra constater qu'une population, "les personnes perçues comme blanches" est scandaleusement sous représentée dans nos prisons. C'est injuste et parfaitement discriminatoire. C'est pourquoi il faut d'urgence remplir Fleury-Mérogis, Fresnes, les Baumettes etc… avec des "personnes perçues comme blanches".

Certes c'est une tâche difficile et complexe mais un gouvernement digne de ce nom devrait avoir le courage de s'y atteler. Pour ce qui est de la télévision, ça semble plus simple et à la portée du CSA. Il faut d'urgence instaurer des quotas pour rétablir sur nos écrans l'équilibre ethnique nécessaire. "Les personnes perçues comme non blanches" doivent être écartées des images négatives qui leur font tant de tort.

 Oui il nous faut des séries avec de merveilleux policiers noirs et arabes arrêtant des délinquants "Français de souche" ! Oui il nous faut des reportages et des enquêtes montrant les mêmes aux prises avec des racailles au visage pâle ! Et il faut aller plus loin pour que ce baromètre mérite vraiment son nom de Baromètre de la diversité. A quand des images avec d'affreux escrocs juifs ? Et pourquoi jamais rien sur les voleurs et les mendiants d'origine roumaine ! Et pourquoi refuse-t-on obstinément de nous montrer des voyous blancs de peau ?

Comme le CSA je vais visionner, -cela sans être payé- les chaînes de télé pendant deux semaines. Je verrai si enfin la diversité est montrée sous un jour plus séduisant. Si enfin les méfaits des Juifs, des Roms et des Français blancs sont portés à la connaissance du public. Si rien de tel n'est fait, j'arrête de payer ma redevance. Na !

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