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Loi asile-immigration : début de fronde au sein de la majorité ?
©BERTRAND GUAY / AFP

Ça chauffe

Loi asile-immigration : début de fronde au sein de la majorité ?

Alors que le projet de loi "Asile et Immigration" est examiné dès ce lundi 16 avril à l'Assemblée, une vingtaine de voix pourtant macronistes font part de leurs désaccords et menacent de s'abstenir, voire de voter contre, rapporte Le Figaro.

Le projet de loi "Asile et Immigration" sera-t-il celui des premières frondes à l'Assemblée nationale ? Alors que des voix macronistes s'élèvent contre certaines dispositions du texte de loi, les cadres du parti présidentiel s'inquiètent, encore hantés par les frondes à répétition du précédent quinquennat, explique Le Figaro.

À partir de ce lundi, le texte du ministre de l'Intérieur sera débattu dans l'hémicycle. Plus de 1000 amendements doivent être étudiés, dont 200 déposés par les députés LREM. Si des modifications ont été apportées sur les aspects les plus controversés du projet de loi – notamment l'amélioration des conditions de détention –, certains élus marcheurs continuent de faire la moue.

"Il est resté campé sur ses positions"

C'est le cas de Stella Dupont, une ex-socialiste, qui regrette "rester sur [sa] faim". "Voter pour me paraît compliqué, je suis à ce stade sur une position d'abstention", ajoute-t-elle. C'est également le cas de Jean-Michel Clément, un autre transfuge du PS. Celui-ci a annoncé qu'il voterait contre, opposé depuis le début "à la philosophie comme à l'orientation" du texte étudié. Sonia Krimie, élue de la Manche, brandit elle aussi la menace d'un vote sanction.

D'autres, moins téméraires, reconnaissent qu'ils voteront "à contrecœur" pour le projet de loi. "C'est le texte de Collomb, le président y est attaché, on n'a pas le choix", lâche l'un d'eux. "Il est resté campé sur ses positions", déplore un autre, côté MoDem cette fois.

"Liberté dans le débat, mais unité dans le vote"

De quoi faire réagir les du côté du ministère de l'Intérieur, où on joue la sérénité. "On a toujours su que des parlementaires prendraient leurs distances. L'important, c'est que le texte soit voté", assure-t-on place Beauvau.

Pourtant, Richard Ferrand, le président du groupe LREM à l'Assemblée, a dû rappeler ses troupes à l'ordre mardi dernier, indique Le Figaro. "Liberté dans le débat, mais unité dans le vote. […] Quand on n'a pas réussi à convaincre en réunion de groupe, on n'a pas réussi", est-il expliqué aux élus marcheurs. Et d'agiter une menace aux éventuels poils à gratter : "Si certains préfèrent devenir autoentrepreneurs, c'est le statut de non-inscrit". Les responsables du groupe espèrent "dix voix dissonantes maximum, dont huit abstentions et deux contre". Réponse vendredi soir. 

Lu sur Le Figaro

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