The Walking Dead : la part sombre de la série américaine à succès | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Media
The Walking Dead : la part sombre de la série américaine à succès
©

Bonnes feuilles

The Walking Dead : la part sombre de la série américaine à succès

L'horreur s'est confortablement installée dans nos salons. Ces dernières années, l'enthousiasme pour les séries horrifiques est devenu tel que les productions s'enchaînent à un rythme effréné. Un moyen de montrer une part bien plus sombre de l'Amérique et l'immense impact qu'elles ont eu sur le public.Extrait de "American Horror series", publié aux éditions Bréal, de Cosimo Campa.

Cosimo Campa

Cosimo Campa

Cosimo Campa est professeur de Lettres en classes de lycée et dans le Supérieur.

Voir la bio »

Quand les zombies envahissent la télé, ça donne une Amérique contaminée par les morts-vivants, une contagion qui va s’étendre dans le monde entier. D’abord destinée à la chaîne NBC, la série est récupérée par AMC Networks, avec Franck Darabont aux commandes. The Walking Dead est une série qui s’inspire de la bande dessinée éponyme créée en 2003, avec Robert Kirkman au scénario et Tony Moore, relayé par Charlie Adlard, au dessin. La bande dessinée raconte l’histoire d’un groupe de personnes cherchant à échapper à une invasion de zombies. Darabont, qui a signé quelques scénarios pour la série Les Contes de la crypte, voit dans la bande dessinée une évidente mise en image télévisée. Mais qui dit zombie dit George Romero qui, même s’il n’est en rien concerné par la bande dessinée ou par la série, est celui à qui on attribue la paternité de ces morts-vivants envahisseurs. Cinéaste américain, amateur de bandes dessinées et passionné de littérature fantastique, Romero est surtout célèbre pour avoir réalisé en 1968 La Nuit des morts-vivants, film qui fait office de référence en matière de zombies. Des radiations venues de Vénus font revivre les morts, qui se nourrissent alors des vivants. Un groupe de personnes se réfugie dans une maison pour échapper à ces cannibales très contagieux. Dans son film aux allures parfois désuètes pour un spectateur du XXIe siècle, Romero parvient tout de même à dépeindre une tragique parabole du comportement humain envers ses semblables dans une société moderne. Quelques similitudes, donc, avec la série qui, par endroits, rend de toute évidence hommage au maître du genre.

Saison 1

Le shérif Rick Grimes sort d’un long coma et constate que la population est victime d’une épidémie et est la proie de « rôdeurs ». Sa préoccupation première est de quitter l’hôpital et de retrouver sa famille. Il intègre un groupe de survivants à Atlanta.

Saison 2

Rick Grimes, chef du groupe des rescapés, et les membres du groupe tentent tant bien que mal de survivre. Commencent alors à se dessiner les premiers éléments relatifs à l’origine de l’épidémie. De nouveaux personnages intègrent le groupe.

Saison 3

Quelques mois se sont écoulés, le groupe, épuisé, cherche un endroit sûr où se cacher et se reposer. Ils découvrent une prison dont les murs semblent plutôt rassurants. Mais elle est infestée de morts-vivants. Le groupe doit se battre pour prendre possession des lieux.

Saison 4

Quelques mois plus tard, les rôdeurs sont devant leur refuge. Le groupe, pour survivre, est obligé de se séparer. Le tournage de la série débute à Atlanta, en Géorgie, dans des rues désertes où la désolation règne, ce qui rappelle inévitablement le film de Romero. La série met en place un contexte apocalyptique au travers d’un monde où la civilisation est anéantie, un monde sans foi ni loi où les survivants ne connaissent que le danger. Il s’agit ici d’un moyen de souligner les tares du comportement humain, avec tout ce qu’elles renferment de sombre : les bas instincts, la trahison, la violence, le mépris, l’égoïsme et l’indifférence. De plus, comme la plupart des films de zombies, Walking Dead est l’occasion, outre de montrer que l’homme est profondément mauvais, de mettre l’accent sur le dysfonctionnement d’une société moderne (et américaine) aux plans politique, social et religieux. Ce pessimisme n’empêche pas la série d’être saluée par le public et par la critique.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !