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Arabes, on vous aime ! Pas parce que vous êtes des Arabes mais parce qu'il y a plein de gens biens parmi vous…
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Tous les charmes de l'Orient

Arabes, on vous aime ! Pas parce que vous êtes des Arabes mais parce qu'il y a plein de gens biens parmi vous…

Pour changer de La Grande Borne et de sa racaille assassine il faut aller à Courbevoie. Là-bas le fond de l'air ne pue pas.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Ouvrez un journal et on vous apprend qu'à La Grande Borne une dizaine d'individus cagoulés ont tenté d'assassiner 4 policiers en les brûlant avec des cocktails Molotov. Ouvrez un autre journal et vous découvrirez que 50% des jeunes musulmans disent préférer la charia à la loi de la République. Ecoutez une radio et on vous dira que deux corps criblés de balles ont été découverts dans les quartiers nord de Marseille. Allumez votre télé et vous saurez combien de fichés S et de djihadistes partis pour l'Irak et la Syrie il y a en France.

De qui s'agit-il ? Mystère : on ne veut pas, on n'aime pas, le dire. Mais le bon peuple, avec son intuition infaillible, ne s'y trompe pas : il dit "des Arabes" ! Les Arabes, parlons-en. Il y en avait beaucoup samedi soir dans la salle des fêtes de Courbevoie. Une soirée festive et culturelle dédiée à l'harmonie entre les êtres humains y était organisée par l'association "Laïcité pour tous", présidée par l'égyptien Rezk Shehata.

La salle était joyeuse, animée. Ethniquement (osons le mot) presque homogène. Ça parlait arabe. Ça mangeait arabe. Ça chantait arabe. Et dans les moments les plus chauds quand l'orchestre oriental se déchaînait les youyous fusaient. Une atmosphère débridée de fête méditerranéenne. Les femmes de tous âges se levaient de leurs chaises, attachaient un foulard autour de leurs hanches et se contorsionnaient avec la fougue d'une jeunesse qui ne les avait pas quittées. Une danse du ventre lascive et évocatrice.

Sur la scène une danseuse orientale se trémoussait avec un tel entrain qu'elle faillit par deux fois en perdre son soutif. Sur la scène aussi une chanteuse, dont les chants arabes devaient être très classiques, puisque la salle les reprenait en chœur. Un moment elle chanta en hébreu le "Chema Israël" pour rendre hommage à Shimon Peres. Elle était juive et s'appelait Maya Shane. La salle bouleversée lui fit une ovation debout.

C'était un soir à Courbevoie… Que les choses soient claires concernant mon propos : il n'y a pas dans ma pensée de bons et de mauvais Arabes. Il y a des gens qui sont bien et d'autres qui ne le sont pas. Des gens dont le regard est illuminé par la gentillesse et la fraternité et des gens dont les yeux sont obscurcis par la haine et le ressentiment. Des gens qui aiment la vie, d'autres qui aiment la mort.

De ces derniers on parle beaucoup. On les étudie, on les analyse, on les comprend, on les excuse… S'ils se transforment en assassins comme à La Grande Borne c'est que nous avons dû, parait-il, leur faire beaucoup de mal…  On les désigne sous le vocable de "jeunes". Je trouve que "ordures" est préférable. Parce que pour les ordures il y a des poubelles. Et c'est là qu'ils doivent être. Pour ceux de Courbevoie qui sont les premiers à réclamer d'en être débarrassés.

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