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Washington va déployer des sanctions économiques visant la police des mœurs iranienne et des responsables de la sécurité iranienne.
Washington va déployer des sanctions économiques visant la police des mœurs iranienne et des responsables de la sécurité iranienne.
©AFP

Sanctions économiques

Les Etats-Unis décident de sanctionner la police des mœurs d'Iran après la mort de Mahsa Amini

Washington va déployer des sanctions économiques visant la police des mœurs iranienne et plusieurs responsables de la sécurité pour les « violences contre les manifestants », ainsi que pour le sort de Mahsa Amini, une jeune femme morte après son arrestation.

La mort de Mahsa Amini, après avoir été arrêtée par la police des mœurs à Téhéran, a suscité une vague de manifestations en Iran. Les Etats-Unis ont annoncé ce jeudi 22 septembre le déploiement de sanctions économiques visant la police des mœurs iranienne et plusieurs responsables de la sécurité pour les « violences contre les manifestants », ainsi que pour le sort de Mahsa Amini, une jeune femme morte après son arrestation.

Ces sanctions ciblent « la police des mœurs d'Iran et les hauts dirigeants de la sécurité iraniens responsables de cette oppression », et « démontrent l'engagement clair de l'administration Biden-Harris à défendre les droits humains et les droits des femmes, en Iran et dans le monde », a déclaré la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, dans un communiqué.

« La police des mœurs est responsable de la mort récente de Mahsa Amini, 22 ans, qui a été arrêtée et détenue pour avoir prétendument porté un hijab de manière inappropriée », dénonce le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département américain au Trésor.

Mahsa Amini, originaire du Kurdistan, avait été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour « port de vêtements inappropriés » par la police des mœurs chargée de faire respecter le code vestimentaire strict en République islamique. 

Les femmes doivent se couvrir les cheveux et n'ont pas le droit de porter des manteaux courts ou serrés ou des jeans troués.

Mahsa Amini est décédée le 16 septembre à l'hôpital. Selon des militants, elle a reçu un coup mortel à la tête, mais les responsables iraniens ont démenti et annoncé une enquête.

L'OFAC met aussi en avant les « violences verbales et physiques contre les femmes iraniennes et la violation des droits des manifestants iraniens pacifiques », et cible, en plus de la police des mœurs, « sept hauts dirigeants des organisations de sécurité iraniennes (...) (qui) supervisent les organisations ayant recours régulièrement à la violence ».

Des manifestations ont éclaté aussitôt après la mort de Mahsa Amini, touchant une quinzaine de villes à travers le pays.

Au moins 17 personnes ont été tuées lors de la répression de ces manifestations, selon un bilan d'un média d'État jeudi. Mais le bilan risque d'être bien plus lourd, et l'ONG d'opposition Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, fait état d'au moins 31 civils tués par les forces de sécurité. 

Les autorités iraniennes ont depuis mercredi soir bloqué l'accès à Instagram et à WhatsApp.

Le Figaro

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