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La Première ministre danoise Mette Frederiksen, la Première ministre suédoise Magdalena Andersson et la Première ministre finlandaise Sanna Marin lors d'une conférence de presse, le 4 mai 2022.
La Première ministre danoise Mette Frederiksen, la Première ministre suédoise Magdalena Andersson et la Première ministre finlandaise Sanna Marin lors d'une conférence de presse, le 4 mai 2022.
©Martin Sylvest / Ritzau Scanpix / AFP

Sécurité face à la Russie

OTAN : la Finlande souhaite une adhésion "la plus rapide possible" en cas de candidature

La première ministre finlandaise Sanna Marin a tenu une conférence de presse avec la première ministre suédoise Magdalena Andersson et la première ministre danoise Mette Frederiksen, à Copenhague.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie et face à la menace de Vladimir Poutine, la Finlande et la Suède se rapprochent d'une candidature pour intégrer l'OTAN, possiblement commune, pour mieux se protéger de leur voisin russe. 

La Finlande espère une ratification "la plus rapide possible" par les 30 membres de l'Otan, en cas de candidature seule ou avec la Suède pour rejoindre l'alliance atlantique, selon les précisions ce mercredi de sa première ministre Sanna Marin. 

Helsinki mène aussi des discussions avec les principaux pays de l'alliance pour obtenir des garanties de protection durant la période d'adhésion qui peut durer plusieurs mois. 

Elle a notamment citant la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou bien encore l'Allemagne. 

"Si la Finlande et la Suède étaient candidates, la question clé est d'avoir un processus de ratification le plus court possible", a affirmé Sanna Marin lors d'une conférence de presse des dirigeants nordiques à Copenhague. "Ce serait la meilleure garantie de sécurité que nous pourrions avoir", a-t-elle précisé. 

"Mais bien sûr, nous discutons spécifiquement avec les plus grands pays membres de l'Otan, sur les garanties de sécurité et les problèmes de sécurité que nous pourrions avoir" durant la période intérimaire, a-t-elle indiqué. 

Une unanimité se dessine pour accueillir la Finlande et la Suède dans les rangs de l'Otan, selon l'alliance militaire, mais le processus de ratification implique un feu vert des Parlements des 30 pays. Seuls les membres de l'Otan bénéficient formellement de la protection de l'article 5, le parapluie de sécurité de l'alliance militaire lancée par les États-Unis au début de la Guerre froide avec l'Union soviétique. 

Le président finlandais Sauli Niinistö doit rendre publique le 12 mai sa position personnelle concernant une candidature de la Finlande à l'Otan. 

En Suède, le gouvernement et les partis au Parlement doivent présenter le 13 mai une revue de sécurité sur la question de l'adhésion. Stockholm mène actuellement des consultations avec des pays membres.

Le Figaro

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