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Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy mis en examen pour corruption active
©Reuters

Examen

Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy mis en examen pour corruption active

La décision a été prise à l'issue d'une garde à vue d'une quinzaine d'heures, une mesure inédite pour un ex-président de la République.

Ca tourne mal pour Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l’Etat a été mis en examen dans la nuit du mardi 1er juillet au mercredi 2 pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel, a annoncé le parquet national financier. Une décision prise à l'issue d'une garde à vue d'une quinzaine d'heures, une mesure inédite pour un ex-président de la République. Si Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen dans l'affaire Bettencourt, il avait bénéficié d'un non-lieu dans ce dossier.

Peu avant, Me Thierry Herzog, son avocat et le haut magistrat Gilbert Azibert l’avaient précédé dans le bureau des juges. Ces derniers leur avaient signifié leur mise en examen dans ce dossier. "À l'issue de leur garde à vue, MM. Nicolas Sarkozy, Gilbert Azibert et Thierry Herzog ont été présentés aux deux magistrats instructeurs chargés de l'information ouverte contre X le 26 février 2014 des chefs de trafic d'influence et de violation du secret de l'instruction", selon un communiqué du parquet national financier. "Conformément aux réquisitions du parquet, ils ont été mis en examen. Nicolas Sarkozy, des chefs de recel de violation du secret professionnel, de corruption active, de trafic d'influence actif"; "Gérard Azibert, des chefs de recel de violation du secret professionnel, trafic d'influence passif et corruption passive ; Thierry Herzog, des chefs de violation du secret professionnel, recel de violation du secret professionnel, corruption active et trafic d'influence actif", a détaillé le parquet national financier.

La justice tente de découvrir si Nicolas Sarkozy, par le biais de Thierry Herzog, a essayé d'obtenir des informations couvertes par le secret dans une décision attendue de la Cour de Cassation dans l'affaire Bettencourt. Il aurait promis à Gilbert Azibert, en échange de ses services, d'intervenir pour lui obtenir un poste prestigieux à Monaco.

Lu sur Le Point

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