Des employés de Micron Taïwan ont défilé devant le bâtiment de l'entreprise à Taoyuan le 17 septembre 2026, brandissant une banderole où l'on pouvait lire : « Révélons la rhétorique de Micron ! Les travailleurs taïwanais exigent une juste rémunération ». Des centaines d'employés de Micron se sont rassemblés pour réclamer une meilleure part des bénéfices et de meilleures primes, menaçant d'une possible grève quelques jours seulement après l'annonce par le fabricant américain de puces d'une indemnisation pouvant atteindre cinq ans et huit mois de salaire.
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VIEILLES RECETTES

Cette grève à Taïwan qui devrait alerter les Européens sur le destin dans lequel ils s’enferment

75 % du chiffre d’affaires transformés en marge cette année : face à une telle manne, les salariés de Micron n’ont pas réclamé une hausse de salaire, mais une part des profits, jugée plus réaliste à obtenir. Un choix qui en dit long sur l’époque, le salaire perd du terrain comme principal levier d’enrichissement, sans que le capital vienne vraiment compenser pour la majorité des travailleurs. La participation à la française, née en 1967, a-t-elle encore un avenir face à ce basculement ?

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A PROPOS DES AUTEURS

Alexandre Delaigue est professeur d'économie à l'université de Lille. Il est le co-auteur avec Stéphane Ménia des livres Nos phobies économiques et Sexe, drogue... et économie : pas de sujet tabou pour les économistes (parus chez Pearson). Son site : econoclaste.net