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Le coffre-fort d'Alexandre Benalla aurait été déplacé par Chokri Wakrim, le compagnon de l'ancienne cheffe de la sécurité du Premier ministre
©BERTRAND GUAY / AFP

Bon ami

Le coffre-fort d'Alexandre Benalla aurait été déplacé par Chokri Wakrim, le compagnon de l'ancienne cheffe de la sécurité du Premier ministre

Selon des informations de Libération, Chokri Wakrim, cité sur le contrat russe controversé, est "l'ami" qui a déplacé le coffre-fort toujours introuvable d'Alexandre Benalla.

Le coffre-fort d'Alexandre Benalla, censé contenir ses armes et des éléments clés pour l'enquête, est toujours introuvable depuis la perquisition qui a été menée à son domicile d'Issy-les-Moulineaux. La rédaction de Libération a révélé ce jeudi 14 février qu'il aurait été déplacé par Chokri Wakrim. 

Chokri Wakrim serait impliqué dans l'affaire du contrat avec un oligarque russe controversé, Iskander Makhmudov. Lors de ses premières gardes à vue, Alexandre Benalla avait indiqué être en possession d'armes "déclarées" rangées dans un coffre-fort. Mais lors de la perquisition du 21 juillet, le coffre-fort était introuvable.

L'ancien collaborateur de l'Élysée a expliqué avoir demandé à "un ami" d'aller chercher sa femme et "de récupérer tout ce qui pouvait être volé (...) et notamment les armes". Les armes en question ont finalement été remises à la police le 30 juillet. Le coffre-fort en revanche est toujours introuvable.

Libération a dévoilé que "l'ami" évoqué est Chokri Wakrim. Son nom apparaît sur le contrat de sécurité signé entre la société de Vincent Crase et Iskander Makhmudov, cet oligarque russe réputé proche de Vladimir Poutine. Selon Libération, "Chokri Wakrim a en effet été embauché en juin sur un des contrats de protection signé avec un oligarque russe suspecté de liens avec la mafia, Iskander Makhmudov". Ce contrat a été négocié par Alexandre Benalla alors qu'il était encore employé à l'Élysée. Une enquête a été ouverte depuis par le parquet national financier pour "corruption". 

D'après Libération, Chokri Wakrim serait apparu à de nombreuses reprises avec Alexandre Benalla, notamment chez l’homme d’affaires Vincent Miclet et au domicile d’un Syrien soupçonné de nombreuses escroqueries, Mohamad Izzat Khatab.

Chokri Wakrim est un militaire qui vit en couple avec l'ex-patronne de la sécurité du Premier ministre. Selon Marie-Elodie Poitout, il était présent lors d'une rencontre à leur domicile entre Alexandre Benalla et Vincent Crase le 26 juillet. Il a été convoqué par le ministère des Armées le 7 février et "suspendu à titre conservatoire de ses fonctions, avec effet immédiat, en attendant que la lumière soit faite" sur son implication réelle. 

Suite aux révélations de Libération, l'avocat de Chokri Wakrim a indiqué dans un communiqué transmis à l'AFP que son client "dément catégoriquement avoir un lien quelconque avec le "déplacement" d'un coffre-fort appartenant à Monsieur Alexandre Benalla et conteste fermement les allégations fausses contenues dans cet article. Il mettra en œuvre toutes les procédures nécessaires afin de rétablir son honneur et sa réputation". Chokri Wakrim "se tient, sereinement, à l'entière disposition de la Justice".

Marie-Elodie Poitout a également réfuté les accusations de Libération lors d'une déclaration à l'AFP

"Je démens formellement avoir eu connaissance ou avoir participé d'une quelconque manière à la disparition du coffre-fort de Monsieur Benalla. Je réfute ces allégations mensongères et n'ai aucune connaissance d'un éventuel rôle qu'aurait pu jouer M. Wakrim".

Selon Libération, aucune enquête n'a été ouverte sur le coffre-fort et sa disparition. 

Le syndicat de police VIGI, partie civile dans l'affaire Benalla, a demandé le dépaysement du dossier. 

Jamais Alexandre Benalla n’a consenti à livrer une explication crédible au sujet du coffre-fort.

Libération

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