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Teint-Teint Président !
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Chroniques du pot aux roses

Teint-Teint Président !

De quoi s’arracher les cheveux ! Selon des informations du Canard enchaîné, le coiffeur personnel de François Hollande serait payé pas loin de 10.000 euros par mois.

Google et Yahoo, internet

Serge Federbusch

Serge Federbusch est président d'Aimer Paris et candidat à l'élection municipale de 2020. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, et de Nous-Fossoyeurs : le vrai bilan d'un fatal quinquennat, chez Plon.

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Hollande : un président tiré par les cheveux

On comprend mieux le scandale Cahuzac et l’indulgence coupable du président pour son ministre du Budget et des implants capillaires. Rien n’est trop beau ni trop cher pour les compagnons de la Toison d’or qui décoiffent au gouvernement. Presque 10 000 euros mensuels pour un merlan, c’est ébouriffant ! Soyons juste : la tâche est difficile, le casque de scooter hérisse le poil et la teinture part vite sous les intempéries.

Qui a vendu la mèche ? Aquilino Morelle, viré pour une banale histoire de cireur de chaussures qu’il réglait de sa poche, lui ? Pour Hollande, c’est beaucoup moins cher, c’est l’Etat qui paie. A moins que la balance soit un cégétiste tendance Martinez outré d’apprendre, qu’au mépris de toutes les lois sociales, l’homme aux ciseaux d’or est d’astreinte 24 heures sur 24. Pire qu’un porteur de code nucléaire, de quoi s’arracher les cheveux !

On sait désormais pourquoi ni Donald Trump ni Boris Johnson ne peuvent impressionner notre (couvre) chef avec leurs piètres brushings anglo-saxons. Inutile de couper les cheveux en quatre, c’est de la jalousie. Même s’il n’en arbore pas, François Hollande s’est toujours fait une certaine idée de la frange.

Euro de foot : encore un coup d’Etat sportif raté en France ...

Début juillet 2005, un coup d’Etat d’un genre nouveau avait échoué. Delanoë, alors maire de Paris, s’était servi de la candidature aux Jeux olympiques pour mettre en place une formidable machine de communication dont il espérait qu’elle le mène à l’Elysée en 2007 s’il avait obtenu le pompon. Heureusement, il s’était pris les pieds dans le tapis et Londres l’avait emporté. Aujourd’hui, la pauvre Hidalgo fait les mêmes rêves qui, espérons-le, aboutiront aux mêmes cauchemars.

Mais la preuve est faite : le socialisme de gouvernement est soluble dans le sport-business.

Ainsi, Mou-Président a-t-il misé gros sur la victoire de la France dans l’Euro de football. Tout était près pour qu’il plastronne avec les Bleus. Savamieux Ier brandissant une belle coupe (pas de cheveux) au milieu de tous ces solides gaillards, c’eût été le début de la reconquête de l’opinion.

Il faut le comprendre. Comment ne pas imaginer qu’avec le bienveillant arbitrage de la Commission européenne et de la Banque centrale distribuant la monnaie de singe comme d’autres sifflent les penalties généreux ; ainsi qu’avec un peu de désordre dans la défense adverse, celle des Républicains comme celle de la Mannschaft, il ne serait pas impossible de l’emporter en 2017 ?

Patatras ! A Paris, les rez-de-chaussée ont pris leur revanche sur les étages «nobles». Et Mou-Président faisait peine à voir tandis que joueurs et entraîneurs, Portugais comme Français, lui tendaient une main nonchalante et ne lui adressaient même pas la parole tandis qu’ils arpentaient les tribunes pour chercher leurs médailles.

De cette équipée nous garderons le souvenir d’une formule présidentielle mémorable : «le sport rapproche quand la politique divise». L’éloge de la balle et le dédain de la démocratie : le fond est atteint et c’est désormais en apnée que le sursitaire de l’Elysée va terminer son mandat.

Héliconippon

Les bourses ont oublié le Brexit et toutes les cruelles nouvelles : les banquiers centraux sont passés à la vitesse supérieure en matière de planche à billets. Mario Draghi, pour cause de turbulences britanniques, envisage désormais d’acheter pour 90 milliards d’euros d’actifs tous les mois. Et, à Tokyo, Ben Bernanke, ex président de la Fed en goguette, est venu porter la bonne parole à Monsieur Kuroda, gouverneur de la Banque du Japon, en évoquant carrément la perspective de la distribution de monnaie de singe aux ménages. Suggérons leur un nom de code digne de James Bond : «Opération Héliconippon», ultime convulsion d’une oligarchie qui ne rend plus de comptes qu’à ses propres délires et à la mission qu’elle s’invente de sauver la planète.

La régulation par le marché est censée distribuer la richesse en fonction du talent et des efforts des individus, la régulation par la démocratie est censée la redistribuer en fonction du nombre de citoyens et de l’influence politique. La régulation par les banques centrales le distribuera à la tête du client, en fonction de l’influence des copains et des coquins rencontrés dans les salles de marchés ou de la capacité des spéculateurs à exercer un chantage au krach boursier. Tout cela ne fera qu’attiser la fureur des exclus de ce festin de papier et dégénèrera en dévaluations compétitives et en révoltes populaires.

Lénine prophétisait : «les capitalistes nous vendrons la corde avec laquelle nous les pendrons». Aujourd’hui il pourrait s’attendre à la voir arriver gratuitement, livrée par hélicoptère ...

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