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Remisons et diluons les docteurs Salomon du monde, si nous voulons une chance d’être encore vivant économiquement en 2021
©000_1RW2HO LIONEL BONAVENTURE

Les entrepreneurs parlent aux Français

Remisons et diluons les docteurs Salomon du monde, si nous voulons une chance d’être encore vivant économiquement en 2021

Denis Jacquet revient cette semaine sur les conséquences économiques du coronavirus pour les entreprises et sur la stratégie du gouvernement.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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Remisons et diluons les docteurs Salomon du monde, si nous voulons une chance d’être encore vivant économiquement en 2021.

Nous ne pouvons plus laisser décider du sort de notre pays et des décisions à prendre, les seuls scientifiques, ni les politiques, qui démunis et désorientés, les instrumentalisent. Certes il faut prendre des précautions, et éviter les effets « retard » de décisions non prises à temps. Tester plus et plus vite. Imposer le masque dans les espaces clos, chez les jeunes, qui dans la rue, sont ceux qui les portent le moins. Néanmoins, les changements de cap permanents et incompréhensibles, l’unique préoccupation pour le nombre de contaminés, et l’ignorance terrifiante des implications sur la vie et l’avenir des plus fragiles, des plus faibles, de notre croissance et de notre avenir, pose un réel problème. 

Chaque jour nous envoyons des millions de personnes à l’échafaud pour, éventuellement, en sauver quelques-uns. Être vivant mais pauvre, n’est pas une perspective d’avenir, seulement une promesse de détresse et de violence à venir. Si nous voulons limiter la catastrophe, il faut les faire taire et avec eux, leur chambre d’écho politique, prompte à vouloir jouer les protecteurs de la Nation pour reprendre le pouvoir, alors qu’ils nous tuent en réalité, à petit feu. Il faut imposer que la société civile, les entrepreneurs, les sociologues, soient consultés avant de prendre ces décisions réglementaires à géométrie variable.

Il faut aussi redonner du sens aux mots. Contaminé n’est pas tué. Pour le moment, et des articles scientifiques commencent à le confirmer, la contamination s’accompagne de moins en moins du développement de la maladie, quasiment pas ou pas d’hospitalisation et donc, en aucun cas, de décès. Il suffit de regarder les courbes des principaux pays Européens pour s’en persuader. Pourtant nous sommes toujours, à ce jour, prisonniers de l’espace Européen, que nous ne pouvons pratiquement pas quitter. N’y aurait-il pas un petit problème de démocratie et de liberté ? Moi j’ai mal à notre démocratie. Très mal. Et vous ?

Les USA et le Brésil, « des pays où la boucherie fait rage ». « Les gens y tombent comme des mouches », leurs Présidents sont « irresponsables, aveugles » et quasi « criminels ». Tel est le mot d’ordre de la bonne « bourgeoisie intellectuelle Européenne » qui se rassure en se comparant. La réalité est qu’aux USA, les 2/3 des États ont moins de 200 morts, voire moins de 80, et que chaque jour meurent, depuis 15 jours, entre 400 et 1200 personnes, quasiment toute atteintes de comorbidité (en clair qui pourraient mourir d’autre chose à tout moment, notamment d’obésité), soit, rapporté à la taille de la France, entre 65 et 200 personnes quotidiennement. Pas de quoi condamner à mort nos entreprises et leurs salariés, sans vouloir paraître ni inhumain, ni froid. Je ne suis ni l’un, ni l’autre.

Qu’on le veuille ou non, le Président Trump a clairement sous-estimé cette crise au départ, mais il sait et ose avouer, ce que personne n’ose susurrer en France, que la disette économique fera bien plus de morts, sous ses diverses formes. Idem au Brésil où meurent entre 700 et 1200 personnes par jour, soit environ 160 et 300 personnes à l’échelle Française. Quand on connaît l’État du système hospitalier Brésilien, on est loin de la boucherie décrite ici. 

Surtout, il serait bon, pour être honnête de faire le compte de ceux qui meurent non pas du virus, mais à cause de la gestion du virus et du confinement. Ceux qui ont peur d’aller à l’hôpital et ne se font plus soigner (cancer, cœur..). Il serait temps d’écouter les cris d’alerte des grands médecins de pays Européens, qui appellent à cesser la gestion de la crise par la peur, car les autres malades meurent plus certainement, et plus nombreux, que du Covid (16 morts en France au 15 août). Quand on fera le point des morts liés à cette terrible gestion par la peur, nous verrons combien nous avons condamné de malades, notamment d’enfants ou de plus jeunes, à la mort, de suicidés à Dubaï (émigrés sans revenus condamnés à repartir les pieds devant), de morts de faim, des 200M de personnes qui retombent sous le seuil de pauvreté, des chômeurs désespérés etc... Mais il sera trop tard. En Inde, les morts de faim surpassant ceux du covid, on a cessé le confinement. 50 000 morts pour 1.5 milliards de personne, ne valaient pas de laisser mourir de faim, des centaines de milliers. Mais qui en parle en Europe ?

Imposer le masque en entreprise ? Oui absolument, allons-y. Maintenant. Mais supprimons le droit de retrait et imposons le retour en entreprise, à l’école, dans les administrations. Sans condition. Les entreprises se sont procuré de quoi tenir un siège et ont un stock équivalent à celui des bombes pendant la 2nde guerre mondiale, qui contrairement à ce que le Président Macron désigna comme « l’état de guerre », à tort, était une véritable guerre, avec des morts par millions. Elles ont de quoi accueillir les salariés, dans d’excellentes conditions. Pourquoi serait-il plus dangereux de vivre avec son voisin de bureau qu’avec son voisin de table au restaurant, où le masque, à table, n’est pas obligatoire ? Il faut arrêter avec cette hérésie normative à géométrie variable pour un virus pourtant bien fixe. Rendons le masque obligatoire, le gel HA à l’entrée et à la sortie de l’entreprise, plusieurs fois par jour, et subventionnons leur achat, pour les entreprises de moins de 50 salariés. Aucun problème, bien au contraire. Nous n’avons pas envie de nuire à la santé de nos salariés, qui néanmoins ont par définition moins de 65 ans, alors que 9 morts sur 10 ont plus de 65 ans et la moitié de ces derniers, plus de 85 ans.

Interdire les manifestations de plus de 5000 personnes ? Une nouvelle lubie gouvernementale. Mais pourquoi ???? A 4999 tout le monde ressort en forme, et à 5001 tout le monde meurt ? Par pitié, cessons cela. L’industrie du tourisme, des conférences est en train de préparer des plans de licenciement monstrueux, elle est au bord du gouffre, pourquoi ce petit coup de pied supplémentaire pour les jeter dans l’abîme ? Il n’y a même pas 3 semaines, le Gouvernement annonçait qu’en septembre toute réunion était autorisée, sans limite d’affluence et tout à coup, c’est 5000. Pourquoi ? Nul ne sait. Que s’est-il passé entre temps ? Rien. Pourquoi ce chiffre ? La roulette russe ? Notre Gouvernement ferait-il comme au loto ? On tourne la boule à chiffres et on en sort au hasard ? Et tant pis pour les perdants. Nous serons TOUS perdants. Pauvres. Révoltés. Dès octobre, quand la crise commencera, comme le froid, à pointer les victimes de sa faucheuse à emplois et croissance.

Au final, pourquoi cette agitation ? Car le nombre de contaminés augmente. La belle affaire. Y a-t-il une augmentation consécutive du nombre d’hospitalisés ? Non, il diminuait encore hier et avant-hier. De morts ? Non, il stagne ou baisse partout en Europe, Espagne incluse. Être contaminé n’est pas un problème, à peine 2% des testés sont positifs et quasiment aucun ne finit à l’hôpital. Aucun même, puisque les hôpitaux restent vides de malades du Covid. Je ne tiendrais pas le même discours si le nombre de malades graves augmentait. Mais ce n’est pas le cas. 

Alors continuons à vivre, cessons de harceler les pauvres restaurateurs, qui font l’objet d’un racket de la maréchaussée, qui a besoin de faire les poches des touristes et commerçants pour remplir celle de l’État, sous prétexte de crise sanitaire. Cessons cette mascarade et remettons-nous au travail. Les chiffres de liquidation d’entreprises qui couvent sont affolantes, terrifiantes, et ce ne sont pas les boîtes du CAC 40 et de méchants capitalistes, ce sont vos petites entreprises, celles qui étaient la poule aux œufs d’or de la création net d’emplois des pays occidentaux, depuis près de 15 ans. Un score impeccable ruiné par cette gestion hystérique en Europe, qui donne le pouvoir à la Chine -au passage. Cette gestion hystérique devient la machine à tuer l’emploi en région générant un cimetière, ni marin, ni marrant, pour une décennie au moins.

J’en appelle à nos responsables. Redevenez le !! Redécouvrez la raison, oubliez le bénéfice politique apparent à court terme, qui vous fera disparaître sous les gravats de la récession en 2022. Reprenez votre courage, ne serait-ce qu’à une main, pour laisser disponible l’autre main, par habitude, pour les gesticulations médiatiques. Mais svp, juste une main, une seule, sur le gouvernail de la vision, du réalisme, pour notre avenir. Pour notre bien. Pour éviter les émeutes et le sang. Le vrai. Celui de la « vraie » guerre, celle que nous allons perdre. La guerre économique et du sort des humains qui l’accompagne.

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