ONU : Ségolène Royal en rêvait, elle ne l'a pas fait... Les gros sous de l'Euro ; l'Allemagne et son million d'étrangers : dur, dur pour Angela Merkel ; Manifs anti El khomri : la fille du ministre de l'Intérieur y était ! | Atlantico.fr
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ONU : Ségolène Royal en rêvait, elle ne l'a pas fait... Les gros sous  de l'Euro ; l'Allemagne et son million d'étrangers : dur, dur pour Angela Merkel ; Manifs anti El khomri : la fille du ministre de l'Intérieur y était !
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Revue de presse des hebdos

ONU : Ségolène Royal en rêvait, elle ne l'a pas fait... Les gros sous de l'Euro ; l'Allemagne et son million d'étrangers : dur, dur pour Angela Merkel ; Manifs anti El khomri : la fille du ministre de l'Intérieur y était !

La chancelière allemande qui a ouvert toutes grandes les portes de l'Allemagne aux réfugiés l'année dernière au nom d'un "impératif humanitaire",est attaquée de toutes parts écrit Le Point qui consacre une enquête à "la crise des réfugiés,la plus rude épreuve de son mandat.

Anita Hausser

Anita Hausser

Anita Hausser, journaliste, est éditorialiste à Atlantico, et offre à ses lecteurs un décryptage des coulisses de la politique française et internationale. Elle a notamment publié Sarkozy, itinéraire d'une ambition (Editions l'Archipel, 2003). Elle a également réalisé les documentaires Femme députée, un homme comme les autres ? (2014) et Bruno Le Maire, l'Affranchi (2015). 

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En attendant que ça passe... (les grèves), les hebdomadaires vont voir ce qui se passe ailleurs cette semaine : l'Obs du côté du Canada,"le Rêve" d'après le journal, et du coté de Daech," l'enfer". L'Express a traversé la Manche pour scruter les "Anglais" et pose la question dans la langue de Shakespeare : "Should they stay,should they go ? (rester,ou partir). L'Euro de foot, une affaire qui devrait rapporter gros à certains, Challenges a fait les comptes. Et Le Point est allé en Allemagne pour voir comment le pays gère l'arrivée d'un million de réfugiés. Pas simple ; c'est plutôt pauvre Angela Merkel !

La chancelière allemande qui a ouvert toutes grandes les portes de l'Allemagne aux réfugiés l'année dernière au nom d'un "impératif humanitaire",est attaquée de toutes parts écrit Le Point qui consacre une enquête à "la crise des réfugiés,la plus rude épreuve de son mandat. Et ça se voit", précise le journal : "Ses traits sont plus tirés que d'habitude. Les commissures de ses lèvres se sont creusées. Elle a l'air fatigué. Angela Merkel est attaquée sur tous les fronts"..."Il y a ces milliers de lettres inquiètes ou courroucées que les contribuables lui envoient chaque jour. ...Il y a les sondages qui la malmènent,elle qui était le chouchou des baromètres politiques. .Il y a ses propres ministres qui la critiquent ouvertement quand elle préside le conseil des ministres... Sigmar Gabriel,son ministre de l'Economie et co-équipier social démocrate, est assis à sa droite. Il lui rappelle qu'il ne faut pas oublier les pauvres en Allemagne, les retraités, les mères célibataires, tous ceux qui vivotent autour du minimum vital et qui ont peur que le gouvernement ne s'occupe plus que des réfugiés. ...Wolfgang Schaüble, son ministre des Finances, gardien de la rigueur monétaire de même couleur politique, mais avec une vision plus contrastée des choses, ne la ménage pas non plus...

Un autre ministre, Jens Spahn s'épanche dans le Point : "Nous n'étions pas du tout préparés à un tel afflux de réfugiés". Pas assez de logements ;pas assez de ressources"... Pas préparés non plus au choc culturel que subissent ces réfugiés qui du mal à "s'habituer à une société pluraliste et ouverte comme la nôtre" Et pourtant il veut positiver : "au bout du compte ce sera un enrichissement pour notre société",à condition que tous se plient à " des règles très claires" ,à savoir par exemple qu' " à l'école les cours de natation sont obligatoires pour les garçons comme pour les filles et quelle que soit leur religion, jusqu'à l'âge de 14 ans"... Pour leurs aînés l'intégration n'est pas facile." Selon l'Ifop, un des grands instituts d'analyse économique, 80% d'entre eux n'ont ni le niveau ni la formation d'un simple OS allemand. Il va donc falloir du temps, beaucoup d'argent et de la patience pour les intégrer : 93,6 milliards d'euros d'ici la fin 2020... "L'économiste Théo Sarrazin  (membre du SPD), affirme que" 70 à 80% des migrants ne trouveront pas d'emplois" et déclare dans une interview au mag, que son pays " est en danger de perdre son identité culturelle ".Il redoute la montée de l'AFD, "le nouveau parti populiste :" quelque chose est en train de dérailler dans notre pays. Et si la politique ne se dépêche pas de changer de cap, alors d'ici quelques années, l'AFD sera aussi puissante que le FN en France ou le FPÖ en  Autriche". Pour compléter son enquête le Point est allé à Kassel, la ville de Mercedès et Volkswagen" où il a fallu improviser dans l'urgence,et où la " Mairie,débordée,a embauché 60 employés, chargés uniquement de la gestion des réfugiés". A Kassel "deux mondes se téléscopent : d'un côté ces rescapés arrivés sans rien après un voyage odyssée, de l'autre, les habitants inquiets d'une Allemagne, dernière oasis de bien être économique d'une Europe en crise".

L'enquête nous apprend autre chose : "Angela Merkel est furieuse que tant de gouvernements européens fassent comme si la question des réfugies ne les concernait nullement "...Elle ne pense qu'à ça,la crise des réfugiés, au point de se demander "à quoi elle occupait ses journées avant la crise des réfugiés, cherche à retrouver la confiance des Allemands"... Aujourd'hui elle a révisé sa "politique si généreuse". Dorénavant on expulse d'Allemagne ceux dont la demande (d'asile) a été refusée... Pour clore ce chapitre,le mag a demandé au démographe Hervé Le Bras pourquoi les réfugiés ne cherchent pas à venir en France. "Parce qu'ils savent qu'ils seront mal accueillis"!

Difficile de prévoir à ce jour comment seront accueillis les touristes qui viendront en France pour l'Euro de foot. Challenges est pourtant formel : "les enjeux financiers sont tels qu'aucun faux pas n'est permis ".Le magazine cite Guillaume Sabran, le responsable des partenariat et licences de l'UEFA : "sans même compter les retombées économiques pour l'économie française, l'évènement seul va rapporter près de deux milliards d'euros au football européen, dont un quart provient des sponsors..300 millions aux équipes nationales et 600 millions aux 54 pays membres de l'UEFA... Cette édition va battre des records financiers grâce à une trouvaille géniale du très pro business Michel Platini  qui " a souhaité ouvrir la compétition à un plus grand nombre de nations. Il y a 24 équipes au lieu de 16...Cela veut dire plus de billets vendus, des droits télé plus élevés ,une inflation des budgets de sponsoring- au total près de 40% de mieux-, des retombées plus importantes pour les villes,avec des supporteurs présents plus longtemps". ...Quant aux fans zones si controversées, elles sont qualifiées de " véritable centres commerciaux à ciel ouvert"... Enfin "la valorisation d'un joueur de l'Euro 2016 est de 10 millions d'euros ! On comprend mieux pourquoi la pression a été si forte pour leur maintien... coûte que coûte. Ceux qui ont (déjà ) moins le sourire, ce sont les maires des villes dont les stades ont été rénovés pour l'occasion. Les PPP ( Partenariats Public-Privé) conclus avec les entreprises de BTP et les clubs hotes sont très controversés et contestés et pourraient " mener des clubs à la banqueroute, ce qui fait écrire à l'auteur de l'article de le PPP pourrait devenir synonyme de partenariat perdant-perdant".

Au chapitre des mauvaises nouvelles, il y a aussi "le rêve brisé de Ségolène Royal" relaté par l'Express. La ministre de l'Ecologie,du développement durable et de l'énergie,qui a également la tutelle des Transports, se serait bien vue à la tête de l'ONU dont elle a appris à connaitre les rouages à la faveur de la COP21. La succession de Ban Kimoon est ouverte et elle affirme" avoir été sollicitée par des présidents de pays africains... et par des ONG". Hélas pour Mme Royal,"un principe veut"que les cinq pays (dont la France), ayant le statut de membre permanent du Conseil de Sécurité ne présentent pas de candidats". Il n'y aura pas d'exception pour elle et aux dernières nouvelles elle n'a pas encore trouvé de point de chute pour l'après 2017.

Enfin, au détour d'un "indiscret" du Point, on apprend que la propre fille du ministre de l'Intérieur s'est aventurée dans une manif anti loi El Khomri... L'histoire ne dit pas comment" cela s'est su"... Ses parents, eux,le savent sans doute !!!

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