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Aubry en guerre contre les rumeurs
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Riposte

Aubry en guerre contre les rumeurs

Séquence contre attaque face aux "rumeurs" pour la première secrétaire du PS. L'UMP réplique en dénonçant de nouvelles entourloupes

[Mis à jour le 10 juillet 13h45]

"On ne se laissera plus faire". Après s'en être prise hier aux rumeurs visant son mari, Martine Aubry a poursuivi son offensive anti boules puantes ce week end, revenant notamment sur celles portant sur sa santé et sur sa supposée dépendance à l'alcool. La première secrétaire du PS menace même d'avoir d'aller en justice en disant avoir des preuves sur l'origine des rumeurs et les personnes les ayant colportées. Selon le JDD, elle aurait passé plusieurs coups de téléphone à des personnalités soupçonnées de s'être répandues sur son compte. 

Du côté de l'UMP, les répliques ne se sont pas faites attendre. "C'est diffamatoire ! Parce que accuser sans fondement ses adversaires.. nous, on n'est pas dupe", a rétorqué Jean-François Copé, le président de l'UMP, en soulignant que les avertissements de Mme Aubry se réduisent à "une entourloupe des socialistes pour gagner du temps" : "L'UMP a bon dos pour tout, ce sont des méthodes absurdes et ridicules. Vivement que les socialistes s'occupent du fond". Pour sa part, Nadine Morano a dénoncé dans les colonnes du JDD "une stratégie de victimisation pour dissimuler la pauvreté du programme socialiste et les ratés de son entrée en campagne". Sur Radio J, Xavier Bertrand, le ministre du travail a pour sa part conseillé à Martine Aubry de porter plainte si elle s'estime attaquée. 

Dans l'entourage de la première secrétaire, on remarque qu'il s'agit de mettre en oeuvre la même stratégie que celle envisagée par les équipe de Dominique Strauss Kahn avant son arrestation à New York : prendre les rumeurs à bras le corps et y répliquer avant qu'elles ne deviennent des questions posées aux politiques tout en menaçant d'attaquer en justice ceux qui seraient pris à les diffuser.

Martine Aubry semble décidée à prendre les choses en main. En marge d'un déplacement à Turin, la candidate à la primaire socialiste a dit sa volonté de "ne plus jamais se laisser faire", après les attaques dont a fait l'objet son mari, l'avocat Jean-Louis Brochen, rapporte Le Parisien samedi 9 juillet. La maire de Lille a également fait savoir qu'elle avait demandé à leurs auteurs de retirer leurs propos, sans quoi une plainte serait déposée.

"Depuis quelque temps, des sites internet soupçonnés proches du FN ou de groupuscules ultra-sionistes mènent une campagne de dénigrement et d'acharnement sur la Toile, taxant l'époux de la socialiste d'avocat 'islamiste', 'd'avocat des barbus' ou 'd'avocat halal'", ajoute le quotidien.

Des attaques faisant référence à d'anciennes affaires, dont une datant de 1993, lors desquelles le spécialiste du droit social et du droit pénal avait défendu des jeunes filles portant le foulard islamique ou encore un lycéen, menacé d'exclusion pour avoir porté la kippa.

Martine Aubry a par ailleurs ajouté connaître la source des propos diffamatoires à l'encontre de Jean-Louis Brochen : elle a "fait clairement allusion à un écho paru dans L'Express, qui rapporte une petite phrase lancée par Nicolas Sarkozy en janvier 2010. Le chef de l'Etat aurait évoqué le couple Aubry/Brochen en ces termes : 'Vous connaissez bien Carla et Nicolas, vous ne connaissez pas Martin et Martine'. Pour Aubry, pas de doute, Sarkozy fait référence à une vieille légende du nord, selon laquelle 'Martin est un musulman qui s'appelle Hakim et qui doit se marier avec Martine'", précise Le Parisien.

Lu sur Le Parisien

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