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"La stupidité de l'Etat islamique est sans limite" : le djihadiste québecois qui rompt avec l'EI mais se félicite des attentats de Paris
©Capture d'écran du Journal de Montréal

Défection

"La stupidité de l'Etat islamique est sans limite" : le djihadiste québecois qui rompt avec l'EI mais se félicite des attentats de Paris

Le Journal de Montréal a réussi à dialoguer avec ce Canadien parti en Syrie en 2013, et qui se montre très critique envers le groupe djihadiste.

"Je suis un transfuge de ce faux califat et beaucoup d’hommes autour de moi ont fait la même chose". Les mots sont de Sami Elabi, un Canadien ayant quitté son pays en 2013 pour rejoindre la Syrie et rejoindre les rangs djihadistes. C'est le Journal de Montréal qui révèle ces informations, après avoir réussi à dialoguer via les réseaux sociaux, avec cette personne. 

Depuis 2013, Elabi prétend avoir combattu aussi bien pour al-Qaïda que pour l'Etat islamique. Mais désormais, il ne se montre pas tendre envers ces anciens "collègues" A propos du groupe djihadiste EI, il déclare : "Personne n’est heureux. Nous sommes tous choqués contre cette gang, ce soi-disant califat, qui n’est pas capable de protéger des musulmans dans ses propres territoires."

Il renchérit : "L’État islamique est en train de se noyer dans l’absence de science et de manières islamiques". Enfin, il affirme que "la stupidité de l'Etat islamique est sans limites". Le Journal de Montréal précise qu'Elabi a rédigé ces messages "extrêmement critiques" envers le groupe terroriste il y a quelques mois, mais qu'il a les a détruit depuis. Toutefois, le Bureau d’enquête du journal a réussi à les récupérer "grâce à un logiciel spécialisé".

Mais si le Canadien a bien quitté les groupes djihadistes, il ne renonce pas à la violence. Son compte Twitter (fermé aujourd'hui) le présente désormais comme "un combattant indépendant, se battant pour la vérité, et contre toute forme d’oppression". Il n'a pas souhaité poster de photo de lui, car il a été défiguré par une roquette russe, mais combat toujours Bachar el-Asssad et son régime. 

Après l’attentat de Charlie Hebdo en janvier, Elabi a tourné en dérision le "Je suis Charlie" en publiant "#OnEstTousKouachi", référence aux terroristes Saïd et Chérif Kouachi, auteurs de l’attaque contre le journal satirique. Par ailleurs, concernant les attentats de novembre qui ont fait 130 morts et plus de 300 blessés, Elabi a publié sur Twitter: "La France: pays de terroristes construit sur l’occupation et le génocide de 1,5 million de musulmans en Algérie. #ParisAttacks". 

Le Canadien a également a défendu le fait que l'Etat islamique ait brûlé vif un pilote Jordanien dans une vidéo. "C’est tout à fait légal, avait-il écrit. Il brûlait et assassinait femmes et enfants avec son chasseur F-16, maintenant c’est à son tour de brûler."

Interrogé sur les combattants occidentaux qu'il rencontrait, Elabi a souligné qu’il n’avait pas de Canadiens ou d'Américains dans sa région mais qu'il "rencontre beaucoup de Français".

Dans un geste de propagande que ne renierait pas l'EI, l'homme a aussi vanté le mode de vie qu'il est le sien. "Je suis ici depuis trois ans et la vie est beaucoup plus facile qu’au Canada. Résidences gratuites. Nourriture gratuite. Des occasions d’affaires. Hospitalisation gratuite pour blessures. Beaucoup de filles à marier. La plupart d’entre nous sont mariés".

Lu sur Le Journal de Montréal

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