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Manifestation pro-palestinienne : selon Alain Pojolat (NPA), "l'interdiction va mettre le feu aux poudres"
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Manifestation pro-palestinienne : selon Alain Pojolat (NPA), "l'interdiction va mettre le feu aux poudres"

Aussitôt connue l'interdiction, Me Hosni Maati, avocat des organisateurs, a déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris.

Contrairement à celle qui a eu lieu mercredi à Paris, la préfecture de police a interdit la manifestation pro-palestienne prévue samedi. Le même rassemblement prévu par les mêmes organisateurs samedi dernier avait également été interdit. Il avait toutefois eu lieu à Barbès, provoquant des émeutes et des affrontements avec les forces de l'ordre. La manifestation était cette fois envisagée place de la République, à Paris. Dès lors, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a appelé les organisateurs à "renoncer à la manifestation", initialement prévue à 15H00, au motif qu'elle "présente de sérieux risques de troubles à l'ordre public et des risques d'affrontements". "Aucun débordement de haine, aucun affrontement ne sauraient être tolérés à l'occasion d'une journée marquée par le recueillement et l'émotion", avec une cérémonie en présence des familles des victimes du vol Air Algérie, a fait valoir le ministre. 

Aussitôt connue l'interdiction, Me Hosni Maati, avocat des organisateurs (NPA,  Parti des Indigènes de la République, Palestinian Youth movement..) , a "introduit un mémoire en référé-liberté" (procédure d'urgence) auprès du tribunal administratif de Paris, où une audience est prévue vendredi à 18H30. Pour rappel, pour  la manifestation du 19 juillet, le tribunal administratif, déjà saisi par les organisateurs, avait confirmé l'interdiction de la préfecture de police. Alain Pojolat, du NPA, s'est dit "stupéfait" de la décision de la préfecture de police d'interdire la manifestation, alors que les organisateurs devaient négocier selon lui un parcours de manifestation. "Les arguments, c'est qu'il y aurait beaucoup de monde et qu'on serait incapables d'encadrer la manif", or "on aurait pu avoir 200 personnes pour le service d'ordre", a-t-il affirmé. Selon lui, "cette interdiction va mettre le feu aux poudres". 

A noter que selon des sources policières, les forces de l'ordre ont reçu des "consignes de fermeté" pour intervenir "très rapidement et interpeller" en cas de non-respect de l'interdiction de manifester, mais aussi si "des slogans ou manifestations antisémites" se produisent. Ainsi, les lieux de culte seront protégés "en conséquence" et il y aura plus de 1 200 policiers et gendarmes, les autorités craignant la formation de "petits groupes très mobiles" et pouvant être "disséminés et organisés" en plusieurs points de la capitale.

Jeudi, Manuel Valls avait prévenu sur RTL. "Nous verrons si celle de samedi sera autorisée, ce n'est pas sûr. On juge au cas par cas. Manifester est un droit mais il faut respecter la loi. Il y a beaucoup de raison de manifester mais il faut le faire dans le calme. Si celle de samedi n'est pas cadrée, elle sera alors interdite, le préfet va juger. (...) Ce sont les violences antisémites de samedi et dimanche qui ont provoqué cette interdiction et non l'inverse".

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