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Délinquance : quand la mairie de Paris se réveille sur la réalité vécue par les habitants de la capitale
©LUDOVIC MARIN / AFP

Épiphanie

Délinquance : quand la mairie de Paris se réveille sur la réalité vécue par les habitants de la capitale

L’adjointe parisienne à la Sécurité parisienne, Colombe Brossel, a interpellé Christophe Castaner sur Twitter en l'accusant de laisser exploser la délinquance dans la capitale française.

Xavier Raufer

Xavier Raufer

Xavier Raufer est un criminologue français, directeur des études au Département de recherches sur les menaces criminelles contemporaines à l'Université Paris II, et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Dernier en date:  La criminalité organisée dans le chaos mondial : mafias, triades, cartels, clans. Il est directeur d'études, pôle sécurité-défense-criminologie du Conservatoire National des Arts et Métiers. 

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Atlantico : L'adjointe à la sécurité de Paris, Colombe Brossel, a accusé Christophe Castaner de laisser exploser la délinquance à Paris, notamment en se concentrant sur les mobilisations gilets jaunes et des débordements qui s'en sont suivi. Elle relate dans sa lettre de nombreux chiffres sur la délinquance dans la capitale comme une augmentation de 13,5% d'atteintes volontaires, 8,5% de plus des recels ou encore plus 8% de violences faites aux femmes. Ces chiffres sont-ils exacts ?

Xavier Raufer : Pour éclairer les lecteurs, évitons de prendre cette grave affaire par le petit bout de la lorgnette et considérons-là dans son ensemble.
a) En matière de sécurité publique, la présidence Macron est dès l'origine indifférente et incompétente. Ces problèmes ne l'intéressent pas, point. Or dans cette monarchie élective qu'estla Ve République, si le roi dédaigne un sujet, toute sa cour s'en détourne. D'où la nomination à l'Intérieur d'un comique comme M. Castaner et le présent et profond abattement accablant à présent ce ministère : hauts fonctionnaires effarés et démoralisés, troupes abattues et léthargiques, nombreux suicides dans la police, etc. D'où enfin la désorganisation de la préfecture de police de Paris, outil de précision victime d'une brutale tentative de mise à la botte de l'Elysée ; préfecture désormais aux ordres d'un individu dont la réputation d'agressive brutalité - limite sadique - est la pire du corps préfectoral.
b) Résultat: un désordre criminel inouï dans l'aire de la préfecture de police : Paris, petite couronne. C'est ce bazar criminel dont la bourgeoise-libertaire Mme Hidalgo s'avise maintenant - quand, depuis deux ans, la crise couve et s'aggrave chaque jour. Reprendre mes articles dans Atlantico sur ce thème l'établit clairement.
Bien entendu, tous le chiffrage des crimes et délits commis en région parisienne sont justes - mais ne dévoilent qu'une part du réel criminel, car ces chiffres concernent la criminalité CONNUE de la police et de la justice ; la criminalité VÉCUE par la population étant bien pire si l'on y ajoute le "chiffre noir" des infractions ignorées par l'Etat. Ainsi, pour les vols à la tire, un sur cinq environ parvient aux autorités.

 

Qu'est-ce ces résultats disent de la situation sécuritaire de la capitale ?

Cette situation est décrite par la sagesse populaire : "quand le chat n'est pas là, les souris dansent". Venus du monde entier - on en capture parfois venus du Chili ou de Mongolie à Paris,y voler tant et plus - des bandits agissent d'autant mieux qu'il ont l'arme absolue : toute allusion au "racisme" suffisant à affoler des hiérarchies suffoquées par le politiquement correct. La base policière, elle, a compris que toute torgnole l'expédiait à l'IGPN et l'exposait à de graves sanctions. Ainsi, la police et la gendarmerie boxent non pas avec une, mais avec les deux mains ligotées dans le dos, face à des malfaiteurs étant, ou se disant, toujours plus "mineurs", ce qui, grâce à l'inepte angélisme de Mm.Taubira et Belloubet. leur assure l'impunité.
Résumons : la crise criminelle dans la région parisienne est à 80% sans doute le fait d'étrangers, migrants, "mineurs isolés" n'étant ni l'un ni l'autre mais d'usage, des meutes prédatrices de jeunes majeurs ;jeunes issus de l'immigration africaine. Or le gouvernement s'interdit par bienséance de toucher aux étrangers - même et surtout s'ils n'ont rien à faire ici. Les autorités se contentent de déverser sur ce dramatique problème des sommes immenses, dans l'espoir idiot d'acheter lasécurité. Pour les seuls "mineurs étrangers isolés", on apprend hier que le seul département de l'Oise dépensera en 2019 23 (vingt-trois) millions d'euros. Des réseaux de passeurs africains envoient en France, dormir au Campanile ou à l'Ibis, des meutes de bandits juvéniles qui ensuite, pillent allègrement. Telle est la présente etindéniable réalité.

 

Cette "explosion de la délinquance" n'est-elle pas reliée en fin de compte à une augmentation des déclarations à la police ? 

C'est bien sûr le contraire : à une police apathique et démoralisée répond jusqu'à présent et en miroir, une population lasse, effrayée, bousculée par les cambriolages et les agressions au quotidien. Dans le nord-est parisien - zone de prédation des toxicomanes et dealers de La Chapelle, gronde une sourde colère - même chez les bourgeois des quartiers "gentrifiés". C'est cela que Mme Hidalgo réalise. Des élections l'an prochain ! Vite, de la communication et de hauts cris ! Mais dans les faits bien sûr, autour de la porte de la Chapelle devenue une honteuse favela brésilienne hantée par des centaines de zombies toxicomanes, rien ne change.

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