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Malgré la grogne, Emmanuel Macron justifie et assume la taxation du carburant
©LUDOVIC MARIN / AFP

Mobilisation du 17 novembre

Malgré la grogne, Emmanuel Macron justifie et assume la taxation du carburant

Le chef de l'Etat s'est confié à de nombreuses rédactions régionales, en marge de ses premiers déplacements pour le 11 novembre. Emmanuel Macron a précisé qu'il préfère "la taxation du carburant à la taxation du travail".

Le président de la République va se déplacer tout au long de la semaine dans le Grand Est et dans les Hauts-de-France dans le cadre des cérémonies pour la Première Guerre mondiale. 

En marge de ses premiers déplacements à Strasbourg et en Moselle, le chef de l'Etat a accordé des entretiens dans la presse quotidienne régionale. 

Lors de ces entretiens avec la presse, Emmanuel Macron a notamment abordé des sujets majeurs. 

"J'assume parfaitement que la fiscalité due au diesel soit au niveau de celle de l'essence et je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail. (...) Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu'on lutte contre la pollution de l'air parce que leurs enfants souffrent de maladies. (...) La hausse du prix à la pompe qu'on constate aujourd'hui est liée à 70 % à celle des cours du pétrole. On nous a expliqué pendant des décennies qu'il fallait acheter du diesel et maintenant c'est le contraire. C'est normal que ce soit mal compris".

Une très forte mobilisation est attendue pour la journée du 17 novembre prochain dans le cadre de la grogne chez les Français sur les questions du pouvoir d'achat et de la hausse du prix du carburant.

Emmanuel Macron a indiqué qu'il comprenait la colère et le sentiment des Français : 

"Je les respecte et je ne dis pas comme par le passé: «Souffrez en silence, ça va aller mieux".

Le président de la République a indiqué qu'il avait une part de responsabilité. 

"Je parle aux Français avec mon caractère, avec ma façon de faire. Quand ils sont inquiets, j'ai une part de responsabilité: c'est que je n'explique pas assez bien. Mais j'ai été élu sur un projet clair, sans ambiguïté et j'aurai des comptes à rendre pour longtemps. On ne peut pas prétendre tout changer en quinze mois, ça prend du temps. En attendant, il faut laisser la fatalité à ceux qui cèdent à la facilité". 

La mobilisation du 17 novembre pourrait être un obstacle dans la volonté du gouvernement et du chef de l'Etat de maintenir le cap des réformes.  

Lu sur Les Dernières Nouvelles d'Alsace

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