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Gérald Darmanin s'exprime depuis le commissariat d'Avignon après la mort d'un policier lors d'une opération anti-drogue à Avignon le 5 mai 2021.
Gérald Darmanin s'exprime depuis le commissariat d'Avignon après la mort d'un policier lors d'une opération anti-drogue à Avignon le 5 mai 2021.
©CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

On n’en peut plus !

Un policier tué par balles à Avignon : peut-être qu’un jour les policiers tireront les premiers…

Car nous sommes effectivement en guerre.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Il participait à une opération antidrogue. Les trafiquants ont tiré sur lui. Il est mort. « Mort en héros », disent Castex, Darmanin et toute la macronie en chœur.

Faut-il mourir pour devenir un héros ? Faut-il être criblé de balles pour être décoré et honoré ? La mort n’est que le triste aboutissement d’un sacrifice professionnel et quotidien. Bien sûr que le policier assassiné aura la Légion d’honneur sur son cercueil !

A chaque fois qu’un flic tombe, c’est le même refrain : «  ce crime odieux ne restera pas impuni ». « Le criminel sera châtié ». Le métier de pleureuse a de l’avenir en France. On a entendu les mêmes mots, lassants à force d’être répétés, après l’assassinat de la policière de Rambouillet. Il y a un rapport entre les deux drames. Les assassins habitent des quartiers dont la configuration « culturelle » est identique.

Darmanin a eu un mot juste (ou ça lui a échappé). Il a qualifié le policier de « soldat ». Qui dit « soldat » dit guerre. Et à la guerre, on tire. Rappelons à ce propos une histoire célèbre du temps de Louis XIV. Un officier des mousquetaires royaux avait été envoyé avec ses hommes pour disperser un attroupement place de Grève.

Il s’adressa à la foule : « j’ai reçu l’ordre de tirer sur la canaille. Et seulement sur la canaille. Que les honnêtes gens se retirent ». Les honnêtes gens se retirèrent. Restèrent quelques canailles. L’officier du roi fit alors ouvrir le feu. On ferait bien de méditer cette histoire dans certains quartiers…  

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