"Penelopegate" : selon le Canard Enchaîné, l'épouse de François Fillon aurait touché 330 000 euros supplémentaires, et deux de ses enfants 84 000 euros en tant qu'assistants parlementaires | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
"Penelopegate" : selon le Canard Enchaîné, l'épouse de François Fillon aurait touché 330 000 euros supplémentaires, et deux de ses enfants 84 000 euros en tant qu'assistants parlementaires
©AFP

Enlisement

"Penelopegate" : selon le Canard Enchaîné, l'épouse de François Fillon aurait touché 330 000 euros supplémentaires, et deux de ses enfants 84 000 euros en tant qu'assistants parlementaires

D'après les nouvelles révélations de l'hebdomadaire satirique, Penelope Fillon, soupçonnée d'emplois fictifs, aurait touché au total plus de 900 000 euros, comme "assistante parlementaire" et comme collaboratrice d'une revue littéraire. Deux enfants du candidats sont également pointés du doigt.

Mise à jour 21h40 : "C'est un désordre et un chaos sans précédent que les citoyens voient avec stupéfaction et désarroi", estime François Bayrou

Selon le président du MoDem, cette affaire "a créé un trouble énorme pour les Français". "Il y a deux questions : est-ce que la loi est la même pour tous ? Quand on demande des sacrifices aux gens, sont-ils équitablement répartis ? Le choix de ma vie, c'est que la loi soit la même pour tous, et que ça soit équitable", a-t-il poursuivi. 

François Fillon se dit "confiant, serein", et dénonce "une entreprise de calomnie très professionnelle". 

"J'ai confiance dans la justice. (...) je suis confiant, je suis serein, j'attends désormais la fin de cette enquête", a déclaré l'ancien Premier ministre avant une intervention devant le groupe EBG, un cercle de réflexion d'entrepreneurs sur l'innovation digitale.

"À ma connaissance, dans l'histoire de la Ve République, cette situation ne s'est jamais produite, jamais à moins de trois mois d'une élection présidentielle. Une opération d'une telle ampleur et aussi professionnelle n'a été montée que pour essayer d'éliminer un candidat autrement que par la voie démocratique", a-t-il ajouté. 

Dans son édition à paraître mercredi 1er février, "Le Canard Enchaîné" affirme que la femme de François Fillon, soupçonnée d'avoir bénéficié d'emplois fictifs, a perçu plus de 900 000 euros brut en tant qu'assistante parlementaire et collaboratrice pour "La Revue des Deux mondes". La semaine dernière, le "Canard Enchaîné" avait avancé le chiffre de 500 000 euros

Penelope Fillon aurait touché "au total plus de 900 000 euros brut comme collaboratrice de son mari et à la Revue des Deux Mondes", peut-on lire dans les colonnes de l'hebdomadaire satirique. 

D'après nos confrères du journal Le Parisien, qui publient ce mardi des révélations sur l'avancement de l'affaire, plusieurs vérifications ont déjà permis aux enquêteurs et aux magistrats d’acquérir une certitude : Penelope Fillon ne disposait ni de badge d’accès à l'Assemblée nationale, ni de messagerie électronique spécifique, lorsqu’elle était assistante parlementaire de son mari, de 1998 à 2007. Selon le Marianne, les policiers ont perquisitionné, ce mardi matin, le bureau de François Fillon à l'Assemblée nationale, avec l'autorisation de son président Claude Bartolone. "Ces autorisations ont toujours été délivrées sous la Ve République", précise d'ailleurs son entourage au magazine.

"De nombreux assistants parlementaires venant de province ne disposent pas de badge. Penelope Fillon est loin d’être la seule dans ce cas. Quant à la messagerie électronique, elle n’en avait pas... tout simplement parce que la grande majorité des assistants parlementaires n’en ont pas. Ces deux points ne sont donc pas un sujet", a expliqué l’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, cité par Le Parisien. 

>>>> À lire aussi : François Fillon stoppe l'hémorragie politique. Reste la justice... et la presse ?

La justice poursuit son enquête concernant les soupçons qui pèsent sur François Fillon et sa femme. Les deux ont été entendus, séparément, ce lundi soir, par les policiers de l’office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF). Aucune confrontation n'a eu lieu pour vérifier les affirmations de chacun. "Les enquêteurs ont jaugé leur crédibilité. Quand l'audition est longue, cela prouve que vous avez des choses à dire, que vous êtes capable d'apporter des explications longues et convaincantes sur la réalité du travail", juge Me Antonin Lévy, l'avocat du député de Paris, invité ce mardi matin sur RTL.

Le couple a donc été interrogé tant sur les salaires de collaborateur parlementaire de Penelope Fillon que sur son fameux passage, très lucratif, à la Revue des deux mondes. "On a fourni le nom de personnes qui pourraient être entendues, on doit encore fournir leurs coordonnées", a également précisé Antonin Lévy qui avance une étonnante défense : "François Fillon n'avait pas de permanence en tant que député, elle était à son domicile, et qui y habite ? Penelope Fillon."

Ce mardi, Marc Joulaud, le maire de Sablé-sur-Sarthe et suppléant de François Fillon dans sa circonscription devrait répondre aux enquêteurs. C'est lui qui était l'employeur de Penelope Fillon lorsque François Fillon était ministre.

Lu sur RTL

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !