Fonctionnaire de police tuée à Rambouillet : le parquet national antiterroriste se saisit de l’enquête | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Terrorisme
Des policiers près du commissariat à Rambouillet où une fonctionnaire de police a été poignardée.
Des policiers près du commissariat à Rambouillet où une fonctionnaire de police a été poignardée.
©BERTRAND GUAY / AFP

Enquête en cours

Fonctionnaire de police tuée à Rambouillet : le parquet national antiterroriste se saisit de l’enquête

Le parquet national antiterroriste se saisit de l'enquête sur la mort d'une fonctionnaire de police à Rambouillet. Un homme a tué à coups de couteau une fonctionnaire de police, ce vendredi 23 avril, dans l'entrée du commissariat de Rambouillet, avant d'être tué par les tirs d'un policier.

Le parquet national antiterroriste se saisit de l'enquête sur la mort d'une fonctionnaire de police à Rambouillet dans les Yvelines, ce vendredi, selon des informations de BFMTV. Cette policière a été tuée à coups de couteau par un homme. L'assaillant a succombé à ses blessures après les tirs des policiers qui tentaient de protéger leur collègue.

Selon les précisions de BFMTV, le parquet national antiterroriste ouvre donc une enquête de flagrance sur les chefs « d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste », qui est confiée conjointement à la DCPJ (Direction centrale de la Police judiciaire) et à la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure).

L'attaque s'est produite vers 14h20, dans le sas du commissariat de Rambouillet. Une fonctionnaire de police, âgée de 49 ans, a été poignardée au cou par un homme à l'arme blanche. Prise en charge par les secours, la policière a succombé à ses blessures.

Selon des informations de BFMTV, l’assaillant serait né en 1984 et était chauffeur-livreur. Il venait de s'installer à Rambouillet. Il serait de nationalité tunisienne. Arrivé en situation irrégulière en France, il aurait été régularisé en 2019, selon BFMTV de source policière.

L'assaillant n'était pas inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Il était également inconnu de la sous-direction anti-terroriste, d’après BFMTV.

Le Premier ministre, Jean Castex, et le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se sont rendus sur place afin d’apporter leur soutien aux collègues de la victime ainsi qu’à l’ensemble de la police nationale et des forces de sécurité.

L'homme qui a tué à Rambouillet une fonctionnaire de police dans l'entrée du commissariat de la ville, a crié « Allah Akbar » au moment des faits selon les témoins, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête.

Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, a déclaré que la saisine de ses services était motivée par le mode opératoire, « des éléments de repérages », le profil de la victime, « mais aussi les propos tenus par l'auteur lors de la réalisation des faits ».

L'assaillant a fait des repérages avant de passer à l'acte, selon le ministre de l'Intérieur.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a publié un tweet, depuis l'avion où il rentre du Tchad, où il assistait aux funérailles de l'ancien-président Idriss Déby :

« Elle était policière. Stéphanie a été tuée dans son commissariat de Rambouillet, sur les terres déjà meurtries des Yvelines. La Nation est aux côtés de sa famille, de ses collègues et des forces de l’ordre. Du combat engagé contre le terrorisme islamiste, nous ne céderons rien ».

Trois personnes de l'entourage de l'assaillant ont été placées en garde à vue.

Une perquisition s’est déroulée au domicile de l'auteur de l'attaque. Une seconde perquisition est en cours dans le Val-de-Marne, dans un autre domicile fréquenté par l'assaillant.

BFMTV

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !