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La situation est toujours critique, mais stable.
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Instant critique

Japon : une lueur d'espoir au milieu du chaos

L'électricité pourrait être rétablie dans 4 des 6 réacteurs dès ce samedi, mais la situation reste précaire. L'arrosage des installations s'effectue désormais 24h/24 pour tenter de refroidir le combustible.

[Mis à jour]

Les traces de radioactivité retrouvées dans l'eau du robinet à Tokyo sont inférieures aux limites légales, et ne présenteraient donc pas de risques pour la santé d'après les autorités japonaises. L'air de la capitale ne serait pas non plus contaminé, d'après l'AIEA.

Le gouvernement nippon suspend la vente des produits alimentaires en provenance de la région de Fukushima.

[Mise à jour le 19/03 à 11h12]

Une nouvelle réplique a été ressentie au Nord-est de Tokyo. Elle aurait atteint une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter.

[Mise à jour le 19/03 à 9h16]

Les techniciens japonais sont parvenus à installer une source électrique dans 4 des 6 réacteurs, ce qui laisse entrevoir le possible rétablissement du courant ce samedi. Cela permettrait de remettre en fonction les pompes de refroidissement des réacteurs, si tant est qu'elles fonctionnent toujours...

Les pompiers et l'armée prévoient désormais d'arroser les installations de manière continue pour tenter de refroidir les réacteurs. Des trous ont par ailleurs été percés dans les toits pour empêcher toute nouvelle explosion d'hydrogène. Voyez ces images des opérations sur le réacteur n°3:

Une web-caméra a également été pointée sur la centrale.

Le bilan des catastrophes s'est encore alourdi. On compte maintenant plus de 7 000 morts.

Le sort des survivants demeure très précaire. Eau, alimentation, électricité et essence : la population manque de tout. Des taux élevés de radioactivité ont été découverts dans des échantillons d'épinards et de lait prélevés dans la région de Fukushima.

[Mise à jour]

  • L'allocution du Premier ministre japonais

Le Premier ministre japonais s'est exprimé à la télévision, expliquant que la situation est toujours grave et que la centrale de Fukushima doit faire face à d'"énormes difficultés". Naoto Kan s'est malgré tout montré optimiste quant à la faculté des japonais à reconstruire le pays. "Le Japon sera capable, en tant que nation, de surmonter cette tragédie", a t-il dit. 

Le bureau de Naoto Kan a également ouvert hier un compte Twitter pour communiquer sur la crise. Il y a déjà près de 20 000 followers. C'est une grande première au Japon.

Les opérations de refroidissement se poursuivent tant bien que mal. Selon Le Monde.fr, 300 personnes seraient mobilisées pour tenter de remettre en service les pompes de refroidissement de la centrale. La reprise de l'alimentation électrique pourrait toutefois ne pas advenir avant 48 heures.

Le dernier bilan du séisme et du tsunami dépasse désormais celui de la catastrophe de Kobé, en 1995. On recense aujourd'hui 6 911 victimes, selon la télévision japonaise NHK.

  • Des critiques sur la gestion du parc nucléaire nippon

Des critiques commencent à s'élever contre la gestion du parc nucléaire par les autorités japonaises.
D'une part, un ingénieur de General Electric, concepteur de ce type d'installation, aurait mis en garde, il y a 35 ans, contre la fragilité des enceintes de confinement en cas de surchauffe des réacteurs.
D'autres part, un câble de Wikileaks révèle qu'un expert de l'AIEA avait constaté, en 2008, que les critères de sécurité des centrales japonaises, révisés 3 fois en 35 ans, étaient obsolètes. Pire, les installations de l'archipel n'aurait pas été conçue pour résister à des tremblement de terre d'une intensité supérieure à 7 sur l'échelle de Richter.

La Chine, pour sa part, à annoncé une remise à plat de sa politique nucléaire.

  • Les Etats-Unis se préparent à évacuer, la France distille ses recommandations sanitaires

Sur le plan des évacuations de ressortissants étrangers, le commandant des forces américaines dans le Pacifique a déclaré que tout était prêt pour permettre aux 87 300 Américains présents dans la région de Tokyo, militaires et civils, de quitter l'archipel. Une éventualité qui serait mise en œuvre en cas de catastrophe nucléaire.

En France, le ministère de la Santé a publié sur son site Internet une série de recommandations sanitaires relatives aux accidents nucléaires.
Dans une autre mesure, et c'est un hasard du calendrier, on apprend aujourd'hui que le parquet devrait requérir un non-lieu sur le passage en France du nuage de Tchernobyl. L'audience se tiendra le 31 mars 2011.

 

[Mise à jour]

Les autorités nippones évoquent pour la première la possible construction d'une chape de béton pour recouvrir la centrale de Fukushima quand les réacteurs auront été refroidis.

L'Agence japonaise de sûreté nucléaire a enfin consenti à classer ces accidents au niveau 5 alors que l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire parle de l'échelon 6 (sur 7) depuis plusieurs jours. L'IRSN qui publie d'ailleurs sur son site une animation représentant l'évolution du panache radioactif.

L'AIEA, de son côté, va effectuer des mesures de radioactivité dans la capitale Tokyo.

Le Parisien a établi trois scénarii possibles dans les jours à venir, du plus optimiste au plus pessimiste. Le journal indique par ailleurs que Jacques Chirac a écrit une lettre à l'empereur du Japon pour manifester son chagrin et lui apporter son soutien.

[Mise à jour le 18/03 à 07h05]

L'opérateur Tepco, qui gère la centrale de Fukushima, espère que le courant pourra être rétabli dans la matinée dans les réacteurs 1 et 2, et d'ici la fin de journée dans les réacteurs 3 et 4. 

En attendant, les opérations de refroidissement de fortune se poursuivent. Une dizaine de camions de l'armée se relaient pour asperger les réacteurs en surchauffe. Les hélicoptères employés les jours précédents sont restés au sol.

Le bilan s'alourdit encore un peu plus et devrait au moins dépasser la barre des 16 000 morts. Les Japonais ont observé une minute de silence, une semaine après le séisme.

Le Premier ministre Naoto Kan a promis de communiquer davantage d'informations à la communauté internationale sur la crise nucléaire.

Le G7 s'est mis d'accord pour intervenir pour faire baisser la valeur du yen, qui avait atteint des sommets face à l'euro et au dollar. C'est la première fois que le G7 prend une mesure de ce type depuis l'an 2000.

Clint Eastwood et la Warner, dont le film Au-delà met en scène un tsunami très réaliste, ont annoncé que les bénéfices de la vente du DVD seraient donnés pour aider le Japon.

[Mise à jour]

La situation reste préoccupante, mais il n'y a pas d'aggravation majeure depuis mercredi, indique l'Agence Internationale de l'Energie Atomique. Des experts américains vont se rendre au Japon pour appuyer et conseiller les militaires nippons. Les Etats-Unis vont également fournir 100 combinaisons de protection contre les émanations radioactives au gouvernement japonais.
Areva et EDF ont affrété un avion avec 100 tonnes d'une substance chimique permettant d'empêcher la réaction nucléaire à son bord, ainsi que du matériel de protection.

Signe d'espoir, un câble électrique externe a été posé avec succès sur l'unité n°2 de la centrale de Fukushima, ce qui pourrait permettre de rétablir le courant aussitôt que "sera achevée l'aspersion d'eau sur le réacteur n°3".

L'évacuation des ressortissants étrangers se poursuit. 20 000 proches de soldats américains ont par exemple été autorisés à quitter le Japon.

[Mise à jour]

Deux camions spéciaux de l'armée sont finalement parvenus à injecter de l'eau sur le réacteur numéro 3. Les militaires sont mieux équipés que les policiers.

L'électricité pourrait être rétablie ce vendredi au plus tôt dans la centrale de Fukushima, ce qui permettrait de relancer les systèmes de refroidissement. La situation de la piscine du réacteur 4 reste très préoccupante, alors que de la fumée ou de la vapeur d'eau semble s'échapper du réacteur numéro 2.

Un dernier bilan provisoire des catastrophes naturelles fait état, selon Le Monde.fr, de 5 457 décès confirmés, 9 508 personnes portées disparues et 2 409 blessés. Le journal publie également une carte de la dispersion du nuage radioactif au dessus du Pacifique avant qu'il ne touche les côtes américaines.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il pourrait se rendre sur l'archipel nippon dès la fin du mois de mars pour manifester la solidarité de la France à l'égard du peuple japonais.

[Mise à jour]

La tentative d'approcher un camion citerne pour envoyer de l'eau sur les réacteurs de la centrale a été abandonnée, à cause du niveau trop élevé des radiations, rapporte la BBC. Des militaires, avec des camions spéciaux, ont pris le relais.

Les fumées radioactives parties de la centrale de Fukushima inquiètent à l'étranger. Le Parisien rapporte que l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire estime "fort probable que l’on détecte le passage du nuage à partir de la semaine prochaine sur notre territoire."

L'AFP (via France 24) a eu l'idée d'exhumer le récit de Paul Claudel sur le tremblement de terre de Tokyo en 1923, alors qu'il y occupait le poste d'ambassadeur : "Yokohama est détruit. De la mer aux collines de Kanagawa, à l'exception d'une maison unique qui dresse gauchement près de la gare de Sakunagicho son bloc luisant de céramique, tout est vide." Plus de 142 000 personnes avaient trouvé la mort à l'époque.

[Mise à jour le 17/03 à 7h15]

Les autorités japonaises espèrent rétablir l'électricité dans la centrale de Fukushima et remettre en marche les pompes qui permettent le refroidissement des réacteurs.

Une opération de refroidissement du réacteur n°3 est en cours à Fukushima. Après avoir dû renoncer mercredi à cause d'un pic de radioactivité, des hélicoptères tentent aujourd'hui de déverser de l'eau sur le réacteur.

La direction des vents est regardée avec angoisse. Ils devraient souffler vers le nord est, d'après l'agence météorologique japonaise, et donc emmener les particules radioactives vers l'océan pacifique.

Le secrétaire américain à l'énergie estime que la situation est plus sérieuse que ne le disent les autorités japonaises. D'après Steven Chu, les tentatives de refroidir les réacteurs avec de l'eau mer sont un échec. Il craint que les personnes qui continuent à travailler à proximité de la centrale ne soient exposées à des radiations potentiellement létales.
Les Etats-Unis ont d'ailleurs demandé à leur ressortissants de s'éloigner à au moins 80 kilomètres de la centrale de Fukushima, comme le rapporte la BBC

Le Temps a suivi un collectif d'anciens ingénieurs et responsables japonais qui ne croient pas aux thèses officielles du gouvernement japonais. Ils accusent l'Etat d'avoir laissé construire des installations trop dangereuses au regard des risques naturels qui pèsent sur le Japon.

[Mise à jour]

L'Union Européenne à son tour préconise des tests de radioactivité sur les produits alimentaires importés dans les pays de l'Union. Le commissaire européen à L'Energie a confirmé, de son côté, ses propos de la veille : "Je m'attends à des évolutions catastrophiques et des risques pour la vie des gens".

A Paris, lors d'une audience parlementaire, Anne Lauvergeon a parlé d'"urgence absolue" : "Nous sommes dans une catastrophe (...), les combustibles ne sont plus refroidis (...), la situation devient extrêmement difficile", a t-elle expliqué. La président d'Areva a appelé à trouver tous les moyens pour acheminer de l'eau au cœur de la centrale de Fukushima.

Un nouveau bilan du tremblement de terre et du séisme fait état 4.314 morts confirmés, 8.606 disparus et 2.282 blessés. La neige et le froid compliquent maintenant le travail des secouristes au Nord du Japon. Une deuxième ville, Ishinomaki, déplore aujourd'hui au moins 10 000 disparus dans la région la plus touchée par ces catastrophes nucléaires.

[Mise à jour]

Paris a clairement changé de ton aujourd'hui, et délaissé toute précaution verbale. Le porte-parole du gouvernement François Baroin explique ainsi que le pire scénario n'est plus inimaginable et, dans ce cas, "l'impact sera supérieur à Tchernobyl", dit-il. Ce "scénario du pire" serait en train de se dérouler selon le responsable du secteur nucléaire civil et militaire russe, nous indique Le Monde.frLe secrétaire américain à l'Energie a indiqué, pour sa part, que les événements de Fukushima semblaient "plus sérieux que ceux de Three Mile Island".

Sur place, les 48 heures à venir seront déterminantes. L'armée japonaise pourrait être mobilisée pour tenter de refroidir le réacteur numéro 3 de la centrale de Fukushima, et surtout le bassin de rétention de combustibles usés dans le réacteur 4. Si les opérations échouaient, les rejets radioactifs seraient "très importants", et la zone deviendrait, de fait, inaccessible.

L'Allemagne appelle tous ces ressortissants à quitter la région de Tokyo en raison de l'aggravation de la crise nucléaire. La Russie, de son côté, commence à procéder à l'évacuation des familles de ses diplomates.

 

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