Barack Obama : "Au lendemain du 11 Septembre, nous avons mal agi, nous avons torturé des gens" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Barack Obama a reconnu vendredi que les Etats-Unis avaient "torturés" des gens
Barack Obama a reconnu vendredi que les Etats-Unis avaient "torturés" des gens
©Reuters

Confessions

Barack Obama : "Au lendemain du 11 Septembre, nous avons mal agi, nous avons torturé des gens"

Lors d’une interview, le président américain a admis vendredi que les services de renseignements ont torturé des gens après les attentats du 11 septembre 2001.

C'est un mea culpa à la portée historique. Un aveu significatif. Vendredi, comme il l'avait déjà fait par le passé, Barack Obama a reconnu que des Américains avaient "torturé des gens" après les attentats du 11 septembre 2001. "Nous avons fait beaucoup de choses justes, mais nous avons torturé des gens", a-t-il affirmé. Une confession qui intervient alors que dans les prochaines semaines un rapport parlementaire sur les techniques d’interrogatoire employées par la CIA entre 2002 et 2006, durant le mandat de George W. Bush donc, devrait être déclassifié. 

"Lorsque nous avons utilisé certaines techniques d’interrogatoire poussé, des techniques que je considère et que toute personne honnête devrait considérer comme de la torture, nous avons franchi une ligne", a ajouté le président des Etats-Unis, au cours d’un point de presse à la Maison Blanche.

Les "techniques d’interrogatoire musclé" en question allaient de la privation de sommeil à la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade. Rappelant qu’il avait interdit ces méthodes dès son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a cependant mis en garde contre tout jugement "trop moralisateur" sur cette période. "Je pense que lorsque l’on regarde en arrière, il est important de se souvenir combien les gens avaient peur après la chute des tours jumelles (du World Trade Center), le Pentagone avait été touché, un avion s’était écrasé en Pennsylvanie», a nuancé le président américain. 

"Les gens ne savaient pas si d’autres attaques étaient imminentes. Il y avait une énorme pression sur les épaules des forces de sécurité et nos équipes de sécurité nationale pour essayer de faire face à cette situation", a-t-il justifié. Barack Obama, qui a toujours apporté son soutien à la déclassification du rapport parlementaire, a jugé qu’il serait utile pour aider les Etats-Unis à tourner la page. "Nous devons, en tant que pays, assumer nos responsabilités face à ce qui s’est passé afin que, je l’espère, cela ne se reproduise plus à l’avenir", a-t-il déclaré.

Pour rappel, en avril dernier, les sénateurs américains ont voté en faveur de la déclassification d'une partie d'un rapport sur les méthodes d'interrogatoire musclées de la CIA après le 11-Septembre. Dans ce document de 6 300 pages, l'agence américaine du renseignement est accusée d'avoir dissimulé certains détails sur la brutalité de ses méthodes, assimilées à de la torture, en vigueur sous le président George W. Bush, et auxquelles le président Obama a mis fin en 2009.

Lu sur France Inter

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !