Covid-19 : des documents confidentiels montrent comment la Chine a falsifié le nombre de cas au début de l'épidémie | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Covid-19 : des documents confidentiels montrent comment la Chine a falsifié le nombre de cas au début de l'épidémie
©STR / AFP

Cachoteries

Covid-19 : des documents confidentiels montrent comment la Chine a falsifié le nombre de cas au début de l'épidémie

Par exemple, le 10 février, la Chine a signalé 2 478 nouveaux cas confirmés dans tout le pays, alors même que les autorités sanitaires de la seule province du Hubei avait recensé 5 918 nouveaux cas.

Un an après le premier cas confirmé de coronavirus, des fuites de documents confidentiels et des entretiens avec des lanceurs d'alerte au sein du système de santé chinois montrent comment les autorités ont minimisé la gravité de la situation lors des premières semaines de la pandémie. 

Par exemple, les données de la seule journée du 10 février montrent l'ampleur de la sous-déclaration de la maladie. Ce jour-là, la Chine a signalé 2 478 nouveaux cas confirmés dans tout le pays, alors même que les autorités sanitaires de la province du Hubei, où se situe Wuhan, faisaient circuler un document - marqué comme "interne" et "confidentiel" - qui recensait 5 918 cas nouvellement détectés. Le 7 mars, la province Hubei annonçait officiellement un bilan cumulé de 2 986 morts, mais les documents montrent qu'il s'élèvait en réalité à 3 456 décès.

Alors que la Chine avait alerté l'Organisation mondiale de la santé sur 44 cas de "pneumonie" en janvier, les documents montrent que plus de 200 cas avaient déjà été repertoriés.

Les chiffres officiels, qui ont été communiqués dans le monde entier, ont donc minimisé la gravité de l'épidémie à un moment où les dirigeants mondiaux tentaient d'élaborer leurs propres stratégies de réponse.

Les 117 pages de documents ont été remis à CNN par un lanceur d'alerte travaillant au sein du Centre provincial de contrôle et de prévention des maladies de Hubei, à l'épicentre de l'épidémie. Il se décrit comme un "patriote" voulant "dévoiler la vérité qui a été censurée et honorer des collègues qui se sont également exprimés".

The Sunday Times

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !