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Les nouveaux ministres signent une "charte de déontologie"
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Exemplarité

Les nouveaux ministres signent une "charte de déontologie"

Cette charte vise à ce que "les ministres, dans l'exercice de leur fonction, ne mélangent pas les genres et qu'ils soient exemplaires".

C'est Pierre Moscovici, le ministre de l'Économie et des Finances, qui l' a annoncé à sa sortie dans la cour de l'Élysée : une charte de déontologie a été signée par les membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault ce jeudi lors du premier Conseil des ministres. Avant même d'entériner leur première décision, de baisser leur propre rémunération de 30 %, les ministres s'étaient vu distribuer le texte.  A l'issue du conseil, tous avaient signé ce document qui promet notamment le respect du code de la route, le plus de déplacements possible en train et pas de notes de frais.

Promise par François Hollande pendant la campagne présidentielle, la charte vise à ce que "les ministres, dans l'exercice de leur fonction, ne mélangent pas les genres et qu'ils soient exemplaires"Rédigé par l'équipe chargée de préparer la première année de gouvernement, sous la houlette de Laurent Fabius, le document évoque "l'existence d'un lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent" et constate qu'"un manquement isolé peut, à lui seul,suffire à l'entamer durablement". La charte entend rappeler aux nouveaux ministres les "quelques principes simples qui doivent guider [leur] comportement".

La charte a également pour but de resserrer les rangs socialistes. "L'expression, directe ou indirecte, de désaccords ne peut qu'affaiblir le gouvernement et susciter le scepticisme des citoyens à l'égard de la crédibilité de l'action politique" stipule le document. De plus, le document insiste sur "la concertation" et "l'écoute des citoyens" et encourage les nouveaux ministres à "utiliser les possibilités offertes par l'Internet". Le concept de démocratie participative, cher à Ségolène Royal est donc ici largement repris.

La charte de déontologie, comme un appel à l'électorat centriste, insiste également sur "l'impartialité de l'Etat". Les membres du gouvernement, afin de"prévenir tout soupçon d'intérêt privé", doivent remplir et signer, à leur entrée en fonction, "une déclaration d'intérêts" qui sera"rendue publique". Afin d'éviter les conflits d’intérêt, les nouveaux ministres se sont engagés à"s'abstenir de donner suite à toute invitation pour un séjour privé qui émanerait d'un gouvernement étranger ou de personnes physiques ou morales dont l'activité est en relation avec leur département ministériel".

Enfin, dans un soucis de disponibilité, les nouveaux membres du gouvernement Ayrault I  ont promis de "consacrer tout leur temps à l'exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu'ils peuvent détenir".

"Il est nécessaire dans notre pays que les ministres montrent l'exemple, qu'un gouvernement soit désintéressé, pour lui-même et passionné à la tâche", a affirmé à sa sortie du Conseil Arnaud Montebourg, le nouveau ministre du Redressement Productif. De son côté, Benoît Hamon a affirmé que ce premier Conseil des ministres avait été "marqué par une forme de simplicité, de respect et de délibérations collectives. Ca sera la méthode de fonctionnement du gouvernement".

Lu sur LeMonde.fr

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