Hongrie : après un discours de Viktor Orban jugé raciste, une de ses plus proches conseillères, Zsuzsa Hegedüs, démissionne | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Zsuzsa Hegedüs travaillait aux côtés de Viktor Orban depuis vingt ans. Cette proche conseillère a présenté sa démission après un discours du Premier ministre hongrois.
Zsuzsa Hegedüs travaillait aux côtés de Viktor Orban depuis vingt ans. Cette proche conseillère a présenté sa démission après un discours du Premier ministre hongrois.
©GABRIEL BOUYS / AFP

Indignation

Hongrie : après un discours de Viktor Orban jugé raciste, une de ses plus proches conseillères, Zsuzsa Hegedüs, démissionne

Les déclarations du Premier ministre hongrois Viktor Orban lors de son discours du samedi 23 juillet contre « le mélange racial » ont suscité beaucoup de réactions en Europe. L'une des conseillères les plus anciennes du Premier ministre hongrois a annoncé sa démission.

Zsuzsa Hegedüs travaillait aux côtés de Viktor Orban depuis vingt ans. Cette proche conseillère a présenté sa démission après un récent discours du Premier ministre hongrois, selon des informations de la BBC. Dans sa lettre de démission diffusée par les médias hongrois, elle décrit un malaise de moins en moins supportable ces dernières années devant le « virage illibéral » opéré par Viktor Orban.

Ce samedi 23 juillet, Viktor Orban a dépassé les limites de ce que Zsuzsa Hegedüs pouvait supporter sans renoncer à ses valeurs, a-t-elle indiqué.  

En déplacement en Transylvanie roumaine, Viktor Orban s'est lancé dans une nouvelle tirade incendiaire contre les sociétés multi-ethniques. Il a réaffirmé avec virulence son rejet d'une société « multi-ethnique ». 

« Nous ne voulons pas être une race mixte », qui se mélangerait avec « des non-Européens », a-t-il dit.

Les pays « où des peuples européens et extra-européens cohabitent ne sont plus des nations. Ces pays ne sont rien d'autres que des conglomérats de peuples », selon Viktor Orban.

L’opposition et la communauté juive ont dénoncé un discours aux relents racistes.

Le comité international d'Auschwitz s'est dit, mardi, « horrifié » après ces propos contre « les races mixtes », appelant l'Union européenne à « prendre ses distances avec de tels relents racistes ». Le discours du dirigeant nationaliste, « stupide et dangereux », rappelle aux survivants de l'Holocauste « les périodes sombres de leur propre exclusion et persécution », a réagi Christoph Heubner, vice-président de l'organisation, dans une déclaration transmise à l'AFP.

De son côté, Zsuzsa Hegedüs rappelle qu'elle a longtemps défendu le Premier ministre contre des accusations d'antisémitisme, mais que ce discours qu'elle juge comme « purement nazi digne de (Joseph) Goebbels » est cette fois tout simplement « indéfendable ». 

En réponse, Viktor Orban a mis en avant « la politique de tolérance zéro de son gouvernement quand il s'agit d'antisémitisme et de racisme », selon un courrier rendu public. 

« Tu ne peux pas sérieusement m'accuser de racisme après 20 ans de collaboration »., s'est-il défendu.

BBC

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !