Crèche Baby-Loup : le parquet demande le maintien du licenciement | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Une salariée de la crèche Baby-Loup a été licenciée sous prétexte qu'elle était voilée
Une salariée de la crèche Baby-Loup a été licenciée sous prétexte qu'elle était voilée
©Reuters

Justice

Crèche Baby-Loup : le parquet demande le maintien du licenciement

La Cour de cassation avait de son côté annulé le 19 mars le licenciement de la salariée voilée.

La cour d’appel de ne rendra son verdict que le 27 novembre. Mais ce jeudi, elle a déjà donné des indications sur la marche à suivre concernant l’affaire de la crèche Baby Loup à Chanteloup-les-Vignes. Le procureur général a en effet demandé aux magistrats de ne pas suivre la décision de la Cour de cassation du 19 mars dernier. En clair, il demande le maintien du licenciement de la salariée voilée. François Falletti a estimé que si "la liberté religieuse est un principe fondamental", "les missions d'éveil et du développement de l'enfant (...) sont de nature à justifier des restrictions" et, a-t-il dit, l'atteinte à cette liberté est contrebalancée par "un impératif d'intérêt général".

Pour rappel, en 2008, Natalia Baleato, la directrice de la crèche Baby-Loup, avait licencié en décembre 2008 la salariée, Fatima Afif, sous prétexte que celle-ci avait refusé d’enlever son foulard durant son travail après son retour d’un congé maternité suivi d’un congé parental de cinq années. La directrice de l’établissement avait notamment alors mis en avant une obligation de "neutralité philosophique, politique et confessionnelle" inscrite au règlement intérieur depuis 1990. Ce règlement intérieur avait été contesté par la défense qui le considérait trop général et imprécis.

Lu sur RTL

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !