537 patrons de PME britanniques fustigent l'impôt sur le revenu à 50% | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
537 patrons de PME britanniques fustigent l'impôt sur le revenu à 50%
©

Justice fiscale

537 patrons de PME britanniques fustigent l'impôt sur le revenu à 50%

Ils ont exprimé leur ras-le-bol dans une lettre adressée au Daily Telegraph.

L'impatience est de mise du côté des entrepreneurs britanniques. 537 d'entre eux, disposant d'un revenu annuel de plus de 150 000 £, ont adressé une lettre au Daily Telegraph, pour témoigner de leurs difficultés face à cette mesure de justice fiscale. Instaurée en 2010 par le gouvernement travailliste de Gordon Brown, l'augmentation à 50% de la taxe sur les plus hauts revenus handicaperait même les patrons de petites et moyennes entreprises, qui appellent à son abrogation.

Jusqu'ici, seuls les dirigeants des plus grandes multinationales britanniques s'étaient plaints d'être taxés à hauteur de 50% de leurs revenus. Mais c'est au tour des présidents de PME, principaux créateurs d'emplois outre-Manche, d'alerter le gouvernement de David Cameron. "Compte tenu de d'état actuel de l'économie du Royaume-Uni, nous exhortons le Chancelier de l'échiquier (NDLR : le ministre de l'Economie et des finances) à retirer cette taxe de son prochain budget", déclarent les 537 signataires de la lettre.

"Cet impôt est en réalité une taxe à 58%, une fois les cotisations sociales retirées de nos revenus, ajoutent-ils. Ils mettent les créateurs de richesses dans une position délicate, pénalisant ainsi les plus gros revenus à travers une mesure injuste et plus populiste que réellement efficace sur le plan économique." Les patrons de PME affirment ainsi être moins motivés à réinvestir leur propre argent dans leur société, ou d'en créer de nouvelles. Le gouvernement conservateur du Premier ministre David Cameron s'était déclaré opposé à cette mesure et envisageait de la supprimer rapidement. Mais il aurait vraisemblablement décidé, en privé, de ne pas l'abroger avant 2015.

Lu sur The Telegraph

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !