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Bien décidés à déloger les montres suisses de nos poignets, les Californiens d’Apple sont condamnés à assiéger le village helvète qui leur résiste mieux que le village gaulois d’Astérix…

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Comment Apple a oublié Guillaume Tell pour s’attaquer à la Suisse et comment on peut offrir un bombardier furtif à son poignet : c’est l’actualité des montres…

Mais aussi la montre qui vous survivra quand vous serez passé sous un char d’assaut, l’invasion des crânes philosophiques, un rondeau algébrique qui donne l’heure et une montre de pilote qui décoiffe…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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APPLE : La nouvelle smartwatch à la pomme est interdite sur le marché suisse…

Ce n’était un poisson d’avril à retardement, mais une révélation incroyable de Business Montres : la nouvelle Apple Watch ne peut pas entrer sur le marché suisse ! Ce n’est pas une question de protectionnisme douanier pour préserver les intérêts de l’industrie horlogère suisse, mais une question de droits de propriété intellectuelle. En 1985, un Singapourien (William Leong : ci-dessous) qui avait quelques intérêts dans la monde et dans la montre avait déposé, pour la seule catégorie montres et pour la seule Suisse, le nom « Apple » et un logo avec une pomme. À l’époque, personne n’imaginait que les geeks encore peu crédibles de la Silicon Valley en viendraient un jour à concurrencer les montres suisses. Depuis trente ans, ces droits de propriété intellectuelle ont été régulièrement renouvelés. Ce qui empêche Apple d’exploiter en Suisse la moindre montre qui s’appellerait Apelle et qui aurait une pomme comme logo. C’est ce qui explique qu’Apple n’a pas pu participer au récent salon horloger Baselworld et, surtout, que la prochaine Apple Watch ne sera pas lancée en Suisse – alors que les Californiens envisageaient déjà un grande opération d’image et de storytelling autour du triomphe de leur smartwatch au pays des plus belles montres. Echec et mat (provisoire) : au pays de Guillaume Tell, c’est un Singapourien qui a croqué la pomme !

 

Lien Business Montres : http://www.businessmontres.com/actualites/apple-applewatch-icewatch-swatchgroup-stevejobs-timcook-leonardtimepieces-williamleong-ricardoguadalupe-hublot-institutfederal-proprieteintellectuelle-enorme-pourquoi-apple-na-pas-le-droit-de-lanc

                                                                                                                  

ICE-WATCH : Chérie, fais-toi peur (mais pas trop quand même) !

La tendance « Skull » persiste et s’installe dans les collections horlogères : le jeu consiste à semer des têtes de mort sur les cadrans, qu’ils soient de très haute horlogerie (avec des magnifiques sculptures en bas-relief) ou de gammes plus accessibles, comme cette Ice-Skull, qui détourne le motif dans un goût plus précieux. Le crâne doré comme provocation chic et rebelle pour les serial modeuses de l’été ! C’est gentil et rafraîchissant, mais il faudra bien qu’un sociologue vienne nous expliquer pourquoi on voit, en 2015, éclore autant de têtes de mort dans les collections horlogères : une réminiscence des vanités philosophiques du XVIIe siècle ou un vague « instinct de mort » en réaction à une actualité internationale trop souvent morbide ?

 

 

DEWITT : La rigueur numérique d’un concept mathématique…

Regardez bien cette montre : pas une seule aiguille ! Elle n’en est pas moins d’une précision on ne peut plus mathématique dans le décompte des heures et des minutes, exprimées en chiffres complets qui apparaissent en contrastes élégants sur le cadran. Ce rondeau algébrique incessant est d’une complexité mécanique qu’on renonce à vous expliquer, mais le glissement cadencé de ce temps qui passe est véritablement hypnotisant : la montre Académisa Mathematica Concept Watch n° 4 [pardonnons aux bons horlogers leur légère tendance à l’emphase baptismale] sait mettre de l’ordre au milieu d’un chaos de chiffres emportés par les rouages mécaniques de son mouvement automatique. Comme on aimerait qu’il n’y ait sur le cadran que ces chiffres, sans ces lettres d’inutiles inscriptions…

 

VICTORINOX : Après le passage du char d’assaut, vous aurez au moins sauvé la montre…

La montre I.N.O.X de Victorinox (la marque des fameux couteaux de l’armée suisse) est la plus résistante du monde : on peut même lui rouler dessus avec un char d’assaut de 64 tonnes – si, si, les Suisses ont essayé ! Elle ne subit pas moins de 130 tests en laboratoire, dont une chute de 10 m de hauteur sur du béton ou le passage d’une minute sous un chalumeau à 1200°C. Autant qu’elle est du bon côté de la Force, surtout avec sa coiffe amovible en nylon-silicone. Déclinée dans un rouge très mode, c’est aussi une montre urbaine qui donne aux aventuriers des villes de grande solitude un piquant frisson d’invincibilité. Le meilleur pour la fin : vous ne lâcherez qu’un tout petit billet de 500 euros, et on vous rendra la monnaie, pour ceindre votre poignet d’une telle légende…

TAG HEUER : Une montre furtive comme un bombardier secret de la CIA…

Boîtier taillé dans un composite très exclusif de fibres de carbone, avec des angles cassés pour dévier les écrans radar (comme les Northtrop B-2 Spirit de l’US Air Force), ponts en fibres de carbone, cadran et roues noirs, aiguilles satinées noires, courroies noires pour la transmission de l’énergie (le mouvement de cette montre est unique : pas de rouages, mais des micro-courroies dentées et une masse linéaire de remontage) : seuls les rubis luisent dans cette nuit, comme des étoiles naines rouges dans le ciel d’un théâtre d’opérations extérieures. La nouvelle V4 Phantom de TAG Heuer est une montre ultra-légère conçue comme un bombardier furtif : son design a déjà été multi-récompensé. Aux limites d’un nouveau futurisme horloger, elle va très au-delà du style contemporain en posant une nouvelle frontière esthétique…

 

 

PATEK PHILIPPE : Une montre de pilote garantie anti-dépression…

 

Avec cette nouvelle « montre de pilote », Patek Philippe a étonné tout le monde et dérouté bon nombre de ronchons, qui estimaient que cette Calatrava Pilot Travel Time n’était digne de la marque. Sauf que les commandes prévisionnelles ont doublé, sinon triplé les objectifs initiaux. C’est le marché qui a raison, pas les « experts » toujours frileux et conservateurs. Il faut dire que cette montre – facturée tout de même 42 000 euros – a tout d’une excellente sportive urbaine, et même d’une grande voyageuse avec son double fuseau horaire très pratique dans le cas de déplacements fréquents. Les codes traditionnels des « montres militaires » sont respectés, et même magnifiés avec élégance, l’esthétique générale de la Pilot la rendant même très portable au quotidien. Patek Philippe prouve ici la maîtrise de sa grammaire stylistique et des marqueurs de son identité profonde…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Lien : http://www.businessmontres.com

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