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Christiane Taubira déclare être "prête à se battre" contre une "droitisation" de la France
©Reuters

Confidences

Christiane Taubira déclare être "prête à se battre" contre une "droitisation" de la France

Dans une interview au magazine Les Inrocks, l'ancienne ministre de la Justice confie son envie "de batailler et d'expliquer pourquoi la gauche porte le projet possible pour l'avenir".

Une ancienne garde des Sceaux prête au combat. Dans une interview à paraître mercredi dans Les Inrocks, Christiane Taubira a livré plusieurs confessions concernant son présent et son avenir politique. Elle a notamment soutenu qu'il fallait se battre contre la droitisation.  "Cela fait plus de 20 ans que j'entends dire que le pays se droitise. Mais la gauche est-elle obligée d'accompagner cette droitisation ? Non. Sinon, on ne fait pas de politique".

"Personnellement, j'ai plutôt envie de batailler et d'expliquer pourquoi la gauche porte le projet possible pour l'avenir" a-t-elle ajouté. L'ancienne ministre de la Justice, qui a quitté le gouvernement fin janvier en raison de son désaccord sur la question de la déchéance de nationalité, a justifié son départ. "Certains m'ont dit qu'on ne crevait pas de ne pas être tout à fait d'accord. Rester en négligeant un désaccord majeur, je sais, moi, que j'en aurais crevé".

A la question de savoir si elle allait se mettre en retrait, elle a répondu : «"Qui vous a dit que j'allais me reposer ? D'accord, j'ai beaucoup travaillé dans ma vie, j'aurais le droit de me reposer. Mais je suis tourmentée. Je ne pensais pas que l'on se retrouverait aujourd'hui devant une telle urgence de combat. Donc, oui, je suis prête à me battre". Elle n'a toutefois pas donné d'informations précises sur son avenir.  "Je n'ai pas une conception messianique de la politique. Nous avons chacun nos responsabilités et nos obligations, mais je refuse de considérer que tout doit se cristalliser autour de moi".

Christiane Taubira a également donné son avis sur la crise des réfugiés, répondant indirectement à Manuel Valls qui a critiqué le week-end dernier la politique d'accueil des réfugiés conduite par Angela Merkel. "Par la désertion des autres, Angela Merkel s'est retrouvée dans l'impasse. Elle a, d'une certaine façon, buté sur l'inexistence de l'idée européenne. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à des difficultés telles que les risques de fragmentation, de repli, d'affolement, d'aveuglement sont considérables", juge-t-elle.

Lu sur Les Inrocks

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