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Emmanuel Macron s'est rendu dans l'ancienne gare de Pithiviers pour commémorer les 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv.
Emmanuel Macron s'est rendu dans l'ancienne gare de Pithiviers pour commémorer les 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv.
©Christophe PETIT TESSON / POOL / AFP

Lieu de mémoire

80 ans de la rafle du Vel d’Hiv : Emmanuel Macron appelle « les forces républicaines » à « redoubler de vigilance » face à l'antisémitisme

Emmanuel Macron a commémoré le 80e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv ce dimanche 17 juillet. Le chef de l'Etat s'est voulu offensif contre les « autres visages de l'antisémitisme ».

Emmanuel Macron s'est rendu dans l'ancienne gare de Pithiviers, dans le Loiret, d'où sont partis huit convois pour Auschwitz-Birkenau, pour commémorer les 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv. Le chef de l’Etat est revenu dans son discours sur ces « heures noires de la République » :

« Une ville entre une gare et un clocher, comme la France en compte des milliers, mais dont les convois en ont modifié le visage à jamais. Cette gare qui fut un lieu d'horreur nous en faisons aujourd'hui un lieu de mémoire. Pour tous les Juifs qui furent victimes de l'Allemagne nazie et de la France de Vichy ».

Accompagné de plusieurs personnalités, dont Serge Klarsfeld, la rescapée des camps Ginette Kolinka, ou encore le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, Emmanuel Macron a voulu souligner la prégnance de l'antisémitisme aujourd'hui :

« Il est plus brûlant, plus rampant qu'en 1995. Il peut prendre d'autres visages, d'autres caricatures, mais l'odieux antisémitisme est là, rode s'obstine, persiste, revient. Rue Copernic, rue des Rosiers dans les années 90, à Toulouse, à l'Hyper Cacher (...) Il profane nos tombes, souille les portraits de Simone Veil ou prend aussi une nouvelle forme de révisionnisme, voire de négationnisme ».

Après cinquante ans de silence des autorités françaises, le président de la République Jacques Chirac avait reconnu en 1995 la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv, dans un discours resté gravé dans les mémoires. « La France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable », avait lancé Jacques Chirac.

Faisant référence à Éric Zemmour qui exhuma la théorie du glaive et du bouclier à propos de Pétain et du général de Gaulle, Emmanuel Macron a été catégorique :

« Ni Pétain, ni Laval, ni Bousquet, ni Darquier de Pellepoix, aucun de ceux-là n'a voulu sauver des Juifs. C'est une falsification de l'histoire que de le dire. Ceux qui s'adonnent à ces mensonges ont pour projet de détruire la République et l'unité de la Nation ».

« Nous nous battrons, je vous le promets, chaque petit matin contre l'antisémitisme », a promis le chef de l'Etat tout en appelant « les forces républicaines » à « redoubler de vigilance ».

Le Figaro

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