Jacques Attali estime que "commencer à parler" maintenant "du déconfinement est une plaisanterie du 1er avril" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Crédits Photo: Capture d'écran Franceinfo

Leçons de la crise

Jacques Attali estime que "commencer à parler" maintenant "du déconfinement est une plaisanterie du 1er avril"

Jacques Attali a accordé un entretien à la rédaction de Franceinfo cette semaine. Il a évoqué la crise sanitaire du coronavirus et ses conséquences profondes pour la société. 

Jacques Attali "trouve insensé qu’on parle maintenant du déconfinement. Si on suit le modèle chinois, on sera déconfiné fin mai. Commencer à parler du déconfinement aux Français maintenant est une plaisanterie du 1er avril. C’est comme ça que les gens vont commencer à sortir et ne plus prendre cette épidémie de coronavirus au sérieux".

Jacques Attali a rappelé l’importance du système hospitalier et du domaine de la santé : 

"On voit bien qu’on n’a pas consacré assez d’efforts aux hôpitaux. La santé devrait être la première industrie du monde. Il y a une idéologie qui consiste à penser que les secteurs de la santé, de la culture, de l’éducation, de la recherche et de l’innovation sont des secteurs qui coûtent et pas des secteurs qui rapportent. Cette crise montre que c’est faux. Quand les dépenses de santé augmentent, si l’espérance de vie et la qualité de vie augmente, c’est une bonne nouvelle".

Jacques Attali estime que cette crise doit être "l'occasion de prendre conscience qu’il faut financer plus l’industrie et l’économie de la vie : l’hygiène, la culture, la recherche, la santé, l’alimentation, la culture...".

Jacques Attali vient de publier "A tort et à raison", avec Frédéric Taddeï, aux éditions de l'Observatoire. 

Franceinfo

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !