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Crise des éleveurs : les blocages en ordre dispersé, François Hollande tente d'apaiser les colères
©Reuters

Imbroglio

Crise des éleveurs : les blocages en ordre dispersé, François Hollande tente d'apaiser les colères

Si les éleveurs commencent à quitter Caen, de nouveaux blocages apparaissent partout en France, au lendemain de la présentation du plan d'urgence qui leur est destiné.

Il faudra probablement encore un peu de temps pour rassurer les éleveurs. Au lendemain de la présentation du plan d'urgence et de ses 600 millions d'euros, les barrages se levaient progressivement à Caen, épicentre du mouvement. Mais d'autres apparaissaient ailleurs comme dans les Rhône-Alpes ou en Bretagne, généralement sur les routes des vacances. Selon FranceTV Info, Lyon pourrait être partiellement paralysé, tout comme Clermont-Ferrand mais aussi autour de Poitiers et sur le pont de l'île d'Oléron.

"De nouveaux mouvements sont à prévoir" a expliqué ce jeudi sur Europe 1 Xavier Beulin, président de la FNSEA. "J'appelle à la pondération sur le terrain comme nous l'avons fait hier (mercredi), mais cette colère doit pouvoir s'exprimer."

De son côté, François Hollande se rend à Dijon, en Bourgogne, pour y rencontrer des responsables d'organisations agricoles dès 9h à la préfecture. Les éleveurs restent méfiants vis à vis du plan d'aide décidé, assurant que cela pouvait répondre à une urgence mais qu'il restait "insuffisant," selon la FNSE, sur le long-terme. "Nous devons agir sur ce qu'est le sujet, c'est à dire les prix", a déclaré François Hollande. "Les prix ne permettent pas la rémunération du travail qui est accompli."

"Les agriculteurs de France sont aujourd'hui en difficulté", a-t-il constaté, soulignant qu'il faut "alléger les contraintes administratives trop lourdes" pour éleveurs. "Il y a encore dans les cantines deux tiers des approvisionnements qui ne viennent pas de France" a-t-il rappelé.

De son côté, le chef de l'opposition Nicolas Sarkozy jugeait, lui aussi, sévèrement le plan. "Il n'est pas à la hauteur de la crise de l'agriculture française, car il ne répond pas au déficit de compétitivité à relever. Le catalogue de 24 mesures ne porte pas cette ambition" expliquait-il à l'AFP.

Lu sur Le Figaro

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