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Sans les attentats contre Charlie et le Bataclan, de quoi parlerions-nous en cette fin d’année 2015 ?
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2014, la vie d’avant

Sans les attentats contre Charlie et le Bataclan, de quoi parlerions-nous en cette fin d’année 2015 ?

Les attaques terroristes de janvier et de novembre à Paris ont profondément touché et troublé le débat public et ses enjeux. Immigration, justice, environnement, relations internationales, chômage, etc. Sur tous ces sujets, les attentes de fin 2014 ont été chamboulées. Pour le meilleur, comme pour le pire...

Jean-Paul Maréchal

Jean-Paul Maréchal

Jean-Paul Maréchal est Maître de conférences en Science économique à lUniversité Paris Sud. Il est l'auteur de l'ouvrage Chine/USA. Le climat en jeu, Paris, Choiseul, 2011, 116 p.

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Régis de Castelnau

Régis de Castelnau

Avocat depuis 1972, Régis de Castelnau a fondé son cabinet, en se spécialisant en droit social et économie sociale.

Membre fondateur du Syndicat des Avocats de France, il a développé une importante activité au plan international. Président de l’ONG « France Amérique latine », Il a également occupé le poste de Secrétaire Général Adjoint de l’Association Internationale des Juristes Démocrates, organisation ayant statut consultatif auprès de l’ONU.

Régis de Castelnau est président de l’Institut Droit et Gestion Locale organisme de réflexion, de recherche et de formation dédié aux rapports entre l’Action Publique et le Droit.

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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Cyrille Bret

Cyrille Bret

Cyrille Bret, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, de Sciences-Po Paris et de l'ENA, et anciennement auditeur à l'institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) est haut fonctionnaire et universitaire. Après avoir enseigné notamment à l'ENS, à l'université de New York, à l'université de Moscou et à Polytechnique, il enseigne actuellement à Sciences-Po. Il est le créateur avec Florent Parmentier du blog Eurasia Prospective. Il est également membre de l'Institut Notre Europe Jacques Delors.

Pour le suivre sur Twitter : @cy_bret

 

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1. Chômage

Christophe Bouillaud : Autant que je m’en souvienne, du temps du Hollande candidat, il était question que la situation sur le « front du chômage » continue à se détériorer jusqu’au milieu de l’année 2015, pour commencer à s’améliorer ensuite sous l’effet de la meilleure conjoncture internationale, des mesures de la BCE et de la baisse de l’Euro. F. Hollande et son gouvernement étaient résolus à mener sa politique annoncée début 2014, et  l’automne 2014 avait été marqué par l’arrivée d’E. Macron au gouvernement pour la mettre en œuvre directement. Il n’y avait donc rien d’autre à faire qu’à attendre que le flux des demandeurs d’emploi recule enfin sous l’effet de cette bonne politique. Les commentateurs, même les moins convaincus, semblaient tenir pour acquis que la conjoncture allait sauver tout de même le « soldat Hollande ».

Sur le plan médiatique, force est de constater que les attentats de janvier 2015, puis ceux de novembre 2015, ont complètement mis de côté l’actualité économique et sociale. Il faut noter par ailleurs une inflexion : en janvier 2015, le gouvernement Valls semble encore vouloir faire le lien entre les attentats et la situation de difficultés sociales, économiques, culturelles que connait une bonne partie de la population. Il faut éduquer et former professionnellement les possibles fauteurs de trouble avant même qu’ils ne le deviennent. La République veut éduquer, elle est bonne fille. En novembre 2015, il n’est plus du tout  question de ces aspects du terreau social des djihadistes. Il ne faut surtout pas expliquer, comprendre, les sociologues sont voués aux gémonies, il faut simplement arrêter les coupables et neutraliser au plus vite les suspects. La République est devenue une marâtre bien décidée à faire payer cher les offenses à ses fils indignes.

A mon sens, cette attitude de déni de la part du gouvernement ne sera pas tenable longtemps. Il sera difficile en effet d’affirmer très longtemps que les problèmes économiques, culturels et sociaux, de la France ne sont pour rien du tout dans ce qui arrive du point des attentats.

Contrairement à ce qui était attendu, le chômage a continué à augmenter, et il a fini par battre son précédent record des années 1990. Le chômage de longue durée des plus de 50 ans continue à exploser, et il va bien finir par remonter à l’agenda des médias lorsque ces chômeurs âgés basculeront en masse dans la misère à la fin de leurs périodes d’indemnisation. Cependant, le gouvernement en reste à son obsession traditionnelle du chômage des jeunes, qu’il essaie de résoudre à coup de contrats aidés.

Face à cette montée du chômage, le débat en France me semble d’une pauvreté totale, il se répète sans fin depuis les années 1980 : les néo-libéraux ne jurent que par la flexibilité du marché du travail et par la fin à terme du Code du travail dans sa forme actuelle pour en revenir à la conception d’avant 1880 du rapport salarial, et le gouvernement espère de son côté que l’économie française va être tirée  par la baisse du coût du travail via son CICE, par la reprise mondiale et par l’Euro faible. Les deux camps ne convainquent guère. Il y a visiblement des paramètres qui échappent aussi bien au MEDEF qu’au gouvernement socialiste. De fait, aucune réflexion approfondie ne semble émerger vraiment dans l’espace public, contrairement aux Etats-Unis par exemple où des économistes orthodoxes s’interrogent depuis quelques années sur la fin de la croissance et celle des gains de productivité, ou sur le rôle de la robotisation/automatisation dans l’avenir du travail. Il me semble même que, par rapport aux années 1990, quand la question de la durée légale du travail avait été au centre de l’attention, la France est tombée en matière de réflexion sur l’avenir du travail en léthargie. Il n’y a que le tout petit parti « Nouvelle Donne » qui essaye de porter ces thèmes de la montée du chômage de masse d’une nouvelle manière, mais son écho reste réduit.

2. COP 21

Jean-Paul Maréchal : La Cop 21 devait apporter une solution au processus initié à Bali en 2007 dont l'objectif était  de trouver une suite au protocole de Kyoto qui arrivait à l'expérimentation en 2012. Et puis il fallait repartir sur de bonnes bases après l'échec de Copenhague en 2009. Cette Cop 21 devait aboutir à un texte commun. Il fallait absolument éviter tout fiasco.

Hollande souhaitait que cette Cop soit un point clé de son quinquennat parce qu'elle démontrait à la fois  l'engagement de la France sur les décisions des changements climatiques et la capacité de la diplomatie française de parvenir à un accord, ce qui n'avait pas été le cas à Doha, à Varsovie.. Il y a un double jeu, celui de la France comme une puissance économique mondiale concernée par les questions climatiques et celui de la diplomatie française qui a été assez efficace au point de réunir autour de la table des négociations 195 pays et  de les mettre d'accord sur un seule et même texte.

Bien sûr, il y avait aussi un enjeu sur le plan de la politique intérieure dans la mesure où à travers la Cop 21, il s'agissait pour François Hollande de prouver aux électeurs qu'il était capable d'obtenir des résultats positifs sur la scène internationale. D'ailleurs, cette stratégie de légitimitation par la posture internationale et la politique étrangère  n'est pas nouvelle sous le quinquennat hollande et sous la V république .

Suite aux attentats du 13 et à la mise en place de l'état d'urgence, la question du maintien de la COP21  s'est posée. On s'est sérieusement demandé si avec la menace terroriste, il était possible de faire venir autant de chefs d'Etat au Bourget. Puis assez rapidement , la décision a été prise et la COP 21 n'a pas été annulée. Hollande s'est imposé sur la scène internationale en décidant d'aller bombarder les camps d'entrainement de Daesh en Syrie et en ne renonçant pas à organiser la COP21 ce qui lui a permis de montrer que la politique française ne se laissait pas influencer par les attentats. Tout cela a permis à Hollande de se présidentialiser.

Laurent Fabius a pu apparaitre, plus que François Hollande, comme l'homme de la Cop 21, ce qui est mérité puisque cela faisait des mois qu'il était à la manœuvre.

La préparation de la COP 21 a été très minutieuse. Mais ce sont surtout les conditions pas très contraignantes  sur le niveau d'émission de co2 qui ont largement aidé à parvenir à un accord. D'où mon enthousiasme mesuré. La diplomatie française a eu l'intelligence de partir des propositions nationales pour arriver à un texte qui n'engage que ceux qui y croient. La seule obligation, c'est  que les pays se retrouvent 5 ans après son application pour discuter. Il aurait fallu être vraiment caractériel pour ne pas signer.

Je pense qu'aucun pays ne pouvait apparaitre comme le fossoyeur d'un accord international. A partir du moment où on demandait aux pays de se conformer aux engagements qu'ils voulaient bien prendre, je ne vois pas trop comment on ne pouvait pas aboutir à un succès.  Les déclarations d'intention comme celles de la Chine et des Etats-Unis, elles  ne sont pas différentes de celles prononcées au sommet de la paix de novembre 2014. Quant aux pays réticents comme l'Arabie Saoudite, ils  expliquent qu'ils ont essayé de diversifier leur économie sans s'engager sur un montant d'émission. C'est difficile de ne pas être d'accord.

Les médias se sont vraiment focalisés sur les attentats et la cop 21 est passée au second plan. Sa couverture médiatique aurait été plus importante sans les attentats. Il y avait une  concurrence dans les titres de presse entre les terroristes et la COP21 et les questions climatiques ont été un peu sous représentées.

Ce sont des sujets qui demeurent cruciaux et donc seront toujours présents. Les attentats en provenance de groupes terroristes qui contrôlent les ressources pétrolières incitent les pays a être plus indépendants que le contraire.

3. Immigration 

Cyrille Bret : Les attentes de l'UE étaient plus sectorielles et plus régionales. En Italie, il s'agissait de faire cesser les scandales humanitaires qui voyaient la mort de clandestins exploités par les passeurs. En Grèce, il s'agissait de remédier à l'impuissance du gouvernement grec pris entre les flux de réfugiés et la réduction des dépenses publiques.

La crise syrienne doublée du chantage turc associée aux attentats a requalifié la question migratoire. Il s'agit d'un défi de masse et d'une tache générale. Le traitement pays par pays dans le cadre de Schengen n'est plus possible. En outre, la dimension sécuritaire s'est ajoutée : les flux de migrants sont analysés comme la conséquence de l'absence de politique étrangère européenne au Moyen-Orient et comme une importation du terrorisme islamique sur le territoire européen?

Loin d'être réglées, les questions migratoires se sont accentuées en 2015 sous les effets conjuguées des crises syriennes, turques, terroristes.

Le statut du président russe a changé : de rival de l'Europe à l'est il est devenu son protecteur au sud. Alors que son action était perçu comme destabilisatrice pour le continent, elle est apparue comme énergique et réaliste au Moyen-Orient.

4. Justice

Régis de Castelnau : L’action publique se résumant désormais essentiellement dans la production de normes, chaque ministre se voit confier la tâche d’élaborer une grande loi dite « de réforme » qui en général porte son nom. Christiane Taubira fut l’une des premières à intervenir, et à occuper le devant de la scène lors de la discussion et de l’adoption de la loi sur le mariage pour tous. Comme c’est chacun son tour, cela différa l’examen d’une grande loi de réforme pénale dont chacun s’accorde à estimer l’urgence. 2015 aurait dû voir la discussion et de l’adoption d’un nouveau texte. La question s’avérait délicate dans la mesure où il s’agit là d’un sujet très sensible où existe un très fort décalage entre les attentes de l’opinion publique, et les conceptions de petits groupes issus du syndicat de la magistrature qui dirigent en fait le ministère de la justice. Dont la conduite n’intéresse guère la garde des sceaux tout occupée à la sculpture de sa propre statue.

Il est clair que les événements du début du mois de janvier ont changé la donne. La « justice laxiste » imputée à Madame Taubira attendra. L’urgence qui s’est imposée à l’exécutif était celle de la mise en place d’outils répressifs plus puissants et plus efficaces pour lutter contre le terrorisme. Il fallait également et c’est fort normal rassurer l’opinion publique. Paradoxalement, une des premières victimes fut la liberté d’expression pourtant mise en avant au moment des manifestations du 11 janvier, et qui reçut quelques coups sévères. Ensuite, fut adoptée au printemps, l’inquiétante « loi renseignement » aux aspects parfois franchement liberticides. Christiane Taubira n’a pas dû être considérée comme la mieux placée pour « vendre ce texte ».

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La catastrophe du 13 novembre et le constat de l’inefficacité des mesures prises après janvier ont provoqué un nouveau coup de barre. En 24 heures, sans débat réflexion préalable, le Président de la République a mis en place un état d’urgence dont il a immédiatement demandé la prorogation à trois mois. Il a pris un virage à 180° sur les questions de déchéance de nationalité, et a demandé, toujours dans les 24 heures une réforme de la constitution ! Au-delà du caractère indispensable de mesures d’urgence restrictives de certaines libertés, on peut quand même relever la facilité avec laquelle elles sont proposées et adoptées quasiment sans débat alors que la gauche se présentait toujours comme le rempart de la défense des libertés. Cette culture semble avoir disparu.

En parallèle, les atteintes à la liberté d’expression se sont poursuivies, comme l’ont démontré les affaires Dieudonné, Zemmour, Verdier, Guénolé, Boutin. Avec chaque fois l’intervention avérée de l’exécutif et sans que cela provoque beaucoup d’émotion mais plutôt des acclamations dans certains milieux. Tout comme à l’occasion du spectacle l’instrumentalisation de la justice dans les affaires politco-financières. Il est possible à ceux qui tiennent libertés publiques de nourrir par conséquent quelques inquiétudes.

Le bilan de l’année 2015 en matière de justice n’est malheureusement pas très fameux. Fine mouche, Christiane Taubira n’a pas dû voir d’inconvénient à n’y être pas associée.

5. Europe

Christophe Bouillaud : Il me semble qu’il était surtout question de la réelle mise en œuvre en 2015 du « Plan Juncker » annoncé à l’automne 2014 visant à assurer une relance de l’économie européenne par des investissements porteurs d’avenir. En effet, avec les élections européennes de mai 2014 et avec l’investiture de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne en tant que candidat du Parti populaire européen (PPE) vainqueur du scrutin européen, la question démocratique était résolue, au moins pour la présente Législature européenne 2014-2019. Il était par contre beaucoup question de la possible victoire de Syriza aux élections grecques anticipées prévues pour la fin du mois de janvier 2015. On se demandait alors ce qui se passerait en Europe avec un éventuel gouvernement dirigé par Alexis Tsipras et son parti, Syriza. Un gauchiste à la table du Conseil européen, cela allait-il tout changer ?

Le lien avec les attentats me parait fort indirect. Celui avec la crise des réfugiés est plus fort. Un commentateur exalté s’est proposé de consacrer des dizaines de milliards d’euros d’investissements européens à la création de frontières européennes impénétrables, à la façon de l’ancienne Allemagne de l’est. La relance par les dépenses de sécurité, en attendant la relance par les dépenses de guerre, est désormais clairement dans certains esprits. Il est vrai que « la sécurité » est, comme aux Etats-Unis après le 9 septembre 2001, le levier idéal pour justifier des dépenses publiques dans l’économie.

Le Plan Juncker se met en place à un rythme raisonnable pour un tel meccano européen, mais personne à ma connaissance ne lui attribue un effet majeur de relance sur l’économie européenne. C’est toujours sur la seule politique accommodante de la BCE que reposent les espoirs de relance économique, et aussi sur un léger assouplissement de la rigueur dans certains pays européens, comme l’Italie par exemple.

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Quant à la démocratisation des institutions européennes, comme l’a démontré aux yeux du monde toute l’affaire grecque de février 2015 (début des négociations au sein de l’Eurogroupe) à septembre 2015 (deuxième élection législative), en passant par le référendum du 6 juillet 2015 et le très funeste sommet européen du 13 juillet 2015, elle a reculé à un point presque inimaginable début 2015. Avec l’aide de la BCE, la Grèce d’A. Tsipras a été  en effet réduite par ses partenaires de l’Eurozone à être une « colonie intérieure » de l’Eurozone. Il suffit de suivre les développements depuis juillet 2015 pour se rendre qu’il n’existe désormais plus aucune marge de manœuvre pour le gouvernement grec. Il ne cesse d’aller à Canossa chaque semaine qui passe.  Faut-il faire le lien avec le fait que, par ailleurs, les victoires électorales s’enchainent pour tous les partis qui critiquent l’Union européenne (Pologne, Danemark, etc.), dont bien sûr le Front national en France aux régionales ? En tout cas,  l’Union européenne semble entrée désormais dans une crise de légitimité sans précédent, dont personne n’avait encore idée début 2015.

6. Relations franco-russes

Cyrille Bret : 2015 a marqué une transformation importante des relations entre la Russie et la France. Fin 2014, la Fédération de Russie était ouvertement critiquée par les pouvoirs publics français : son attitude dans le conflit en Ukraine, son régime politique, le différend sur les BPC Mistral son traitement de la liberté de la presse, tout était objet de dissensions. Mais l'année 2015 a été marquée par des rapprochements successifs. la conclusion des accords de Minsk II le 11 février a commencé à rapprocher Moscou et Paris. En effet, la Russie est alors apparue comme indispensable à la résolution du conflit. Ensuite, l'été a été marqué par une décroissance des hostilités dans le Donbass. En outre, le 28 septembre, à la tribune de l'ONU, le président russe a annoncé son intervention en Syrie. Enfin, les attentats du 13 novembre ont fini par manifester que la France et la Russie partageait une même menace, le terrrorisme islamique. Les espérances des commentateurs ont été prises à contre-pied par l'élaboration d'une coopération militaire russo-française.

Les attentats et la nécessité d'intervenir en Syrie ont montré que la France était finalement isolée en Europe. Seule la Russie est volontaire et a les moyens militaires pour l'aider au Moyen-Orient. Il ne s'agit pas d'une lune de miel mais presque d'un partenariat faute de mieux.

Les obstacles à la coopération entre les deux pays ne sont pas aplanis : la Russie et la France n'ont ni les même ennemis ni les mêmes alliés dans la région. La Russie lutte contre tous les opposants au régime al-Assad et est alliée avec l'axe chiite alors que la France lutte contre Daech et contre al-Assad et s'appuie sur les monarchies sunnites du Golfe.

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